| CELEX | 62024CN0388 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 4 juin 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5213 | 2.9.2024 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale ordinario di Firenze (Italie) le 4 juin 2024 – GK/Ministero dell’Interno, Commissione Territoriale per la Protezione Internazionale – Sezione di Perugia
(Affaire C-388/24, Oguta (1) )
(C/2024/5213)
Langue de procédure : l’italien
Juridiction de renvoi
Tribunale ordinario di Firenze
Parties à la procédure au principal
Partie requérante : GK
Partie défenderesse : Ministero dell’Interno, Commissione Territoriale per la Protezione Internazionale – Sezione di Perugia
Questions préjudicielles
| 1) | À titre principal, le droit de l’Union et, en particulier, les articles 36, 37 et 46 de la directive 2013/32/UE (2), doivent-ils être interprétés dans le sens qu’ils s’opposent à ce qu’un État membre désigne un pays comme pays d’origine sûr à l’exclusion de certaines catégories de personnes à risque, à l’égard desquelles la présomption de sécurité ne s’applique pas, de sorte que, en pareil cas, le pays dans son ensemble ne peut pas être considéré comme un pays d’origine sûr aux fins de la directive ? |
| 2) | À titre subsidiaire, dans le cas où une telle modalité de désignation ne serait pas considérée comme interdite de manière absolue par le droit de l’Union, ce dernier s’oppose-t-il à une règle nationale désignant un pays d’origine sûr avec des exclusions personnelles qui, de par leur nombre et leur type, sont difficiles à vérifier, eu égard aux délais courts de la procédure accélérée, [en particulier les «Détenus ; Personnes souffrant d’un handicap physique ou mental ; Albinos ; Personnes séropositives ; Communauté LGBT ; Victimes de discrimination fondée sur le sexe, y compris les victimes et les victimes potentielles de mutilations génitales féminines (MGF) ; Victimes de la traite des êtres humains ; personnes déplacées à l’intérieur du pays (Internally displaced people – PDI) ; Journalistes ; Membres du Mouvement islamique du Nigeria (IMN) ; représentants de l’IPOB (Indigenous People of Biafra – Peuple indigène du Biafra)»], de sorte que, en pareil cas, le pays dans son ensemble ne peut pas être considéré comme un pays d’origine sûr aux fins de la directive ? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
(2) Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (refonte) (JO 2013, L 180, p. 60).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5213/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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