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AccueilDroit européen62024CN0338
Jurisprudence CJUE62024CN0338

Affaire C-338/24, Sanofi Pasteur: Demande de décision préjudicielle présentée par la Cour d’appel de Rouen (France) le 7 mai 2024 – LF / Sanofi Pasteur SA

CELEX62024CN0338
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 7 mai 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle concerne l'interprétation de la directive 2001/83/CE sur les médicaments à usage humain, notamment les règles relatives à la responsabilité du titulaire d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les informations figurant dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP). La Cour de justice est appelée à préciser si ces dispositions de droit de l'Union s'opposent à une jurisprudence nationale qui exonère le titulaire de l'AMM de sa responsabilité civile lorsque le médecin prescripteur n'a pas consulté le RCP.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4716

5.8.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par la Cour d’appel de Rouen (France) le 7 mai 2024 – LF / Sanofi Pasteur SA

(Affaire C-338/24, Sanofi Pasteur)

(C/2024/4716)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Cour d'appel de Rouen

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: LF

Partie défenderesse: Sanofi Pasteur SA

Questions préjudicielles

1)

L’article 13 de la directive 85/374/CEE (1) du 25 juillet 1985, dans son interprétation résultant de l’arrêt du 25 avril 2002 (Maria Victoria Gonzalez Sanchez contre Medicina Asturiana SA. C-183/00) selon lequel la victime d’un dommage peut se prévaloir d’autres régimes de responsabilité contractuelle ou extracontractuelle reposant sur des fondements différents de celui instauré par la directive, doit-il être interprété en ce sens que la victime d’un produit défectueux peut demander réparation au producteur de son dommage sur le fondement du régime général de responsabilité pour faute en invoquant notamment un maintien en circulation du produit, un manquement à son devoir de vigilance quant aux risques présentés par le produit ou, d’une façon générale, un défaut de sécurité de ce produit ?

2)

L’article 11 de la directive 85/374, selon lequel les droits conférés à la victime en application de la directive s’éteignent à l’expiration d’un délai de dix ans à compter de la date à laquelle le produit à l’origine du dommage a été mis en circulation, est-il contraire aux dispositions de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne en ce qu’il priverait la victime souffrant d’un préjudice évolutif provoqué par un produit défectueux de son droit d’accès à un juge ?

3)

L’article 10 de la directive 85/374, qui fixe comme point de départ du délai de prescription de trois ans «la date à laquelle le plaignant a eu ou aurait dû avoir connaissance du dommage», peut-il être interprété comme ne pouvant courir que du jour où l’intégralité du dommage est connue, notamment par la fixation d’une date de consolidation se définissant comme l’instant à partir duquel l’état de la victime du dommage corporel n’est plus évolutif de sorte qu’en cas de pathologie évolutive, la prescription ne commence pas à courir, et non au jour où le dommage est apparu de façon certaine, en lien avec le produit défectueux, peu important son évolution ultérieure ?


(1) Directive 85/374/CEE du Conseil du 25 juillet 1985 relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres en matière de responsabilité du fait des produits défectueux (JO 1985, L 210, p. 29).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4716/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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