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AccueilDroit européen62024TN0261
Jurisprudence CJUE62024TN0261

Affaire T-261/24: Recours introduit le 17 mai 2024 – Birių Krovinių Terminalas/Conseil et Commission

CELEX62024TN0261
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 17 mai 2024

Résumé IA

Ce recours introduit par Birių Krovinių Terminalas conteste des actes du Conseil et de la Commission concernant des mesures restrictives de l'UE. L'affaire porte sur l'application du régime de sanctions européen, examinant notamment les conditions de l'inscription sur les listes et le respect des droits de la défense. La décision du Tribunal clarifiera le contrôle juridictionnel des mesures restrictives et leurs implications pour les opérateurs économiques.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/6262

28.10.2024

Recours introduit le 17 mai 2024 – Birių Krovinių Terminalas/Conseil et Commission

(Affaire T-261/24)

(C/2024/6262)

Langue de procédure : l’anglais

Parties

Partie requérante : Birių Krovinių Terminalas UAB (Klaipėda, Lituanie) (représentants : V. Nikitinas et A. Staševskaja, avocats)

Parties défenderesses : Conseil de l’Union européenne, Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

—

contrôler, conformément à l’article 263 TFUE, la légalité des actions de la Commission portant sur l’interprétation du terme «transfert» et annuler les documents suivants de la Commission en ce qu’ils définissent le terme «transfert» de manière contraire au droit et à la jurisprudence de l’Union, à savoir : i) la «Consolidated Frequently Asked Questions on the Implementation of Council Regulation No 833/2014 and Council Regulation No 269/2014» (version consolidée de la foire aux questions sur la mise en œuvre du règlement no 833/2014 du Conseil et du règlement no 269/2014 du Conseil), établie le 22 juin 2022 et modifiée plusieurs fois depuis lors, ainsi que ii) la notion de «transfert» par rapport à celle de «transport» ;

—

reconnaître que, sans la compétence requise, en permettant et en n’éliminant pas ensuite l’interprétation du terme «transfert» figurant dans la «Consolidated Frequently Asked Questions on the Implementation of Council Regulation No 833/2014 and Council Regulation No 269/2014» (version consolidée de la foire aux questions sur la mise en œuvre du règlement no 833/2014 du Conseil et du règlement no 269/2014 du Conseil), établie le 22 juin 2022 et modifiée plusieurs fois depuis lors, qui n’est pas conforme au droit de l’Union, la Commission a commis un détournement de pouvoir en se soustrayant à l’application de la procédure législative prévue à l’article 31, paragraphe 1, TUE et qu’elle ne s’est pas acquittée des obligations qui lui incombent en vertu de l’article 17, paragraphe 1, TUE ;

—

annuler, conformément à l’article 263 TFUE, le règlement (CE) du Conseil no 765/2006 (1), tel que modifié et complété, ainsi que la décision 2012/642/PESC du Conseil du 15 octobre 2012 (2), telle que modifiée et complétée, dans la mesure où ils sont incompatibles avec les dispositions d’accords internationaux et du droit de l’Union relatives à la restriction du transit d’engrais potassique de Biélorussie vers des pays tiers par le terminal de BKT (port de Klaipėda) ;

—

reconnaître, conformément à l’article 265 TFUE, l’inaction du Conseil et de la Commission à l’égard des demandes de la partie requérante les appelant à agir afin de mettre fin aux violations des accords internationaux et d’autres dispositions du droit de l’Union et à mettre en œuvre leurs propres décisions ;

—

obliger le Conseil et la Commission à prévoir dans le règlement 765/2006 et dans la décision 2012/642/PESC des dispositions précisant que les mesures restrictives instaurées dans ces actes ne s’appliquent pas au transport ferroviaire de potasse biélorusse passant par le territoire de l’Union entre, d’une part, la frontière séparant la Biélorussie et la Lituanie et, d’autre part, le terminal de BKT (port de Klaipėda), ainsi qu’aux autres opérations concernant le transit vers des pays tiers, y compris, mais sans s’y limiter, le transbordement, le fret, la vérification, les services financiers et de paiement, etc., ou bien obliger la Commission et/ou le Conseil à publier des clarifications ou des lignes directrices officielles adéquates ;

—

condamner le Conseil et la Commission aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Le premier moyen est tiré de ce que la Commission a commis un détournement de pouvoir, évitant de lancer la procédure législative, commettant des erreurs de droit manifestes et violant les principes de légalité, de sécurité juridique et d’équilibre institutionnel.

2.

Le deuxième moyen est tiré de ce que le règlement 765/2006 et la décision 2012/642/PESC du Conseil sont incompatibles avec les dispositions d’accords internationaux et du droit de l’Union. La partie requérante fait valoir les arguments suivants à l’appui de sa demande d’annulation :

—

violation des principes de légalité et de proportionnalité ;

—

violation du principe de sécurité juridique ;

—

violation du principe de confiance légitime ;

—

violation des droits fondamentaux de la partie requérante, y compris le droit à la liberté d’entreprise.

3.

Le troisième moyen est tiré de l’inaction du Conseil et de la Commission.


(1) Règlement du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre du président Lukashenko et de certains fonctionnaires de Biélorussie (JO 2006, L 134, p. 1).

(2) Décision concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie (JO 2012, L 285, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6262/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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