| CELEX | 62024CN0902 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | dimanche 22 décembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1876 | 7.4.2025 |
Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 22 décembre 2024 – RM et EM/Santander Bank Polska S.A.
(Affaire C-902/24, Herchoski (1) )
(C/2025/1876)
Langue de procédure: le polonais
Juridiction de renvoi
Sąd Okręgowy w Warszawie
Parties à la procédure au principal
Partie requérante: RM et EM
Partie défenderesse: Santander Bank Polska S.A.
Question préjudicielle
Dans le contexte de la déclaration de la nullité d’un contrat de crédit hypothécaire dans son intégralité du fait qu’il ne saurait subsister sans les clauses abusives qu’il contient, l’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs (2), ainsi que les principes d’effectivité, d’équivalence, de proportionnalité et de sécurité juridique doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à une interprétation juridictionnelle de la législation nationale selon laquelle:
| 1. | dans une procédure intentée par un consommateur contre une banque ayant pour objet le remboursement d’un montant équivalent aux mensualités du crédit, la banque peut soulever valablement une exception de compensation entre sa créance au titre du remboursement du montant équivalent au capital du crédit et la créance du consommateur, |
| 2. | la banque peut soulever valablement une telle exception de compensation également comme une exception subsidiaire, alors qu’en principe elle fait valoir dans le cadre de la procédure que le contrat de crédit est valide et ne contient pas de clauses contractuelles abusives, |
| 3. | la banque peut effectivement réclamer au consommateur de rembourser un montant équivalent au capital du crédit versé en exécution d’un contrat nul (cette créance de la banque devenant alors exigible), alors que, en principe, la banque fait valoir dans le cadre de la procédure que le contrat de crédit est valable et ne contient pas de clauses contractuelles abusives, |
| 4. | la banque peut fixer un délai de deux semaines au consommateur pour rembourser un montant équivalent à la totalité du capital du crédit emprunté (la créance de la banque au titre du remboursement du montant équivalent à la totalité du capital du crédit devenant alors exigible), |
| 5. | le consommateur sera condamné à payer une partie des dépens dans la mesure où le recours en paiement a été rejeté parce qu’il a été fait droit à l’exception de compensation soulevée par la banque? |
(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1876/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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