| CELEX | 62024CN0266 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 16 avril 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/3596 | 17.6.2024 |
Pourvoi formé le 16 avril 2024 par la Commission européenne contre l’arrêt du Tribunal (huitième chambre) rendu le 7 février 2024 dans l’affaire T-146/22, Ryanair/Commission (KLM II ; COVID-19)
(Affaire C-266/24 P)
(C/2024/3596)
Langue de procédure : l’anglais
Parties
Partie requérante : Commission européenne (représentants : L. Flynn, J. Carpi Badia, M. Farley, en qualité d’agents)
Autres parties à la procédure : Ryanair DAC, République française, Royaume des Pays-Bas, Société Air France, Air France-KLM, Koninklijke Luchtvaart Maatschappij NV
Conclusions
La partie requérante conclut à ce qu’il plaise à la Cour
| — | accueillir le pourvoi et annuler l’arrêt attaqué ; |
| — | user du pouvoir dont elle dispose en vertu de l’article 61, paragraphe 1, du statut de la Cour de justice pour statuer elle-même définitivement sur le litige ; |
| — | à titre subsidiaire, renvoyer l’affaire devant le Tribunal pour que celui-ci statue sur les moyens sur lesquels il ne s’était pas prononcé ; |
| — | réserver les dépens dans la présente procédure, si elle renvoie l’affaire devant le Tribunal, ou condamner Ryanair aux dépens si elle statue définitivement sur le litige. |
Moyens et principaux arguments
La partie requérante avance deux moyens au soutien de son pourvoi.
Premièrement, le Tribunal a appliqué un standard erroné pour définir quand le bénéficiaire d’une aide est limité à seulement une ou plusieurs entités au sein d’un groupe d’entreprises aux fins des règles de l’UE en matière d’aides d’État. Le Tribunal a en particulier commis une erreur de droit en concluant que des facteurs indiquant simplement que : (i) d’une manière générale, Air France-KLM en tant que société mère ultime, peut exercer un certain degré de contrôle sur Société Air France (Air France) et Koninklijke Luchtvaart Maatschappij (KLM) et leurs filiales ; et (ii) il y a un certain degré d’intégration, de coordination et de coopération entre Air France, Air France-KLM et KLM, suffisant pour démontrer que Air France-KLM et Air France ont effectivement bénéficié de l’aide – et devraient donc être considérés comme des bénéficiaires aux fins des règles de l’UE en matière d’aides d’État – dans une situation dans laquelle le contenu précis et les conditions auxquelles l’aide a été accordée empêchent explicitement que l’aide soit utilisée au bénéfice de Air France-KLM et de Air France.
Deuxièmement, le Tribunal a substitué de manière illicite sa propre appréciation à celle de la Commission en déterminant si certaines sociétés seulement au sein du groupe Air France-KLM sont bénéficiaires de la mesure d’aide – un domaine qui comme l’ont reconnu les juridictions de l’Union requiert des évaluations économiques complexes et à l’égard duquel la Commission jouit d’un large pouvoir d’appréciation – sans établir que le raisonnement de la Commission est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/3596/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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