| CELEX | 62024CN0683 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 16 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/151 | 13.1.2025 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Handelsgericht Wien (Autriche) le 16 octobre 2024 – Spielerschutz Sigma Prozessfinanzierungs GmbH/Geissler Heilbock Hopf Ferox Legal Partnerschaft von Rechtsanwälten mbB
(Affaire C-683/24, Spielerschutz Sigma)
(C/2025/151)
Langue de procédure : l’allemand
Juridiction de renvoi
Handelsgericht Wien
Parties à la procédure au principal
Partie requérante : Spielerschutz Sigma Prozessfinanzierungs GmbH
Partie défenderesse : Geissler Heilbock Hopf Ferox Legal Partnerschaft von Rechtsanwälten mbB
Questions préjudicielles
| 1) | Convient-il d’interpréter l’article 1er, paragraphes 1 et 2, du règlement (UE) no 1215/2012 (1), lu en combinaison avec l’article 45, paragraphe 1, sous a), et les articles 46 et 52 de ce même règlement, en ce sens que ces dispositions font obstacle à une disposition de droit national qui, sur le fondement d’un principe d’ordre public en ce sens inscrit dans ce droit national, exclut la reconnaissance et l’exécution des décisions rendues par les juridictions d’autres États membres en ce qui concerne toute action contre un titulaire de licence, un employé actuel ou ancien d’un titulaire de licence ou une personne clé actuelle ou ancienne d’un titulaire de licence ayant pour objet une demande liée à la fourniture de services de jeux de hasard lorsque cette action entre en conflit avec la légalité de la fourniture de services de jeux de hasard à Malte ou à partir de Malte en vertu d’une licence délivrée par l’Autorité [maltaise des jeux] ou la légalité de toute obligation légale ou naturelle découlant de la fourniture de tels services de jeux de hasard, ou y porte atteinte, et se rapporte à une activité autorisée qui est légale en vertu de cette loi nationale et d’autres actes normatifs nationaux applicables ? |
| 2) | Convient-il d’interpréter l’article 45, paragraphe 1, et l’article 46 du règlement (UE) no 1215/2012 en ce sens qu’ils font obstacle à une disposition de droit national qui, indépendamment de l’introduction d’une demande en ce sens auprès du juge saisi de la demande de reconnaissance ou d’exécution et de l’épuisement des voies de recours dans l’État membre d’origine par le débiteur, ainsi que sans examen par le juge saisi de la demande de reconnaissance ou d’exécution, exclut la reconnaissance (article 45 du règlement no 1215/2012) et l’exécution (article 46 du règlement no 1215/2012) des décisions rendues par les juridictions d’autres États membres en ce qui concerne toute action contre un titulaire de licence, un employé actuel ou ancien d’un titulaire de licence ou une personne clé actuelle ou ancienne d’un titulaire de licence ayant pour objet une demande liée à la fourniture de services de jeux de hasard lorsque cette action entre en conflit avec la légalité de la fourniture de services de jeux de hasard à Malte ou à partir de Malte en vertu d’une licence délivrée par l’Autorité [maltaise des jeux] ou la légalité de toute obligation légale ou naturelle découlant de la fourniture de tels services de jeux de hasard, ou y porte atteinte, et se rapporte à une activité autorisée qui est légale en vertu de cette loi nationale et d’autres actes normatifs nationaux applicables ? |
| 3.a) | Convient-il d’interpréter l’article 45, paragraphe 1, sous a), et l’article 46 du règlement (UE) no 1215/2012 en ce sens qu’ils font obstacle à une disposition de droit national qui déclare contraires à l’ordre public la reconnaissance et l’exécution de décisions de justice dans le seul but de protéger, dans le cadre du soutien que l’État apporte à l’économie privée conformément au droit constitutionnel national, les titulaires d’une licence de jeux de hasard en ligne contre la reconnaissance et l’exécution de décisions rendues contre eux par les juridictions d’autres États membres ? |
| 3.b) | Convient-il d’interpréter l’article 45, paragraphe 1, sous a), et l’article 46 du règlement (UE) no 1215/2012 en ce sens qu’ils font obstacle à ce que le juge saisi dans l’État d’exécution refuse la reconnaissance et l’exécution pour des motifs d’ordre public lorsque ce refus se fonde exclusivement sur le fait que la reconnaissance d’une telle décision de justice irait à l’encontre des intérêts économiques et financiers de l’État membre requis, étant donné que les opérateurs de jeux de hasard fournissent une contribution essentielle à l’économie nationale et aux recettes de cet État membre ? |
| 4) | Convient-il d’interpréter l’article 52 du règlement (UE) no 1215/2012 en ce sens qu’il fait obstacle à une disposition de droit national qui exclut la reconnaissance et l’exécution des décisions rendues par les juridictions d’autres États membres en ce qui concerne toute action contre un titulaire de licence, un employé actuel ou ancien d’un titulaire de licence ou une personne clé actuelle ou ancienne d’un titulaire de licence ayant pour objet une demande liée à la fourniture de services de jeux de hasard, au motif que, appréciée à l’aune du droit maltais, l’activité de l’opérateur de jeux de hasard est licite ? |
| 5) | Convient-il d’interpréter l’article 48 du règlement (UE) no 1215/2012 en ce sens qu’il y a violation de l’obligation de statuer à bref délai prévue à cet article lorsque, six mois après l’introduction de la demande de reconnaissance, aucune décision n’a encore été rendue en première instance sur cette demande, sans que cela soit dû à des circonstances ou retards imputables aux parties ou à des tiers dans le cadre de la procédure de reconnaissance concernée ? |
(1) Règlement (UE) no 1215/2012 du Parlement européen et du Conseil, du 12 décembre 2012, concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile et commerciale (JO 2012, L 351, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/151/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
Affaire C-908/24 P: Pourvoi formé le 31 décembre 2024 par Crescenzio Rivellini contre l’arrêt du Tribunal (cinquième chambre) rendu le 23 octobre 2024 dans l’affaire T-465/23, Rivellini/Parlement européen
31/12/2024
Affaire T-683/24: Recours introduit le 31 décembre 2024 – Green Asset/EUIPO – Domitys (hômity)
31/12/2024
Affaire C-906/24, Sirto: Demande de décision préjudicielle présentée par le Korkein hallinto-oikeus (Finlande) le 31 décembre 2024 – A e.a.
31/12/2024
Affaire T-684/24: Recours introduit le 30 décembre 2024 – Tone Watch/EUIPO – Munich (MUNICH10A.T.M.)
30/12/2024