| CELEX | 62024CN0390 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 3 juin 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/4580 | 29.7.2024 |
Recours introduit le 3 juin 2024 – Commission européenne / Royaume de Belgique
(Affaire C-390/24)
(C/2024/4580)
Langue de procédure: le français
Parties
Partie requérante: Commission européenne (représentants: J. Hottiaux, M. Wasmeier, I. Zaloguin, agents)
Partie défenderesse: Royaume de Belgique
Conclusions
La Commission conclut à ce qu’il plaise à la Cour :
| — | Constater qu’en transposant de manière incorrecte l’article 3, paragraphes 1 à 3, 5 et 6 de la directive 2013/48/UE relative au droit d’accès à un avocat dans le cadre des procédures pénales et des procédures relatives au mandat d’arrêt européen, au droit d’informer un tiers dès la privation de liberté et au droit des personnes privées de liberté de communiquer avec des tiers et avec les autorités consulaires, le Royaume de Belgique a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de cette directive ; |
| — | Condamner le Royaume de Belgique aux dépens. |
Moyens et principaux arguments
Par son recours, la Commission vise la transposition prétendue incorrecte par la Belgique de l’article 3, paragraphes 1 à 3, 5 et 6 de la directive 2013/48/UE. Cette directive définit des règles minimales concernant les droits dont bénéficient les suspects et les personnes poursuivies dans le cadre de procédures pénales, ainsi que les personnes faisant l’objet d’une procédure en application de la décision-cadre 2002/584/JAI relative au mandat d’arrêt européen, d’avoir accès à un avocat et d’informer un tiers de la privation de liberté, et le droit des personnes privées de liberté de communiquer avec des tiers et avec les autorités consulaires.
Après avoir procédé à l’examen de la conformité des mesures nationales d’exécution communiquées par la Belgique au titre de la transposition de la directive 2013/48/UE dans l’ordre juridique interne, la Commission a considéré que :
| — | d’une part, concernant la privation de liberté, les dispositions de l’article 2 bis, paragraphe 2, deuxième alinéa, dernière phrase, et troisième alinéa, première phrase, de la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive, ainsi que (s’agissant des mineurs) l’article 47 bis, paragraphe 3, deuxième alinéa, première phrase, et cinquième alinéa, première phrase, du code d’instruction criminelle, ne reflétaient pas les obligations figurant à l’article 3, paragraphes 1 à 3, de cette directive ; |
| — | D’autre part, les dispositions de l’article 2 bis, paragraphes 2, 5 et 10, de la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive ne transposaient pas correctement l’article 3, paragraphe 5, de la directive 2013/48, en lien avec les paragraphes 1 et 2, sous c), de cet article ; |
| — | enfin, les dispositions de l’article 2bis, paragraphes 2 et 9, de la loi du 20 juillet 1990 relative à la détention préventive ainsi que par l’article 16, paragraphe 2, de cette même loi ne transposaient pas correctement l’article 3, paragraphe 6, de la directive 2013/48, lu conjointement avec les paragraphes 1 à 3, sous b) de cet article. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4580/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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