| CELEX | 62024CN0526 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 31 juillet 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6410 | 4.11.2024 |
Demande de décision préjudicielle présentée par l’Amtsgericht Arnsberg (Allemagne) le 31 juillet 2024 – Brillen Rottler GmbH & Co. KG/TC
(Affaire C-526/24, Brillen Rottler)
(C/2024/6410)
Langue de procédure : l’allemand
Juridiction de renvoi
Amtsgericht Arnsberg (Allemagne)
Parties dans la procédure au principal
Requérante : Brillen Rottler GmbH & Co. KG
Défendeur : TC
Questions préjudicielles
| 1. | L’article 12, paragraphe 5, deuxième phrase, du règlement 2016/679 (1) doit-il être interprété en ce sens que la première demande d’accès adressée par la personne concernée au responsable du traitement ne saurait être excessive ? |
| 2. | L’article 12, paragraphe 5, deuxième phrase, du règlement 2016/679 doit-il être interprété en ce sens que le responsable du traitement peut rejeter la demande d’accès de la personne concernée lorsque celle-ci l’a introduite pour pouvoir ensuite obtenir réparation du responsable du traitement ? |
| 3. | L’article 12, paragraphe 5, deuxième phrase, du règlement 2016/679 doit-il être interprété en ce sens que le rejet de la demande d’accès est justifié s’il existe des informations sur la personne concernée qui sont accessibles au public et dont il ressort que, en présence d’une violation du droit de la protection des données, la personne concernée exerce dans de nombreux cas son droit à réparation à l’encontre du responsable du traitement ? |
| 4. | L’article 4, point 2, du règlement 2016/679 doit-il être interprété en ce sens que la demande d’accès adressée par la personne concernée au responsable du traitement au titre de l’article 15, paragraphe 1, de ce règlement et/ou la réponse à cette demande constituent un «traitement» au sens de l’article 4, point 2, dudit règlement ? |
| 5. | L’article 82, paragraphe 1, du règlement 2016/679, lu à la lumière du considérant 146, première phrase, de ce règlement, doit-il être interprété en ce sens que seuls sont susceptibles de donner lieu à réparation les dommages subis par la personne concernée du fait d’un traitement ? Cela signifie-t-il que le droit à réparation prévu à l’article 82, paragraphe 1, dudit règlement est subordonné à la condition que les données à caractère personnel de la personne concernée fassent l’objet d’un traitement (à supposer que la personne concernée subisse un dommage du fait de ce traitement) ? |
| 6. | En cas de réponse affirmative à la cinquième question : s’ensuit-il que l’article 82, paragraphe 1, du règlement 2016/679 ne confère à la personne concernée aucun droit à réparation du fait de la seule violation du droit d’accès prévu à l’article 15, paragraphe 1, de ce règlement (à supposer que la personne concernée subisse un dommage du fait de cette violation) ? |
| 7. | L’article 82, paragraphe 1, du règlement 2016/679 doit-il être interprété en ce sens que, en vertu du droit de l’Union, le fait que la personne concernée ait provoqué le traitement de ses données à caractère personnel uniquement ou notamment aux fins d’exercer son droit à réparation ne peut pas être invoqué par le responsable du traitement pour s’opposer à la demande d’accès de la personne concernée au titre de l’abus de droit ? |
| 8. | En cas de réponse négative aux cinquième et sixième questions : la personne concernée subit-elle un dommage moral, au sens de l’article 82, paragraphe 1, du règlement 2016/679, du seul fait de la perte de contrôle sur ses données à caractère personnel par suite de la violation de l’article 15, paragraphe 1, de ce règlement et/ou de l’incertitude quant au point de savoir si ses données à caractère personnel ont fait l’objet d’un traitement, ou le dommage n’est-il caractérisé que si elle subit une restriction (objective ou subjective) et/ou un préjudice (sensible) supplémentaires ? |
(1) Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil, du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) (JO 2016, L 119, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6410/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Affaire C-908/24 P: Pourvoi formé le 31 décembre 2024 par Crescenzio Rivellini contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 23 octobre 2024 dans l’affaire T-465/23, Rivellini/Parlement européen
31/12/2024
Affaire T-683/24: Recours introduit le 31 décembre 2024 – Green Asset/EUIPO – Domitys (hômity)
31/12/2024
Affaire C-906/24, Sirto: Demande de décision préjudicielle présentée par le Korkein hallinto-oikeus (Finlande) le 31 décembre 2024 – A e.a.
31/12/2024
Affaire T-684/24: Recours introduit le 30 décembre 2024 – Tone Watch/EUIPO – Munich (MUNICH10A.T.M.)
30/12/2024