| CELEX | 62024CN0442 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 21 juin 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6628 | 11.11.2024 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale Amministrativo Regionale per il Lazio (Italie) le 21 juin 2024 – LO/Ministero dell’Istruzione e del Merito
(Affaire C-442/24, Lescolanno (1) )
(C/2024/6628)
Langue de procédure : l’italien
Juridiction de renvoi
Tribunale Amministrativo Regionale per il Lazio
Parties à la procédure au principal
Partie requérante : LO
Partie défenderesse : Ministero dell’Istruzione e del Merito
Questions préjudicielles
| 1) | L’article 13 de la directive 2005/36/[CE] (2), telle que modifiée par la directive [2013]/55/UE (3), à la lumière des objectifs communautaires d’abolir entre les États membres les obstacles à la libre circulation des personnes et des services et d’assurer la libre circulation des enseignants, doit-il être interprété en ce sens que, en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles entre les États membres et en particulier la reconnaissance du titre d’enseignant spécialisé en soutien, cet article s’oppose à l’interprétation et à l’application d’une législation nationale qui permet de considérer que les conditions de la reconnaissance sont remplies même lorsque le titre de formation spécialisée obtenu dans l’État membre d’origine ne permet pas d’exercer la profession correspondante dans ce dernier État et n’est pas légalement reconnu par celui-ci comme titre donnant accès à cette profession ? |
| 2) | Si l’article 13 de la directive 2005/36/CE, telle que modifiée par la directive [2013]/55/UE, ne s’oppose pas à une telle interprétation et application, les dispositions du titre III, chapitre I de ladite directive doivent-elles alors être interprétées en ce sens que les autorités compétentes en matière de reconnaissance des qualifications, saisies d’une demande à cet effet, sont néanmoins toujours tenues d’évaluer le contenu de tous les documents présentés par la personne intéressée pour attester de sa qualification professionnelle, bien que celle-ci ne lui donne pas accès à la profession concernée dans l’État membre d’origine, ainsi que la conformité de la formation dont ces documents attestent aux conditions requises pour obtenir la qualification professionnelle en question dans l’État membre d’accueil et, le cas échéant, d’appliquer des mesures de compensation ? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
(2) Directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles (JO 2005, L 255, p. 22).
(3) Directive 2013/55/UE du Parlement européen et du Conseil du 20 novembre 2013 modifiant la directive 2005/36/CE relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et le règlement (UE) n° 1024/2012 concernant la coopération administrative par l’intermédiaire du système d’information du marché intérieur («règlement IMI» (JO 2013, L 354, p. 132).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6628/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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