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AccueilDroit européen62024CN0371
Jurisprudence CJUE62024CN0371

Affaire C-371/24, Comdribus: Demande de décision préjudicielle présentée par la Cour d'appel de Paris (France) le 24 mai 2024 – procédure pénale contre HW

CELEX62024CN0371
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 24 mai 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle de la Cour d'appel de Paris concerne l'interprétation des règles de l'UE en matière de concurrence dans le cadre d'une procédure pénale nationale. Elle vise à clarifier l'application des articles 101 et 102 TFUE, ainsi que du règlement n° 1/2003, aux comportements anticoncurrentiels pouvant donner lieu à des sanctions pénales en droit français. La réponse de la CJUE précisera les conditions dans lesquelles le droit pénal national peut réprimer des pratiques anticoncurrentielles déjà sanctionnées par le droit de l'Union.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4717

5.8.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par la Cour d'appel de Paris (France) le 24 mai 2024 – procédure pénale contre HW

(Affaire C-371/24, Comdribus (1) )

(C/2024/4717)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Cour d'appel de Paris

Parties à la procédure au principal

HW, Ministère public

Questions préjudicielles

1)

L’article 10 de la directive 2016/680 (2), lu en combinaison avec l’article 4, paragraphe 1, sous a) à c), ainsi qu’avec l’article 8, paragraphes 1 et 2, de cette directive, doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une législation nationale, telle que l’article 55-1 du code de procédure pénale français, qui prévoit le relevé signalétique (dactyloscopique et photographique) systématique des personnes à l’encontre desquelles il existe une ou plusieurs raisons de soupçonner qu’elles ont commis ou tenté de commettre une infraction ?

2)

L’article 10 de la directive 2016/680, lu en combinaison avec l’article 4, paragraphe 1, sous a) à c), ainsi qu’avec l’article 8, paragraphes 1 et 2, de cette directive, doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une législation nationale, telle que l’article 55-1 du code de procédure pénale français, qui ne prévoit pas d’obligation pour l’autorité compétente de motiver de façon adéquate à chaque cas d’espèce en quoi le relevé signalétique relève d’une absolue nécessité ?

3)

L’article 10 de la directive 2016/680, lu en combinaison avec l’article 4, paragraphe 1, sous a) à c), ainsi qu’avec l’article 8, paragraphes 1 et 2, de cette directive, doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une législation nationale, telle que l’article 55-1 du code de procédure pénale français, qui permet de poursuivre et de condamner de façon autonome une personne ayant refusé le relevé signalétique quand bien même cette dernière ne serait pas poursuivie ou condamnée pour l’infraction qui fondait la mesure de relevé signalétique ?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil (JO 2016, L 119, p. 89).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4717/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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