| CELEX | 62024CN0548 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 13 août 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5614 | 30.9.2024 |
Pourvoi formé le 13 août 2024 par Crédit agricole SA e.a. contre l’arrêt du Tribunal (troisième chambre élargie) rendu le 5 juin 2024 dans l’affaire T-188/22, Crédit agricole e.a. / BCE
(Affaire C-548/24 P)
(C/2024/5614)
Langue de procédure : le français
Parties
Parties requérantes : Crédit agricole SA et 63 autres parties (liste complète annexée au pourvoi) (représentants : A. Gosset-Grainville, M. Trabucchi, C. Duriez, avocats)
Autre partie à la procédure : Banque centrale européenne
Conclusions
Les requérantes concluent à ce qu’il plaise à la Cour :
| — | Déclarer le présent pourvoi recevable et fondé ; |
| — | Annuler, dans son intégralité, l’arrêt du Tribunal de l’Union européenne du 5 juin 2024, Crédit Agricole SA e.a./Banque centrale européenne (T-188/22, EU:T:2024:355), et statuer elle-même sur le litige qui en fait l’objet ; |
| — | Faire droit aux conclusions présentées par les requérantes en première instance et, dès lors, d’annuler partiellement les décisions ECB-SMM-2022-FRCAG-5 du 2 février 2022 et ECB-SSM-2022-FRCAG-123 du 21 décembre 2022 de la BCE ; |
| — | Condamner la BCE aux entiers dépens. |
Moyens et principaux arguments
A l’appui du pourvoi, les requérantes invoquent trois moyens :
Premièrement, un moyen tiré du fait que le Tribunal aurait commis une erreur de droit et aurait violé les articles 4 et 16 du règlement MSU (1) en ne jugeant pas que la BCE a excédé le cadre de sa compétence de Pilier 2. Ce moyen s’articule autour de deux branches :
| — | le Tribunal aurait omis de constater que l’identification du risque et l’analyse qui en découle ne sont pas fondées sur la situation propre des requérantes ; |
| — | le Tribunal aurait omis de constater que la question de la couverture du risque identifié n’a pas fait l’objet d’une véritable analyse de la situation individuelle des requérantes. |
Deuxièmement, un moyen tiré du fait que le Tribunal a méconnu l’étendue de son contrôle juridictionnel, violé le principe de contrôle juridictionnel effectif et l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Ce moyen s’articule autour de deux branches :
| — | le Tribunal n’aurait ni suffisamment ni correctement analysé les décisions SREP produites dans le cadre de la mesure d’organisation de la procédure par laquelle le Tribunal aurait ordonné à la BCE de communiquer l’ensemble des extraits des décisions SREP traitant de «l’examen de l’incidence des engagements de paiements irrévocables sur la situation des établissements de crédit» ; |
| — | le Tribunal n’aurait pas apprécié la réalité de l’analyse individuelle présentée par la BCE en se limitant à un examen seulement formel de cette analyse. |
Troisièmement, un moyen tiré du fait que l’arrêt attaqué serait entaché d’un défaut de motivation et d’une contradiction de motifs.
(1) Règlement (UE) n°1024/2013 du Conseil du 15 octobre 2013 confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO 2013, L 287, p. 63).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5614/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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