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AccueilDroit européen62024CN0341
Jurisprudence CJUE62024CN0341

Affaire Duca di Salaparuta, C-341/24: Demande de décision préjudicielle présentée par la Corte suprema di cassazione (Italie) le 8 mai 2024 – Duca di Salaparuta SpA/Ministero dell’Agricoltura, della Sovranità alimentare e delle Foreste, Consorzio volontario di tutela dei vini DOC Salaparuta, Baglio Gibellina Srl, Cantina Giacco Soc.coop. agricola, Madonna del Piraino Soc. coop. agricola

CELEX62024CN0341
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 8 mai 2024

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de dénominations d'origine protégées pour les vins. La Cour de justice est saisie de questions sur les conditions de protection d'une dénomination et les droits des producteurs établis antérieurement à l'enregistrement. La décision clarifiera les obligations des États membres dans la gestion des conflits entre des droits acquis et un label protégé.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4955

19.8.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par la Corte suprema di cassazione (Italie) le 8 mai 2024 – Duca di Salaparuta SpA/Ministero dell’Agricoltura, della Sovranità alimentare e delle Foreste, Consorzio volontario di tutela dei vini DOC Salaparuta, Baglio Gibellina Srl, Cantina Giacco Soc.coop. agricola, Madonna del Piraino Soc. coop. agricola

(Affaire Duca di Salaparuta, C-341/24)

(C/2024/4955)

Langue de procédure : l’italien

Juridiction de renvoi

Corte suprema di cassazione

Parties à la procédure au principal

Partie requérante : Duca di Salaparuta SpA

Partie défenderesse : Ministero dell’Agricoltura, della Sovranità alimentare e delle Foreste, Consorzio volontario di tutela dei vini DOC Salaparuta, Baglio Gibellina Srl, Cantina Giacco Soc.coop. agricola, Madonna del Piraino Soc. coop. agricola

Questions préjudicielles

1)

Les enregistrements comme AOP ou IGP, dans le secteur vitivinicole, de dénominations qui existaient avant l’entrée en vigueur du règlement no 1234/2007 (1), remplacé ensuite par le règlement no 1308/2013 (2), telles que l’AOP «Salaparuta» PDO-IT-A0795 du 8 août 2009, sont-ils, en ce qui concerne le motif de refus fondé sur une marque antérieure qui, compte tenu de sa réputation et de sa notoriété, est susceptible de rendre l’AOP ou l’IGP en question trompeuse («la protection est susceptible d’induire le consommateur en erreur quant à la véritable identité du vin»), soumis à l’article 43, [paragraphe 2], du règlement (CE) no 479/2008, ou plus justement [l’article] 118 duodecies du règlement no 1234/2007 (puis l’article 101, [paragraphe 2], du règlement [1308]/2013), qui exclut la protection de l’AOP ou de l’IGP lorsque la dénomination en question est susceptible d’induire le consommateur en erreur, «compte tenu de la réputation et de la notoriété d’une marque commerciale», ou cette règle n’a-t-elle pas vocation à s’appliquer aux dénominations qui bénéficiaient déjà d’une protection nationale avant l’enregistrement de droit de l’Union, en application du principe de sécurité juridique (arrêt du 22 décembre 2010, Bavaria, C-120/08, EU:C:2010:798), qui veut qu’une situation de fait soit, en règle générale, sauf disposition contraire expresse, appréciée à la lumière des dispositions de droit en vigueur au moment où elle se crée, avec pour conséquence l’application des dispositions antérieures, prévues dans le règlement (CE) no 1493/1999 (3), et la résolution du conflit entre la dénomination d’origine et la marque antérieure sur la base de l’annexe VII, section F, point 2, sous b), de ce dernier règlement ?

2)

S’il convient de répondre à la première question en ce sens que c’est le règlement no 1493/1999 qui a vocation à s’appliquer à la situation de fait en cause dans la présente affaire, toutes les questions relatives à la coexistence entre les différents signes et à la possibilité ou non de protéger des dénominations de vins doivent-elles être résolues en application des dispositions de l’annexe F du règlement no 1493/1999, qui visent à régler le conflit entre, d’une part, une marque, enregistrée pour un vin ou un moût de raisin, et, d’autre part, des dénominations d’origine protégées ou des indications géographiques protégées applicables à un vin, auxquelles cette marque est identique, ou reste-t-il en tout état de cause une possibilité que des AOP ou IGP postérieures puissent être frappées de nullités ou ne puissent faire l’objet d’une protection lorsque l’indication géographique est susceptible d’induire le public en erreur sur la véritable identité du vin, compte tenu de la notoriété d’une marque commerciale antérieure, en vertu du principe général qui veut que des signes distinctifs ne puissent avoir un caractère trompeur ?


(1) Règlement (CE) no 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007 portant organisation commune des marchés dans le secteur agricole et dispositions spécifiques en ce qui concerne certains produits de ce secteur (règlement OCM unique) (JO 2007, L 299, p. 1).

(2) Règlement (UE) no 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) no 922/72, (CEE) no 234/79, (CE) no 1037/2001 et (CE) no 1234/2007 du Conseil (JO 2013, L 347, p. 671)

(3) Règlement (CE) no 1493/1999 du Conseil du 17 mai 1999 portant organisation commune du marché vitivinicole (JO 1999, L 179, p. 1)


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4955/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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