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AccueilDroit européen62024CN0309
Jurisprudence CJUE62024CN0309

Affaire C-309/24 P: Pourvoi formé le 27 avril 2024 par Roberto Passalacqua contre l’arrêt du Tribunal (neuvième chambre) rendu le 28 février 2024 dans l’affaire T-318/22, Roberto Passalacqua/Commission

CELEX62024CN0309
TypeJurisprudence CJUE
Datesamedi 27 avril 2024

Résumé IA

Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice contre un arrêt du Tribunal de l'Union européenne, concernant un litige entre un particulier et la Commission européenne. Cette procédure permettra à la Cour de contrôler l'application du droit de l'Union par le Tribunal et, le cas échéant, de préciser l'interprétation des règles en cause.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/6400

4.11.2024

Pourvoi formé le 27 avril 2024 par Roberto Passalacqua contre l’arrêt du Tribunal (neuvième chambre) rendu le 28 février 2024 dans l’affaire T-318/22, Roberto Passalacqua/Commission

(Affaire C-309/24 P)

(C/2024/6400)

Langue de procédure : l’italien

Parties

Partie requérante : Roberto Passalacqua (représentant : M. Zennaro, avocat)

Autre partie à la procédure : Commission européenne

Conclusions

Le requérant demande à ce qu’il plaise à la Cour, après avoir constaté que le pourvoi est recevable et admis, annuler en tout ou en partie et/ou du moins réformer l’arrêt attaqué et, par conséquent, statuer sur le fond (ou à titre subsidiaire, renvoyer l’affaire devant le Tribunal pour qu’il réforme l’arrêt) :

a)

annuler la décision de la Commission de ne pas promouvoir le requérant au grade AD11 au titre de l’exercice de promotion 2021 ;

b)

annuler la décision de la Commission, du 1er avril 2022, rejetant la réclamation n° R/620/21 introduite par le requérant en vertu de l’article 90, paragraphe 2, du statut des fonctionnaires de l’Union européenne ;

c)

ordonner la réparation du préjudice causé par les actes illégaux ;

d)

condamner la partie défenderesse aux dépens des deux instances.

Moyens et principaux arguments

Le requérant fait valoir, en général, qu’il n’est pas en mesure de connaître pourquoi il n’a pas été promu alors qu’il était le seul ingénieur nucléaire responsable scientifique ayant à son actif le plus grand nombre de projets en matière nucléaire et des compétences que la Commission atteste elle-même à un niveau égal ou supérieur à l’échantillon pris comme référence parmi les promus.

On ne trouve pas un seul motif et/ou élément d’examen comparatif susceptible de justifier l’exclusion du requérant de la liste des promus (et ce sans entrer dans le fond de la motivation discrétionnaire – non fournie – de l’institution).

Il n’existe pas de preuve de l’exécution concrète de l’examen comparatif qui est une condition de la légalité de la décision.

Du reste, l’arrêt n’explique pas pourquoi l’exclusion du requérant a au contraire était retenue comme légale ni comment a été effectuée la comparaison avec les autres candidats ou sur quoi repose la détermination valable, à l’égard du requérant, de la condition de promotion ou de l’échec.

Au soutien de son pourvoi, le requérant invoque, en particulier, dix moyens.

Avec le premier moyen, relatif à l’absence de vérification de la réalisation de l’examen comparatif, il se plaint de l’absence d’éléments spécifiques d’évaluation et de comparaison afférents à sa situation individuelle.

Avec le deuxième moyen, relatif à l’absence de comparaison effective des candidats, il relève l’inexistence de critères objectifs d’exclusion de la comparaison sur la base des caractéristiques principales des candidats.

Avec le troisième moyen, tiré du défaut logique dans l’évaluation du critère du degré d’ancienneté, il souligne la dénaturation et/ou le caractère contradictoire d’éléments de fait concernant l’appréciation du degré d’ancienneté des candidats, en particulier pour ce qui concerne un échantillon différent pris comme référence.

Avec le quatrième moyen, tiré du défaut logique en matière d’évaluation des fonctions d’encadrement, le requérant indique que lui aussi remplissait la caractéristique «subsidiaire» que la Commission a jugée prédominante aux fins de la décision en se référant à un échantillon de seulement trois fonctionnaires.

Avec le cinquième moyen, tiré du défaut d’évaluation du critère prédominant de l’intérêt du service, la décision attaquée omet de relever l’existence du critère de l’intérêt du service.

Avec le sixième moyen, tiré de la considération erronée du respect de l’article 45, paragraphe 1 du statut, il soutient que l’extrait copié/collé des rapports d’évaluation ne satisfait pas à l’exigence de l’examen comparatif.

Avec le septième moyen, tiré de l’inexacte appréciation de la représentativité de l’échantillon, il note qu’il n’est pas possible de connaître le critère de sélection de l’échantillon de trois candidats anonymes que, par ailleurs, la Commission remplace en se référant à dix-huit autres candidats seulement pour ce qui concerne un élément de comparaison.

Avec le huitième moyen, tiré du renversement erroné de la charge de la preuve, au demeurant d’un fait négatif, le Tribunal reproche au requérant de ne pas avoir démontré l’absence d’exécution correcte d’actes que la Commission a tenu «secrets»

Avec le neuvième moyen, tiré du défaut de motivation du détournement de pouvoir, le Tribunal a exclu de devoir procéder à la constatation de l’absence de démonstration du grief du requérant alors qu’au contraire, des indices graves, concordants et coïncidant dans le temps étaient documentés.

Avec le dixième moyen, relatif à l’omission de statuer sur la demande d’indemnisation, il soulève l’invalidité des actes de la Commission dont il résulte le droit à la réparation du préjudice invoqué par le requérant en termes d’absence d’augmentations du salaire, de la pension, d’indemnisation des préjudices moraux ainsi que d’atteinte à l’image du requérant.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6400/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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