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AccueilDroit européen62024CN0188
Jurisprudence CJUE62024CN0188

Affaire C-188/24, WebGroup Czech Republic et NKL Associates: Demande de décision préjudicielle présentée par le Conseil d’État (France) le 7 mars 2024 – WebGroup Czech Republic, a.s., NKL Associates s. r. o. / Ministre de la Culture, Premier ministre

CELEX62024CN0188
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 7 mars 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle du Conseil d'État français porte sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de marchés publics, notamment concernant les critères de sélection des soumissionnaires et les obligations de transparence. Elle vise à clarifier si une autorité contractante peut exiger des soumissionnaires qu'ils fournissent des preuves spécifiques au-delà des déclarations prévues par la directive. La réponse de la Cour guidera l'application des principes européens de concurrence et de non-discrimination dans les procédures de passation françaises.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/3738

24.6.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par le Conseil d’État (France) le 7 mars 2024 – WebGroup Czech Republic, a.s., NKL Associates s. r. o. / Ministre de la Culture, Premier ministre

(Affaire C-188/24, WebGroup Czech Republic et NKL Associates)

(C/2024/3738)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Conseil d’État

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: WebGroup Czech Republic, a.s., NKL Associates s. r. o.

Partie défenderesse: Ministre de la Culture, Premier ministre

Parties en cause: Osez le féminisme !, Le mouvement du Nid, Les effronté-E-S

Questions préjudicielles

1)

En premier lieu, des dispositions relevant du droit pénal, notamment des dispositions générales et abstraites qui désignent certains agissements comme constitutifs d’une infraction pénale susceptible de poursuites, doivent-elles être regardées comme relevant du « domaine coordonné » par la directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil, du 8 juin 2000 (1), lorsqu’elles sont susceptibles de s’appliquer tant au comportement d’un prestataire de services de la société de l’information qu’à celui de toute autre personne physique ou morale, ou faut-il considérer, dès lors que la directive a pour seul objet d’harmoniser certains aspects juridiques de ces services sans harmoniser le domaine du droit pénal en tant que tel et qu’elle ne pose que des exigences applicables aux services, que de telles dispositions pénales ne sauraient être regardées comme des exigences applicables à l’accès et à l’exercice de l’activité de services de la société de l’information relevant du « domaine coordonné » par cette directive ? En particulier, des dispositions pénales destinées à assurer la protection des mineurs entrent-elles dans le champ de ce « domaine coordonné » ?

2)

Le fait d’imposer à des éditeurs de services de communication en ligne de mettre en œuvre des dispositifs destinés à prévenir la possibilité pour des mineurs d’accéder aux contenus pornographiques qu’ils diffusent doit-il être regardé comme relevant du « domaine coordonné » par la directive 2000/31/CE, qui n’harmonise que certains aspects juridiques des services concernés, alors que, si cette obligation concerne l’exercice de l’activité d’un service de la société de l’information, en ce qu’elle porte sur le comportement du prestataire, la qualité ou le contenu du service, elle ne concerne cependant ni l’établissement des prestataires, ni les communications commerciales, ni les contrats par voie électronique, ni le régime de responsabilité des intermédiaires, ni les codes de conduite, ni le règlement extrajudiciaire des litiges, ni les recours juridictionnels et la coopération entre États membres, et ne porte donc sur aucune des matières régies par les dispositions d’harmonisation de son chapitre II ?

3)

En cas de réponse affirmative aux questions précédentes, comment doit s’opérer la conciliation entre les exigences résultant de la directive 2000/31/CE et celles qui découlent de la protection des droits fondamentaux dans l’Union européenne, plus particulièrement de la protection de la dignité humaine et de l’intérêt supérieur de l’enfant, garantis par les articles 1er et 24 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, lorsque la seule adoption de mesures individuelles prises à l’égard d’un service donné n’apparaît pas de nature à assurer la protection effective de ces droits ? Existe-t-il un principe général du droit de l’Union européenne qui autoriserait les États membres à prendre, notamment en cas d’urgence, les mesures - y compris lorsqu’elles sont générales et abstraites à l’égard d’une catégorie de prestataires de service - qu’impose la protection des mineurs contre les atteintes à leur dignité et à leur intégrité, en dérogeant lorsque cela est nécessaire, à l’égard de prestataires régis par la directive 2000/31/CE, au principe de régulation de ceux-ci par leur État d’origine posé par cette directive ?


(1) Directive 2000/31/CE du Parlement européen et du Conseil, du 8 juin 2000, relative à certains aspects juridiques des services de la société de l’information, et notamment du commerce électronique, dans le marché intérieur (« directive sur le commerce électronique ») (JO 2000, L 178, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3738/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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