| CELEX | 62024CN0681 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 15 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/7158 | 9.12.2024 |
Recours introduit le 15 octobre 2024 – Commission européenne/République tchèque
(Affaire C-681/24)
(C/2024/7158)
Langue de procédure : le tchèque
Parties
Partie requérante : Commission européenne (représentants : M. Wasmeier et P. Ondrůšek, agents)
Partie défenderesse : République tchèque
Conclusions
| — | constater que, dès lors que la législation tchèque autorise l’interrogatoire de suspects détenus sans la présence de leur avocat dans des situations où les conditions de l’article 3, paragraphe 6, de la directive 2013/48/UE (1) ne sont pas remplies, la République tchèque a transposé de manière incorrecte l’article 3, paragraphe 6, lu en combinaison avec l’article 3, paragraphe 3, de cette directive ; |
| — | condamner la République tchèque aux dépens. |
Moyens et principaux arguments
L’article 3, paragraphe 3, sous b), de la directive 2013/48/UE exige, lors de l’interrogatoire des suspects ou des personnes poursuivies, « la présence de leur avocat et [...] la participation effective de celui-ci à leur interrogatoire » L’article 3, paragraphe 6, de la directive permet de déroger au droit à la présence d’un avocat lors de l’interrogatoire uniquement «[d]ans des circonstances exceptionnelles» et seulement «dans la mesure où cela est justifié, compte tenu des circonstances particulières du cas d’espèce » soit «[lorsqu’il existe] une nécessité urgente de prévenir une atteinte grave à la vie, à la liberté ou à l’intégrité physique d’une personne » soit lorsqu’il est impératif «[d’agir] immédiatement pour éviter de compromettre sérieusement une procédure pénale »
La Commission estime que, étant donné que la législation tchèque (en particulier l’article 76, paragraphe 6, du code de procédure pénale (2)) autorise l’interrogatoire de suspects détenus par les autorités de police sans la présence de leur avocat si celui-ci n’est pas disponible dans un délai déterminé, la République tchèque a transposé de manière incorrecte l’article 3, paragraphe 6, de la directive 2013/48/UE, lu en combinaison avec l’article 3, paragraphe 3, de cette directive.
(1) Directive 2013/48/UE du Parlement européen et du Conseil, du 22 octobre 2013, relative au droit d’accès à un avocat dans le cadre des procédures pénales et des procédures relatives au mandat d’arrêt européen, au droit d’informer un tiers dès la privation de liberté et au droit des personnes privées de liberté de communiquer avec des tiers et avec les autorités consulaires (JO 2013, L 294, p. 1).
(2) Zákon č. 141/1961 Sb., o trestním řízení soudním (trestní řád) [loi no 141/1961 relative à la procédure pénale (code de procédure pénale)], tel que modifié.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/7158/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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