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AccueilDroit européen62024CN0394
Jurisprudence CJUE62024CN0394

affaire C-394/24: Recours introduit le 5 juin 2024 – Commission européenne/République italienne

CELEX62024CN0394
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 5 juin 2024

Résumé IA

La Commission européenne poursuit l'Italie pour manquement à ses obligations découlant du droit de l'Union, ce qui engage la procédure d'infraction prévue à l'article 258 TFUE. Ce recours vise à faire constater par la Cour de justice que l'État membre n'a pas transposé ou correctement appliqué une règle européenne spécifique.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/4318

15.7.2024

Recours introduit le 5 juin 2024 – Commission européenne/République italienne

(affaire C-394/24)

(C/2024/4318)

Langue de procédure : l’italien

Parties

Partie requérante : Commission européenne (représentants : G. Gattinara, M. Ioan, agents)

Partie défenderesse : République italienne

Conclusions

La Commission conclut à ce qu’il plaise à la Cour :

1)

déclarer que,

—

dans la mesure où elle interprète et applique l’article 168-bis, paragraphe 1, du décret du président de la République (DPR) no 115, du 30 mai 2002, en ce sens que la prestation contre rémunération de location d’équipements pour les interceptions téléphoniques et mises sur écoute de locaux n’est pas considérée comme une transaction commerciale aux sens de l’article 2, point 1, de la directive 2011/7/UE du Parlement européen et du Conseil, du 16 février 2011, concernant la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales (1), et

—

dans la mesure où elle n’a pas veillé, de 2018 à 2023, à ce que ses pouvoirs publics respectent effectivement les conditions de paiement fixées à l’article 4, paragraphe 3, de la directive 2011/7/UE pour le paiement de la rémunération des services de location d’équipements pour les interceptions téléphoniques et mises sur écoute de locaux ;

la République italienne a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu de ces dispositions de la directive ;

2)

condamner la République italienne aux dépens.

Moyens et principaux arguments

Par son premier moyen de recours, la Commission considère que l’interprétation et l’application de l’article 168-bis, paragraphe 1, du décret du président de la République (DPR) no 115, du 30 mai 2002, comme excluant le service de location contre rémunération d’équipements pour les interceptions téléphoniques et mises sur écoute de locaux de la notion de «transaction commerciale» au sens de l’article 2, point 1, de la directive 2011/7/UE est incompatible avec les obligations découlant, pour l’Italie, de cette dernière disposition. Selon la Commission, il s’agit de la conséquence d’une interprétation littérale, contextuelle et téléologique de la disposition en cause.

Par son second moyen de recours, la Commission considère que le délai moyen de paiement des services de location contre rémunération des équipements pour les interceptions téléphoniques et mises sur écoute de locaux observés par les autorités italiennes de 2018 à 2023 excède la durée de 30 jours prévue à l’article 4, paragraphe 3, de ladite directive. Il s’ensuit, selon la Commission, que la République italienne a violé les obligations résultant de cette disposition.


(1) JO 2011, L 48, p. 1.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/4318/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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