| CELEX | 62024CA0387 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 4 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/701 | 10.2.2025 |
Arrêt de la Cour (première chambre) du 4 octobre 2024 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond – Pays-Bas) – C / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid
(Affaire C-387/24 PPU (1) , Bouskoura (2) )
(Renvoi préjudiciel - Procédure préjudicielle d’urgence - Contrôle aux frontières, asile et immigration - Directive 2008/115/CE - Article 15, paragraphe 2, sous b) - Rétention d’un ressortissant d’un pays tiers à des fins d’éloignement - Directive 2013/33/UE - Article 9 - Placement en rétention d’un demandeur de protection internationale - Règlement (UE) no 604/2013 - Article 28, paragraphe 2 - Placement en rétention aux fins de transfert - Illégalité de la rétention - Articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)
(C/2025/701)
Langue de procédure: le néerlandais
Juridiction de renvoi
Rechtbank Den Haag, zittingsplaats Roermond
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: C
Partie défenderesse: Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid
Dispositif
L’article 15, paragraphes 2 et 4, de la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil, du 16 décembre 2008, relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, l’article 9, paragraphe 3, de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale, et l’article 28, paragraphe 4, du règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, lus à la lumière des articles 6 et 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,
doivent être interprétés en ce sens que:
ils ne s’opposent pas à une réglementation nationale qui ne prévoit pas l’obligation, pour l’autorité judiciaire compétente, d’ordonner la remise en liberté d’un ressortissant de pays tiers, qui se trouve en rétention en vertu d’une mesure adoptée sur la base de la directive 2008/115, au motif que cette personne, dont la rétention avait été ordonnée dans un premier temps en vertu d’une mesure adoptée sur la base du règlement no 604/2013, n’avait pas été libérée immédiatement après la constatation que cette dernière mesure était devenue illégale.
(1) JO C, C/2024/4453.
(2) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/701/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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