| CELEX | 62024CN0576 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 29 août 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/7020 | 2.12.2024 |
Pourvoi formé le 29 août 2024 par TO contre l’arrêt du Tribunal (dixième chambre) rendu le 19 juin 2024 dans l’affaire T-831/22, TO / AUEA
(Affaire C-576/24 P)
(C/2024/7020)
Langue de procédure: le français
Parties
Partie requérante: TO (représentant: É. Boigelot, avocat)
Autre partie à la procédure: Agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA)
Conclusions
La partie requérante conclut à ce qu’il plaise à la Cour :
| — | Annuler l’arrêt du Tribunal de l’Union européenne du 19 juin 2024, TO/AUEA (T-831/22, ci-après l’«arrêt attaqué» EU:T:2024:404), notifié le même jour, en tant que celui-ci a rejeté le recours initial de la requérante visant, d’une part, l’annulation de la décision de l’AUEA du [confidentiel] portant résiliation de son contrat d’agent temporaire à durée déterminée et, d’autre part, la réparation des préjudices matériel et moral qu’elle a subis à la suite de cette décision, et a condamné la requérante aux dépens ; |
| — | Condamner l’Agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA) aux entiers dépens, y compris ceux exposés devant le Tribunal de l’Union européenne, conformément à l’article 184 du règlement de procédure de la Cour de Justice de l’Union Européenne ; |
| — | Renvoyer l’affaire devant le Tribunal de l’Union européenne afin qu’il statue sur le recours initial de la requérante. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui de son pourvoi, TO invoque un moyen unique, tiré de la dénaturation des faits par l’arrêt attaqué et des erreurs manifestes d’appréciation et contradictions emportant une motivation inexacte en droit, ainsi que de l’absence de prise en compte de l’ensemble des pièces du dossier, de la méconnaissance du principe de la libre administration de la preuve et de la notion de faisceau d’indices concordants et, partant, de la méconnaissance des règles relatives à la charge de la preuve, ainsi que de l’absence de prise en compte de tous les moyens de la requérante.
D’abord, le Tribunal aurait manifestement dénaturé les moyens de preuves, faits et pièces à sa disposition en ne tirant pas les conséquences juridiques et en ne retenant pas comme étant des indices de harcèlement, ayant conduit à l’adoption de la décision attaquée, des faits établis et dont il aurait pourtant constaté la matérialité et la malveillance.
Ensuite, toujours dans ce cadre, le Tribunal n’aurait pas pris en considération l’ensemble des données pertinentes du dossier pour apprécier une situation complexe et en tirer les conséquences juridiques, ignorant dans son analyse des faits et des pièces qui lui avaient été soumis et, partant, tirant des conclusions manifestement erronées des seuls faits qu’il aurait retenu arbitrairement. De manière générale, la requérante reproche au Tribunal de n’avoir pas répondu ni n’avoir examiné plusieurs arguments et pièces qu’elle aurait mis en exergue, pourtant pertinents et opérants.
Ainsi, et en particulier, le Tribunal aurait dénaturé les preuves figurant au dossier et aurait commis des erreurs manifestes d’appréciation, en faisant reposer une responsabilité des propos et comportements offensants subis par la requérante, prétendument, sur celle-ci, ou en analysant de façon très incomplète et biaisée des éléments pour en déduire, manifestement de façon inexacte, que plus aucune mobilité n’était possible dès lors que la requérante aurait épuisé sa «seconde chance» quod non.
La requérante reproche également au Tribunal d’avoir analysé le dossier qui lui était soumis sous le seul angle favorable au défendeur, dont il a systématiquement tenu pour acquis les propos, alors qu’une analyse complète et concrète des faits et preuves soumises auraient dû le conduire à accueillir nombre de griefs formulés.
La requérante reproche au Tribunal de donner une interprétation tendancieuse et manifestement fausse d’une pièce du dossier, pour nier l’existence d’une identification indirecte de la requérante dans un processus qui suffit pourtant à considérer l’information comme une donnée personnelle protégeable.
La requérante reproche aussi au Tribunal les conclusions manifestement erronées qu’il a tiré des faits relatifs à sa santé et à sa vulnérabilité médicale, dans un contexte où des questions inappropriées sur ses données médicales, pourtant confidentielles, lui ont été posées et des réponses exigées par la directrice exécutive et son service légal lors de l’audition préalable à la décision de mettre une fin anticipée à son contrat, alors que ces personnes ne sont pourtant pas médecins et cela, en dehors de tout cadre statutaire s’agissant des aspects médicaux et/ou respectueux de ses données personnelles.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/7020/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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