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AccueilDroit européen62024CN0781
Jurisprudence CJUE62024CN0781

Affaire C-781/24, Vensaro: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale ordinario di Roma (Italie) le 13 novembre 2024 – Questore di Roma/AR

CELEX62024CN0781
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 13 novembre 2024

Résumé IA

Cette demande préjudicielle du tribunal de Rome concerne l'interprétation du droit d'asile européen, en particulier les conditions de retrait de la protection internationale. Elle vise à clarifier si une condamnation pénale pour un délit spécifique peut justifier la perte du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/889

17.2.2025

Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale ordinario di Roma (Italie) le 13 novembre 2024 – Questore di Roma/AR

(Affaire C-781/24, Vensaro (1) )

(C/2025/889)

Langue de procédure: l’italien

Juridiction de renvoi

Tribunale ordinario di Roma

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: Questore di Roma

Partie défenderesse: AR

Questions préjudicielles

1)

Le droit de l’Union, et en particulier les articles 36, 37 et 38 de la directive 2013/32/UE (2), lus également en combinaison avec les considérants 42, 46 et 48 de cette directive, et interprétés à la lumière de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (et des articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme), s’opposent-ils à ce qu’un législateur national, compétent pour permettre l’établissement de listes de pays d’origine sûrs et pour définir, à cette fin, les critères à respecter ainsi que les sources à utiliser, procède également directement, par un acte législatif primaire, à la désignation d’un État tiers comme pays d’origine sûr?

2)

En tout état de cause, le droit de l’Union, et en particulier les articles 36, 37 et 38 de la directive 2013/32, lus également en combinaison avec les considérants 42, 46 et 48 de cette directive, et interprétés à la lumière de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (et des articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme), s’opposent-ils à tout le moins à ce que le législateur désigne un État tiers comme pays d’origine sûr sans veiller à ce que les sources utilisées pour justifier cette désignation soient accessibles et vérifiables, de sorte que la provenance, l’autorité, la fiabilité, la pertinence, l’actualité, l’exhaustivité, et, de manière générale, le contenu de ces sources, ne peuvent être contestés par le demandeur d’asile ni examinés par le juge, lesquels ne sont pas non plus en mesure d’en tirer leurs propres conclusions quant à la réunion des conditions matérielles d’une telle désignation, énoncées à l’annexe I de la directive?

3)

Le droit de l’Union, et en particulier les articles 36, 37 et 38 de la directive 2013/32, lus également en combinaison avec les considérants 42, 46 et 48 de cette directive, et interprétés à la lumière de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (et des articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme), doivent-ils être interprétés en ce sens que, au cours d’une procédure accélérée à la frontière [concernant des personnes provenant] d’un pays d’origine désigné comme sûr, y compris au cours de la phase de validation de la décision du placement en rétention qui a été ordonné dans le cadre de cette procédure, le juge peut en tout état de cause utiliser, en les recueillant lui-même à partir des sources visées à l’article 37, paragraphe 3, de la directive, des informations sur le pays de provenance lui permettant de vérifier que les conditions matérielles d’une telle désignation, énoncées à l’annexe I de la directive, sont réunies?

4)

Le droit de l’Union, et en particulier les articles 36, 37 et 38 de la directive 2013/32, ainsi que son annexe I, lus également en combinaison avec les considérants 42, 46 et 48 de cette directive, et interprétés à la lumière de l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (et des articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme), s’opposent-ils à ce qu’un pays tiers soit défini comme un pays «d’origine sûr», lorsqu’il existe, dans ce pays, des catégories de personnes pour lesquelles ledit pays ne satisfait pas aux conditions matérielles d’une telle désignation, énoncées à l’annexe I de la directive?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Directive 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l’octroi et le retrait de la protection internationale (refonte) (JO 2013, L 180, p. 60).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/889/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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