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AccueilDroit européen62024CN0590
Jurisprudence CJUE62024CN0590

Affaire C-590/24, AK Dlhopolec e.a.: Demande de décision préjudicielle présentée par le Najvyšší súd Slovenskej republiky (Slovaquie) le 10 septembre 2024 – procédure pénale contre AK Dlhopolec s.r.o., MABONEX SLOVAKIA spol. s r.o., A.B. et X.Y.

CELEX62024CN0590
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 10 septembre 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle du plus haut tribunal slovaque porte sur l'interprétation des règles de l'Union en matière de lutte contre la fraude, notamment le régime de sanctions pénales prévu par la directive PIF. Elle vise à clarifier les obligations des États membres concernant la qualification des infractions et les peines applicables aux personnes morales dans le cadre de la protection des intérêts financiers de l'Union.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/703

10.2.2025

Demande de décision préjudicielle présentée par le Najvyšší súd Slovenskej republiky (Slovaquie) le 10 septembre 2024 – procédure pénale contre AK Dlhopolec s.r.o., MABONEX SLOVAKIA spol. s r.o., A.B. et X.Y.

(Affaire C-590/24, AK Dlhopolec e.a.)

(C/2025/703)

Langue de procédure: le slovaque

Juridiction de renvoi

Najvyšší súd Slovenskej republiky

Parties à la procédure au principal

AK Dlhopolec s.r.o.,

MABONEX SLOVAKIA spol. s r.o.,

A.B.,

X.Y.

Questions préjudicielles

1)

Les dispositions de l’article 26, lu en combinaison avec les articles 49 et 114 TFUE, de l’article 57, lu en combinaison avec l’article 58 de la directive 2014/24/UE (1) du Parlement européen et du Conseil, du 26 février 2014, sur la passation des marchés publics et abrogeant la directive 2004/18/CE, et de l’article 3, lu en combinaison avec les articles 38 et 41 de la directive 2014/23/UE (2) du Parlement européen et du Conseil, du 26 février 2014, sur l’attribution de contrats de concession, doivent-elles être interprétées en ce sens qu’elles s’opposent à une réglementation telle que celle en cause dans la présente affaire, qui lie l’imposition d’une amende en application de l’article 13 de la loi [relative au registre des partenaires du secteur public; ci-après la «loi sur le RPSP»] et son non-paiement à l’exclusion de la possibilité de conclure des contrats et des contrats de concessions avec le secteur public (tant sur le fondement des résultats d’une procédure de passation d’un marché public qu’en dehors d’une telle procédure), uniquement en conséquence de la radiation du registre des partenaires du secteur public (ci-après le «RPSP»)?

2)

En cas de réponse affirmative à la première question, y a-t-il lieu d’interpréter les dispositions susmentionnées de l’article 26, lu en combinaison avec les articles 49 et 114 TFUE, de l’article 57, lu en combinaison avec l’article 58 de la directive 2014/24 et de l’article 3, lu en combinaison avec les articles 38 et 41 de la directive 2014/23, en ce sens qu’elles s’opposent à la possibilité d’imposer une amende en application de l’article 13, paragraphe 1, sous a), de la loi sur le RPSP, dont le non-paiement peut entraîner la radiation du RPSP?

3)

En cas de réponse négative à la première question, y a-t-il lieu d’interpréter l’article 49 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après la «Charte»), et le principe de proportionnalité des peines qui en découle, en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation telle que celle en cause dans la présente affaire, qui lie automatiquement le non-paiement de l’amende imposée au partenaire du secteur public à une radiation de ce partenaire du RPSP et à l’impossibilité de l’inscrire au RPSP pendant une durée de deux ans à compter de sa radiation, sans possibilité de prendre en considération la gravité de l’infraction, les circonstances spécifiques de sa commission et les motifs du non-paiement de l’amende?

4)

Les dispositions de l’article 49 de la Charte et le principe de proportionnalité des peines doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une réglementation telle que celle en cause dans la présente affaire, en vertu de laquelle l’autorité qui impose l’amende au partenaire du secteur public impose automatiquement une amende à hauteur de l’avantage économique, sans pouvoir opérer de distinction suivant l’infraction qui motive la sanction et sans pouvoir prendre en considération les autres conséquences juridiques négatives (de la sanction) susceptibles d’affecter la personne sanctionnée une fois l’amende imposée?

5)

Les dispositions de l’article 49 de la Charte, le principe de légalité et de proportionnalité des peines et le principe de sécurité juridique doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une réglementation telle que celle en cause dans la présente affaire, en vertu de laquelle une amende est imposée à hauteur de l’avantage économique alors que la réglementation elle-même ne prévoit pas expressément les paramètres de base permettant de déterminer cet avantage, et plus précisément la base de calcul dudit avantage économique et la période pendant laquelle il a été obtenu?

6)

Les dispositions de l’article 49 de la Charte, le principe de légalité des délits et le principe de sécurité juridique doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une réglementation telle que celle en cause dans la présente affaire, en vertu de laquelle le non-respect de l’exigence d’impartialité de la personne habilitée constitue un motif juridique pour imposer une sanction, en l’absence de critères plus précis sur le fondement desquels évaluer cette impartialité?


(1) JO 2014, L 94, p. 65.

(2) JO 2014, L 94, p. 1.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/703/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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