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AccueilDroit européen62024CN0224
Jurisprudence CJUE62024CN0224

Affaire C-224/24, Società Eredi Raimondo Bufarini – II: Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 25 mars 2024 – Società Eredi Raimondo Bufarini Srl – Servizi Ambientali/Ministero dell’Interno, Ministero della Transizione Ecologica, Comitato tecnico regionale delle Marche, Coordinamento per l’uniforme applicazione sul territorio nazionale di cui all’art. 11 del D.Lgs. 105/2015

CELEX62024CN0224
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 25 mars 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de marchés publics, notamment les directives sur les concessions. Elle vise à clarifier les obligations de transparence et les critères de sélection des opérateurs économiques dans le cadre d'un litige italien relatif à un contrat de service public. La réponse de la Cour guidera l'application nationale des principes européens de concurrence et de non-discrimination dans ce secteur.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4076

8.7.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 25 mars 2024 – Società Eredi Raimondo Bufarini Srl – Servizi Ambientali/Ministero dell’Interno, Ministero della Transizione Ecologica, Comitato tecnico regionale delle Marche, Coordinamento per l’uniforme applicazione sul territorio nazionale di cui all’art. 11 del D.Lgs. 105/2015

(Affaire C-224/24, Società Eredi Raimondo Bufarini – II)

(C/2024/4076)

Langue de procédure : l’italien

Juridiction de renvoi

Consiglio di Stato

Parties à la procédure au principal

Partie requérante : Società Eredi Raimondo Bufarini Srl – Servizi Ambientali

Partie défenderesse : Ministero dell’Interno, Ministero della Transizione Ecologica, Comitato tecnico regionale delle Marche, Coordinamento per l’uniforme applicazione sul territorio nazionale di cui all’art. 11 del D.Lgs. 105/2015

Questions préjudicielles

1)

L’expression « présence de substances dangereuses » figurant à l’article 3, point 12, de la directive 2012/18/UE (1) exclut-elle une pratique en vertu de laquelle la prévision des quantités de substances dangereuses présentes au sein d’une station de traitement des déchets est confiée à une procédure opérationnelle mise en œuvre par l’exploitant (et éventuellement consacrée par l’autorisation prévue à l’article 23 de la directive 2008/98/CE (2) ou à l’article 4 de la directive 2010/75/UE (3)), laquelle, en qualifiant les déchets de mélanges au sens de l’article 3, point 11, de la directive 2012/18/UE, prévoit de surveiller en permanence la quantité de substances dangereuses présentes dans l’installation et garantit que les seuils bas et haut fixés respectivement dans les colonnes 2 et 3 de l’annexe 1 de la directive 2012/18/UE ne sont pas dépassés ?

2)

L’article 7 de la directive 2012/18/UE, qui prévoit que l’exploitant est tenu d’envoyer « à l’autorité compétente une notification » contenant les informations énumérées à l’article 7, point 1, de cette directive, compris à la lumière des principes de concurrence et de liberté d’établissement, s’oppose-t-il à une règle telle que celle de l’article 13, paragraphes 1, 2 et 5, du décret législatif italien no 105/2015 qui prévoit que la communication des informations doit se faire exclusivement au moyen d’une « notification, établie conformément au formulaire figurant à l’annexe 5 » (paragraphe 1), « signée sous forme d’auto-certification conformément à la réglementation en vigueur » (paragraphe 2), « envoyée par l’exploitant aux destinataires visés au paragraphe 1 en format électronique en utilisant les services et instruments de transmission télématique mis à disposition dans le cadre de l’inventaire des établissements susceptibles de provoquer des accidents majeurs visé à l’article 5, paragraphe 3 » ou « exclusivement par courrier électronique certifié et signé numériquement » (paragraphe 5), à l’exclusion, pour ce qui concerne le présent litige, d’un mode de communication effectué par le biais d’une « procédure opérationnelle mise en œuvre par l’exploitant » qui prévoit la surveillance en permanence de la quantité de substances dangereuses présentes dans l’installation et garantit que les seuils bas et haut fixés respectivement dans les colonnes 2 et 3 de l’annexe 1 de la directive 2012/18/UE ne sont pas dépassés ?


(1) Directive 2012/18/UE du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses, modifiant puis abrogeant la directive 96/82/CE du Conseil (JO 2012, L 197, p. 1).

(2) Directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO 2008, L 312, p. 3).

(3) Directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution) (refonte) (JO 2010, L 334, p. 17).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4076/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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