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AccueilDroit européen62024CN0718
Jurisprudence CJUE62024CN0718

Affaire C-718/24, Aleb: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Administrativen sad Sofia-grad (Bulgarie) le 22 octobre 2024 – NP/Predsedatel na Darzhavna agentsia za bezhantsite

CELEX62024CN0718
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 22 octobre 2024

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle, introduite par un tribunal administratif bulgare, concerne l'interprétation du droit d'asile de l'UE, en particulier les conditions de retrait de la protection internationale. Elle vise à clarifier les obligations des États membres lors de l'évaluation d'un changement de circonstances dans le pays d'origine d'un réfugié. La décision de la Cour guidera les autorités nationales sur la procédure à suivre et les critères à appliquer pour révoquer un statut de protection, impactant directement la pratique administrative en matière d'asile.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/381

27.1.2025

Demande de décision préjudicielle présentée par l’Administrativen sad Sofia-grad (Bulgarie) le 22 octobre 2024 – NP/Predsedatel na Darzhavna agentsia za bezhantsite

(Affaire C-718/24, Aleb (1) )

(C/2025/381)

Langue de procédure : le bulgare

Juridiction de renvoi

Administrativen sad Sofia-grad

Parties à la procédure au principal

Partie requérante : NP

Partie défenderesse : Predsedatel na Darzhavna agentsia za bezhantsite

Questions préjudicielles

1.

Est-il possible, en recourant à une interprétation extensive du considérant 46 et de l’article 33, paragraphe 2, sous c), en combinaison avec l’article 38, de la directive 2013/32 (2), de considérer que les règles énoncées dans ces dispositions, permettant de juger une demande de protection internationale irrecevable et concernant le concept de pays tiers sûr au sens de l’article 38 de la directive 2013/32, [doivent être] appliquées dans le cadre d’une procédure au titre du chapitre III de ladite directive, conformément aux principes de base et aux garanties fondamentales visés au chapitre II de celle-ci, c’est-à-dire lors de l’examen au fond d’une demande de protection internationale ?

2.

Convient-il d’interpréter le considérant 46 et de l’article [33], paragraphe 2, sous c), en combinaison avec l’article 38, de la directive 2013/32, en ce sens qu’une réglementation nationale, telle que celle prévue à l’article 75, paragraphe 2, du ZUB, ainsi qu’une pratique administrative et judiciaire, selon lesquelles une demande de protection internationale examinée au fond peut être rejetée sans être déclarée manifestement non fondée ou irrecevable, au seul motif que le demandeur peut se prévaloir de la protection d’un pays tiers sûr, sans que le droit national ait élaboré et mis en œuvre les méthodes prévues à l’article 38, paragraphe 2, sous b), de la directive 2013/32, alors que l’autorité administrative reconnaît qu’il existe un conflit armé dans le pays d’origine du demandeur et que ce dernier remplit les conditions prévues à l’article 15, sous c), de la directive 2011/95 (3) ?

3.

Convient-il d’interpréter l’article 38, paragraphe 2, sous b), en combinaison avec le considérant 46 de la directive 2013/32, en ce sens qu’une autorité administrative examinant au fond une demande de protection internationale ne peut appliquer le concept de pays tiers sûr à un pays déterminé et à un demandeur déterminé que sur la base d’informations provenant de sources accessibles au public et d’une décision adoptée par un organe du pouvoir exécutif (Conseil des Ministres) établissant qu’un pays tiers est sûr, sans qu’il existe de méthodes prévues par le droit national, au sens de cette disposition, en application desquelles l’autorité administrative peut s’assurer que le concept de pays tiers sûr peut être appliqué à un pays déterminé et à un demandeur déterminé ?

4.

Convient-il d’interpréter l’article 38, paragraphe 2, sous a), de la directive 2013/32 en ce sens que les États membres doivent obligatoirement prévoir dans leur droit national des critères permettant de considérer qu’il existe un lien de connexion entre le demandeur et le pays tiers concerné, sur la base duquel il serait raisonnable que le demandeur se rende dans ce pays ?

5.

Convient-il d’interpréter l’article 38, paragraphe 2, sous c), de la directive 2013/32, [qui] régit la possibilité qu’a le demandeur de contester en justice l’existence d’un lien de connexion entre lui et un pays tiers considéré comme sûr, conformément à cette disposition, sous a), en ce sens que, en l’absence de disposition du droit national prévoyant un contrôle juridictionnel de légalité pour vérifier l’existence d’un lien de connexion entre le demandeur et le pays tiers concerné, la juridiction saisie d’un recours contre la décision administrative refusant d’accorder la protection internationale au demandeur, au motif qu’un pays tiers a été jugé sûr pour lui, [doit] nécessairement se déclarer compétente et, dans le cadre d’un contrôle de légalité, se prononcer sur l’existence d’un tel lien de connexion, supposée par l’autorité administrative ?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection (JO 2013, L 180, p. 60)

(3) Directive 2011/95/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant les normes relatives aux conditions que doivent remplir les ressortissants des pays tiers ou les apatrides pour pouvoir bénéficier d’une protection internationale, à un statut uniforme pour les réfugiés ou les personnes pouvant bénéficier de la protection subsidiaire, et au contenu de cette protection (JO 2011, L 337, p. 9)


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/381/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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