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AccueilDroit européen62024CN0863
Jurisprudence CJUE62024CN0863

Affaire C-863/24 P: Pourvoi formé le 11 décembre 2024 par Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse), Banca di Credito Cooperativo di Ancona e Falconara marittima CC SC, Banca di Credito Cooperativo di Alba Langhe Roero e Canavese, Banca di Credito Cooperativo di Castiglione Messer Raimondo e Pianella SC, Banca di Credito Cooperativo di Milano, Banca di Credito Cooperativo di Pontassieve, Banca di Credito Cooperativo di Roma, Banca di Credito Cooperativo di Sarsina, Banca di Credito Cooperativo Prealpi San Biagio, Banca di Credito Cooperativo 360 Credito Cooperativo FVG – S, Banca per il Trentino Alto Adige – Bank für Trentino-Südtirol – Credito Cooperativo Italiano già Banca di Credito Cooperativo Cassa di Trento, BCC Veneta – Credito Cooperativo – Società cooperativa già Banca di Credito Cooperativo di Verona e Vicenza C.C. contre l’ordonnance du Tribunal (troisième chambre) rendue le 1er octobre 2024 dans l’affaire T-1070/23, Federcasse e.a./Commission

CELEX62024CN0863
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 11 décembre 2024

Résumé IA

Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne contre une ordonnance du Tribunal de première instance, concernant un litige entre des banques de crédit coopératif italiennes et la Commission européenne. L'affaire porte sur des questions de droit de la concurrence, probablement liées à des aides d'État ou à des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur bancaire coopératif italien. Le pourvoi vise à contester la décision de la Commission ou l'interprétation juridique du Tribunal en la matière.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/897

17.2.2025

Pourvoi formé le 11 décembre 2024 par Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse), Banca di Credito Cooperativo di Ancona e Falconara marittima CC SC, Banca di Credito Cooperativo di Alba Langhe Roero e Canavese, Banca di Credito Cooperativo di Castiglione Messer Raimondo e Pianella SC, Banca di Credito Cooperativo di Milano, Banca di Credito Cooperativo di Pontassieve, Banca di Credito Cooperativo di Roma, Banca di Credito Cooperativo di Sarsina, Banca di Credito Cooperativo Prealpi San Biagio, Banca di Credito Cooperativo 360 Credito Cooperativo FVG – S, Banca per il Trentino Alto Adige – Bank für Trentino-Südtirol – Credito Cooperativo Italiano già Banca di Credito Cooperativo Cassa di Trento, BCC Veneta – Credito Cooperativo – Società cooperativa già Banca di Credito Cooperativo di Verona e Vicenza C.C. contre l’ordonnance du Tribunal (troisième chambre) rendue le 1er octobre 2024 dans l’affaire T-1070/23, Federcasse e.a./Commission

(Affaire C-863/24 P)

(C/2025/897)

Langue de procédure: l’italien

Parties

Parties requérantes: Federazione Italiana delle Banche di Credito Cooperativo e Casse Rurali (Federcasse), Banca di Credito Cooperativo di Ancona e Falconara marittima CC SC, Banca di Credito Cooperativo di Alba Langhe Roero e Canavese, Banca di Credito Cooperativo di Castiglione Messer Raimondo e Pianella SC, Banca di Credito Cooperativo di Milano, Banca di Credito Cooperativo di Pontassieve, Banca di Credito Cooperativo di Roma, Banca di Credito Cooperativo di Sarsina, Banca di Credito Cooperativo Prealpi San Biagio, Banca di Credito Cooperativo 360 Credito Cooperativo FVG – S, Banca per il Trentino Alto Adige – Bank für Trentino-Südtirol – Credito Cooperativo Italiano già Banca di Credito Cooperativo Cassa di Trento, BCC Veneta – Credito Cooperativo – Società cooperativa già Banca di Credito Cooperativo di Verona e Vicenza C.C. (représentants: A. Pera, F. Salerno, U. Di Francia, avocats)

Autres parties à la procédure: Commission européenne, Banca di Credito Cooperativo di Napoli

Conclusions

Les parties requérantes concluent à ce qu’il plaise à la Cour

—

annuler l’ordonnance attaquée, et

—

condamner la Commission aux dépens.

Moyens et principaux arguments

1.

Le premier moyen du pourvoi conteste l’erreur de droit commise par le Tribunal dans l’application de l’article 263 TFUE, en ce que l’ordonnance attaquée exclut que la mesure soit susceptible de produire des effets juridiques obligatoires. Le premier moyen est subdivisé en trois branches.

—

La première branche du premier moyen conteste les points 31 à 38 de l’ordonnance attaquée en revenant sur l’analyse qui y est exposée s’agissant du contenu et du contexte de la mesure ainsi que des pouvoirs de la Commission (il s’agit des éléments cités au point 30 de l’ordonnance attaquée en tant qu’éléments permettant de déterminer si la mesure produit des effets de droit obligatoires). En particulier, il est relevé ce qui suit:

i.

