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AccueilDroit européen62024CN0373
Jurisprudence CJUE62024CN0373

Affaire C-373/24, Ramavić: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Općinski sud u Puli-Pola (Croatie) le 24 mai 2024 – NI/Republika Hrvatska

CELEX62024CN0373
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 24 mai 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle croate, introduite par un tribunal de première instance, sollicite la Cour de justice sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de libre circulation des citoyens. Elle concerne l'application des directives sur le droit de séjour, notamment les conditions de résidence et les restrictions pour raisons d'ordre public. La réponse de la CJUE précisera les obligations des États membres dans ce domaine.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5493

23.9.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par l’Općinski sud u Puli-Pola (Croatie) le 24 mai 2024 – NI/Republika Hrvatska

(Affaire C-373/24, Ramavić (1) )

(C/2024/5493)

Langue de procédure : le croate

Juridiction de renvoi

Općinski sud u Puli-Pola

Parties à la procédure au principal

Partie requérante : NI

Partie défenderesse : Republika Hrvatska

Questions préjudicielles

1.

Le poste de procureur (procureur adjoint/procureur de parquet municipal) relève-t-il de la notion de «travailleur» visée à l’article 1er, paragraphe 3, de la directive 2003/88 (2), lu en combinaison avec l’article 31 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, autrement dit, un magistrat du parquet peut-il être considéré comme un travailleur aux fins de l’application des mêmes conditions de travail à tous les employés du parquet ?

2.

En ce qui concerne la première question, l’article 2 de la directive 89/391 (3), auquel la directive 2003/88 renvoie à son article 1er, paragraphe 3, doit-il être interprété en ce sens qu’il permet aux États membres d’exclure les magistrats du parquet (procureur adjoint/procureur de parquet municipal) de l’application des dispositions assurant la transposition de cette directive, y compris celles de l’article 2, points 1 et 2, de celle-ci, qui définit le temps de travail et le temps de repos ?

3. a)

S’il est répondu par l’affirmative à la première question et par la négative à la deuxième question, se pose alors la question de savoir si, au sens des dispositions de la directive 2003/88 (en particulier l’article 2, point 1, etc.), le service de permanence passive des magistrats du parquet doit être considéré comme du temps de travail compte tenu des limitations imposées à un magistrat du parquet pendant une permanence passive [(permanence au domicile)], en raison des missions et des tâches de travail que celui-ci réalise pendant cette permanence, conformément à l’Instruction générale du Parquet de la République de Croatie sur le travail pendant le service de permanence no 0-8/11-1, du 13 octobre 2011, telle que modifiée le 12 octobre 2012 et conformément aux dispositions du Zakon o kaznenom postupku (Code de procédure pénale, Narodne novine no 152/08, 76/09, 80/11, 121/11, 91/12, 143/12, 56/13, 145/13, 152/14, 70/17, 126/19, 80/22 et 36/24), qui limitent considérablement la possibilité pour un magistrat du parquet, en tant que travailleur, de se consacrer à d’autres activités, alors qu’il est tenu d’accomplir des services de permanence passive à son domicile, conformément à ladite Instruction générale de l’employeur ?

3. b)

S’il est répondu par l’affirmative à la première question et par la négative à la deuxième question, se pose alors la question de savoir si, au sens des dispositions de la directive 2003/88 (en particulier l’article 2, point 1 etc.), le service de permanence active [(au lieu de travail)]des magistrats du parquet doit être considéré comme du temps de travail compte tenu des missions et des tâches de travail que le magistrat du parquet réalise pendant cette permanence, conformément à l’Instruction générale du Parquet de la République de Croatie sur le travail pendant le service de permanence et conformément aux dispositions du Zakon o kaznenom postupku, selon lesquelles un magistrat du parquet exerce ces services de permanence active à son lieu de travail habituel ou à autre lieu déterminé par l’employeur (descente sur les lieux etc.) ?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail (JO 2003, L 299, p. 9)

(3) Directive 89/391/CEE du Conseil, du 12 juin 1989, concernant la mise en œuvre de mesures visant à promouvoir l'amélioration de la sécurité et de la santé des travailleurs au travail (JO 1989, L 183, p. 1)


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5493/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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