| CELEX | 62024CN0202 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 14 mars 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3592 | 17.6.2024 |
Demande de décision préjudicielle présentée par la Supreme Court (Irlande) le 14 mars 2024 – Poursuites pénales contre MA
(Affaire C-202/24, Alchaster (1) )
(C/2024/3592)
Langue de procédure : l’anglais
Juridiction de renvoi
Supreme Court (Cour suprême)
Poursuites pénales contre
MA
Question préjudicielle
| 1. | Lorsque, conformément à l’accord de commerce et de coopération, du 30 décembre 2020, entre l’Union européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, d’une part, et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, d’autre part (2) [qui intègre les dispositions de la décision-cadre du Conseil, du 13 juin 2002, relative au mandat d’arrêt européen et aux procédures de remise entre États membres (2002/584/JAI) (3) (ci-après la « décision-cadre 2002/584 »], une remise est demandée à des fins de poursuites d’actes de terrorisme et que la personne concernée cherche à s’opposer à cette remise en alléguant que celle-ci constituerait une violation de l’article 7 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (ci-après la « CEDH ») et de l’article 49, paragraphe 2, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la « Charte »), au motif qu’a été adoptée, postérieurement à la date de l’infraction présumée pour laquelle la remise est demandée, une mesure législative modifiant la portion de la peine qui doit être purgée en détention et les modalités de la libération conditionnelle, et lorsque les considérations suivantes peuvent être faites :
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Compte tenu de l’article 52, paragraphe 3, de la Charte et de l’obligation de loyauté entre les États membres et entre ceux qui sont tenus de procéder à une remise sur le fondement des dispositions de la décision-cadre 2002/584 et de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union et le Royaume-Uni, est-il permis à une juridiction dont la décision n’est pas susceptible de recours, au sens de l’article 267, troisième alinéa, TFUE, de conclure que la personne recherchée n’a pas établi l’existence d’un risque réel que sa remise constitue une violation de l’article 49, paragraphe 2, de la Charte, ou une telle juridiction est-elle tenue de procéder à une instruction complémentaire, et, si tel est le cas, quelle en est la nature et la portée ?
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3592/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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