Aux points 31 à 33 de l’ordonnance attaquée, le Tribunal procède à une analyse insuffisante et erronée du contenu de la mesure, en ce qu’il n’analyse pas la substance de l’acte, négligeant ainsi des éléments décisifs. En effet, les formules de refus claires, qui équivalent à un véritable dispositif, ne sont pas analysées. En outre, l’ordonnance attaquée (point 49), tout en reconnaissant qu’il s’agit d’un acte «clair» avec «un résultat clair», n’en tire pas les conclusions qui s’imposent.

ii.

L’analyse du contexte dans lequel s’inscrit l’adoption de la mesure (points 35 et 36 de l’ordonnance attaquée, lus en combinaison avec les affirmations de la même teneur qui figurent aux points 32, 33 et 49 de l’ordonnance attaquée) est erronée, en ce qu’elle postule l’existence d’une phase préparatoire antérieure à la décision, sans tenir compte du fait que l’article 10, paragraphe 6, de la directive ne prévoit aucune phase de dialogue et, ce qui est encore plus pertinent, ne fixe aucun délai dans lequel ce prétendu dialogue devrait être mené à bien. En l’absence de délai légal dans lequel cette phase de dialogue devrait être accomplie, celle-ci pourrait ne pas être achevée en cas d’inertie des autorités nationales et les requérantes seraient par conséquent privées de leur droit à une protection juridictionnelle effective. À cela s’ajoute que même en admettant que la mesure soit un acte d’«ouverture» (ce qui est contesté), il n’en demeure pas moins qu’il produit des effets de droit obligatoires. C’est donc erronément que le Tribunal, aux points 35 et 36 de l’ordonnance attaquée, lus en combinaison avec les affirmations de la même teneur qui figurent aux points 32, 33 et 49, a fondé ses conclusions sur la prémisse selon laquelle la mesure pouvait constituer une simple «ouverture» de la procédure.

iii.

Bien que le Tribunal lui-même mentionne (point 30 de l’ordonnance attaquée) l’analyse des pouvoirs de l’institution auteur de l’acte parmi les éléments objectifs décisifs pour l’appréciation des effets juridiques, l’ordonnance attaquée ne fait état d’aucune analyse en ce sens. Cette insuffisance est pertinente dans la mesure où, en vertu de l’article 10, paragraphe 6, de la directive, la Commission est exclusivement compétente pour l’approbation de la demande de réduction du niveau cible. Par conséquent, il aurait été opportun de tenir compte du fait que le rejet de cette demande émanait de l’autorité disposant d’une compétence exclusive en la matière. En conclusion, s’il avait tenu compte des pouvoirs de la Commission, le Tribunal n’aurait pas pu conclure que «le contenu et la substance» de la mesure laissent à penser qu’il s’agit d’un acte préparatoire.

—

La deuxième branche du premier moyen conteste les points 43 et 44 de l’ordonnance attaquée en ce que le Tribunal ne pouvait conclure, sur le fondement des éléments de forme qui y sont indiqués, que ces éléments confirmaient le caractère préparatoire de la mesure. D’autres éléments de forme visés aux points 34 et 37 de l’ordonnance attaquée sont également contestés comme étant sans pertinence ou ayant fait l’objet d’une analyse erronée.

—

La troisième branche du premier moyen conteste le point 51 de l’ordonnance attaquée, en ce que le Tribunal a affirmé erronément que l’intention de l’auteur de la mesure était de fournir des informations.

2.

Le deuxième moyen du pourvoi conteste le point 50 de l’ordonnance attaquée en ce que le Tribunal a dénaturé le document 11 annexé à la requête en première instance, à savoir la lettre du ministère du 31 août 2023, en ce qu’il considère que le ministère est un simple «tiers», alors qu’il s’agit de l’autorité nationale compétente en vertu de l’article 10, paragraphe 6, de la directive, de sorte que les conséquences juridiques que le ministère a logiquement tirées de cette mesure (en considérant qu’elle excluait qu’il soit fait droit à la demande et qu’elle était donc de nature décisoire) auraient dû faire partie intégrante de l’examen relatif aux effets juridiques de la mesure.

3.

Le troisième moyen du pourvoi conteste le défaut de motivation et son caractère contradictoire en relevant les nombreuses insuffisances et contradictions qui entachent l’ordonnance attaquée, à savoir, l’absence d’analyse du contenu de la mesure en ce qu’elle exprime une prise de position claire sur le résultat de l’analyse effectuée par les services de la Commission, l’absence d’analyse des pouvoirs de la Commission, et la contradiction entre le point 49 et les affirmations du point 38, ainsi que l’insuffisance de la motivation du point 51.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/897/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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