| CELEX | 62024CN0750 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 29 octobre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/382 | 27.1.2025 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale ordinario di Bologna (Italie) le 29 octobre 2024 – AP/Commissione Territoriale per il riconoscimento della Protezione Internazionale di Bologna – Sezione Forlì Cesena – Ministero dell’Interno
(Affaire C-750/24, Ortera (1) )
(C/2025/382)
Langue de procédure : l’italien
Juridiction de renvoi
Tribunale ordinario di Bologna
Parties à la procédure au principal
Partie requérante : AP
Parties défenderesses : Commissione Territoriale per il riconoscimento della Protezione Internazionale di Bologna – Sezione Forlì Cesena – Ministero dell’Interno
Questions préjudicielles
| 1) | Selon le droit de l’Union, et en particulier en vertu des articles 36, 37 et 46 de la directive 2013/32/UE (2) et de son annexe I, les conditions de sécurité sur lesquelles repose la désignation d’un pays tiers comme pays d’origine sûr doivent-elle impérativement être déterminées selon le critère de l’absence de persécutions dirigées de manière systématique et généralisée contre les membres de certains groupes sociaux et de risques réels d’atteintes graves, telles que définies à l’annexe I de la directive 2013/32 et, en particulier, l’existence de persécutions ou d’exposition à des atteintes graves visant un groupe social unique difficile à identifier – comme par exemple les personnes lgbtqia+, les minorités ethniques ou religieuses, les femmes exposées à des violences de genre ou à la traite, etc. – exclut-elle cette désignation ? |
| 2) | Le principe de primauté du droit de l’Union, au sens de la jurisprudence constante de la Cour, impose-t-il de déclarer que, en cas de contrariété entre les dispositions de la directive 2013/32 relatives aux conditions de la désignation d’un pays tiers comme pays d’origine sûr et les dispositions nationales, le juge national est toujours tenu de ne pas appliquer ces dernières et, en particulier, le juge reste-t-il tenu de ce devoir de laisser inappliqué l’acte de désignation même lorsque celui-ci est un acte de rang législatif, comme la loi ordinaire ? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
(2) Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (refonte) (JO 2013, L 180, p. 60).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/382/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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