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AccueilDroit européen62024CN0424
Jurisprudence CJUE62024CN0424

Affaire C-424/24, FIGC et CONI: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale amministrativo regionale per il Lazio (Italie) le 17 juin 2024 – ZD/Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC), Comitato Olimpico Nazionale Italiano (CONI), Procura federale presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio, Collegio di garanzia dello sport presso il Comitato Olimpico Nazionale Italiano, Corte federale d’appello presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio

CELEX62024CN0424
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 17 juin 2024

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle italienne portant sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de concurrence et de libre circulation, dans le contexte spécifique des procédures disciplinaires sportives nationales. La Cour de justice devra préciser si les règles de la FIGC et du CONI relatives aux compétences juridictionnelles et aux voies de recours sont compatibles avec les principes européens, notamment en ce qui concerne le droit à un procès équitable et l'effectivité du contrôle juridictionnel. La décision aura un impact direct sur l'organisation des systèmes de justice sportive en Europe et leur articulation avec l'ordre juridique de l'Union.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5400

16.9.2024

Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale amministrativo regionale per il Lazio (Italie) le 17 juin 2024 – ZD/Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC), Comitato Olimpico Nazionale Italiano (CONI), Procura federale presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio, Collegio di garanzia dello sport presso il Comitato Olimpico Nazionale Italiano, Corte federale d’appello presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio

(Affaire C-424/24, FIGC et CONI)

(C/2024/5400)

Langue de procédure : l’italien

Juridiction de renvoi

Tribunale amministrativo regionale per il Lazio

Parties à la procédure au principal

Partie requérante : ZD

Parties défenderesses : Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC), Comitato Olimpico Nazionale Italiano (CONI), Procura federale presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio, Collegio di garanzia dello sport presso il Comitato Olimpico Nazionale Italiano, Corte federale d’appello presso la Federazione Italiana Giuoco Calcio

Questions préjudicielles

1)

Le droit de l’Union et, en particulier, les articles 6 et 19 TUE, lus à la lumière de l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 6 de la convention européenne des droits de l’Homme, doivent-ils être interprétés, au vu du principe de protection juridictionnelle effective, en ce sens qu’ils s’opposent

—

à ce qu’une norme du droit interne d’un État membre, telle que l’article 2 du décret-loi no 220/2003, converti par la loi no 280/2003, dans l’interprétation retenue par la jurisprudence italienne, exclue, après épuisement des degrés de juridiction de la justice sportive nationale, le recours à une modalité de protection juridictionnelle ouvrant au juge national (en l’occurrence, le juge administratif) la compétence pour annuler la sanction disciplinaire sportive et ses effets à venir et pour suspendre, à titre conservatoire, les effets de cette même sanction, limitant ainsi le pouvoir du juge national à la seule réparation par équivalent, lorsqu’il apparaît que le pouvoir disciplinaire a été en l’espèce exercé illégalement ?

2)

Le droit de l’Union et, en particulier, les articles 6 et 19 TUE, lus à la lumière des articles 47, 48 et 49 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et des articles 6 et 7 de la convention européenne des droits de l’homme, doivent-ils être interprétés en ce sens que, pour garantir le respect des principes de légalité, de détermination stricte et de précision à suffisance de droit des éléments constitutifs d’une infraction, ainsi que du procès équitable, ils s’opposent

—

à ce qu’une réglementation nationale telle que celle édictée à l’article 2 du décret-loi no 220/2003, converti par la loi no 280/2003, dans l’interprétation retenue par la jurisprudence italienne, permette, en application du principe d’autonomie de l’ordre sportif, tel que consacré par la loi nationale et interprété par la jurisprudence italienne, aux instances de l’ordre sportif d’infliger à un dirigeant de club sportif une sanction disciplinaire lui interdisant l’exercice de son activité professionnelle en raison de sa méconnaissance d’une règle de la Fédération italienne de football (article 4, paragraphe 1, du code de justice sportive de la Fédération) qui établit, par voie de disposition générale et indéterminée, que tous les affiliés et dirigeants sont tenus d’observer, outre le statut et les autres normes fédérales, les principes de loyauté, de convenance et de probité ?

3)

Le droit de l’Union et, en particulier, les articles 45, 49, 56, 101 et 102 TFUE, ainsi que l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent

—

à ce qu’une réglementation nationale, telle que celle édictée à l’article 2 du décret-loi no 220/2003, converti par la loi no 280/2003, permette aux instances sportives d’infliger à un haut dirigeant d’un club sportif de niveau international une sanction disciplinaire ayant pour effet de lui interdire pendant 24 mois d’exercer son activité professionnelle aux niveaux national et international ?


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5400/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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