| CELEX | 62024CN0597 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 16 septembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/6925 | 25.11.2024 |
Demande de décision préjudicielle présentée par la Corte suprema di cassazione (Italie) le 16 septembre 2024 – C. M./Ministero dell’istruzione e del Merito
(Affaire C-597/24, Zirvatta (1) )
(C/2024/6925)
Langue de procédure : l’italien
Juridiction de renvoi
Corte suprema di cassazione
Parties à la procédure au principal
Partie requérante : C. M.
Partie défenderesse : Ministero dell’istruzione e del Merito
Questions préjudicielles
| 1) | L’article 5 de la directive 2000/78/CE du Conseil, du 27 novembre 2000 portant création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail (2), intitulé «Aménagements raisonnables pour les personnes handicapées» doit-il être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation nationale, telle que la réglementation italienne prévue par la convention collective nationale complémentaire relative à la mobilité des personnels enseignant, éducatif, administratif, technique et auxiliaire, pour l’année 2017/2018, qui, aux termes des dispositions combinées de ses articles 6, paragraphe 2, et 13, paragraphe 1, reconnaît la priorité énoncée au point III, no 1), dudit article 13, paragraphe 1, aux personnes handicapées faisant partie du personnel scolaire visées à l’article 21 de la loi no 104/92, auquel renvoie l’article 601 du décret législatif no 297/94, tout en stipulant que les opérations concernant la mobilité du personnel à l’intérieur d’une même province précèdent celles concernant la mobilité entre les provinces ? |
| 2) | En vertu de l’article 2, paragraphe 2, sous b), i), de la directive 2000/78, convient-il de considérer que le désavantage particulier que les dispositions nationales précitées sont susceptibles d’entraîner pour les enseignants handicapés dont le degré d’invalidité est supérieur à deux tiers est objectivement justifié par un objectif légitime, le but étant de mener à bien, pour la rentrée scolaire, des opérations de mobilité géographique très complexes qui couvrent l’ensemble du territoire national, et que les moyens de réaliser cet objectif sont appropriés, et qu’ils ne vont pas au-delà de ce qui est nécessaire pour atteindre l’objectif poursuivi par les dispositions législatives et conventionnelles ? Ou bien convient-il au contraire de considérer que la réglementation en question entraîne une discrimination au détriment des enseignants susmentionnés, qui prive d’effet, de facto, la priorité qui leur est reconnue dans les procédures de mobilité car cette priorité ne concerne que la mobilité à l’intérieur d’une même province et non la mobilité entre les provinces, et qu’elle n’a donc pas de caractère absolu (comme cela est prévu pour d’autres catégories de personnes handicapées) ? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6925/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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