| CELEX | 62024CN0594 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 13 septembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6415 | 4.11.2024 |
Recours introduit le 13 septembre 2024 – Commission européenne/République italienne
(Affaire C-594/24)
(C/2024/6415)
Langue de procédure : l’italien
Parties
Partie requérante : Commission européenne (représentants : E. Sanfrutos Cano, A. Spina, L. Cimaglia, agents)
Partie défenderesse : République italienne
Conclusions
La Commission conclut qu’il plaise à la Cour :
| 1. | déclarer que la République italienne, en ayant omis de veiller à ce que :
|
| 2. | condamner la République italienne aux dépens. |
Moyens et principaux arguments
Par son recours, la Commission reproche à la République italienne de ne pas avoir correctement mis en œuvre, dans plusieurs parties de son territoire national, la directive 91/271/CEE du Conseil, du 21 mai 1991, relative au traitement des eaux urbaines résiduaires.
Tout d’abord, la Commission constate plusieurs violations de l’article 3 de cette directive, conformément au paragraphe 1, deuxième alinéa, et au paragraphe 2 duquel les États membres devaient veiller à ce que, au plus tard le 31 décembre 2005, toutes les agglomérations dont l’équivalent habitant est supérieur à 2 000 soient équipées de systèmes de collecte conformes aux conditions de l’annexe I, point A. Dans de nombreuses agglomérations situées dans les régions des Abruzzes, de Calabre, de Campanie, de Lombardie et de Sicile, cette obligation n’a pas été remplie de manière correcte.
En outre, en vertu de l’article 4, paragraphes 1 et 3, de la directive 91/271/CEE, au plus tard le 31 décembre 2005, en ce qui concerne les rejets provenant d’agglomérations ayant un équivalent habitant de plus de 10 000 ou ceux provenant d’agglomérations ayant un équivalent habitant compris entre 2 000 et 10 000 et rejetant des eaux urbaines résiduaires dans des eaux douces ou des estuaires, les États membres auraient dû veiller à ce que les eaux urbaines résiduaires qui pénètrent dans les systèmes de collecte soient, avant d’être rejetées, soumises à un traitement secondaire ou à un traitement équivalent, conformément aux conditions prévues par l’annexe I, point B. La Commission a constaté le non-respect de ces dispositions dans un grand nombre d’agglomérations situées dans les régions des Abruzzes, de Calabre, de Campanie, du Latium, de Ligurie, de Lombardie, des Marches, des Pouilles, de Sardaigne, de Sicile et de Toscane.
En vertu de l’article 5, paragraphes 2 et 3, de la directive 91/271/CEE, les États membres auraient dû, au plus tard le 31 décembre 1998, veiller à ce que, pour tous les rejets provenant d’agglomérations ayant un équivalent habitant de plus de 10 000, les eaux urbaines résiduaires qui entrent dans les systèmes de collecte fassent l’objet, avant d’être rejetées dans des zones sensibles, d’un traitement plus rigoureux que celui qui est décrit à l’article 4. La Commission a constaté le non-respect de ces dispositions dans plusieurs agglomérations situées dans les régions de Lombardie, des Pouilles et de Sicile.
De plus, le non-respect des articles 4 et 5 de la directive 91/271/CEE implique aussi la violation de l’article 10 de cette directive, aux termes duquel les stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires devraient être conçues, construites, exploitées et entretenues de manière à avoir un rendement suffisant dans toutes les conditions climatiques normales du lieu où elles sont situées. La Commission a constaté le non-respect de cette disposition dans un grand nombre d’agglomérations situées dans les régions des Abruzzes, de Calabre, de Campanie, du Latium, de Ligurie, de Lombardie, des Marches, des Pouilles, de Sardaigne, de Sicile et de Toscane.
Enfin, l’article 15, paragraphe 1, premier tiret, de la directive 91/271/CEE prévoit que les autorités compétentes ou les organes appropriés surveillent les rejets provenant des stations d’épuration des eaux urbaines résiduaires, suivant les procédures fixées à l’annexe I, point D, afin de vérifier la conformité de ces rejets avec les prescriptions de l’annexe I point B. Cette obligation n’a pas été remplie de manière correcte dans un grand nombre d’agglomérations dans les régions des Abruzzes, de Calabre, de Campanie, du Latium, de Ligurie, de Lombardie, des Marches, des Pouilles, de Sardaigne, de Sicile et de Toscane.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6415/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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