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AccueilDroit européen62024TN0366
Jurisprudence CJUE62024TN0366

Affaire T-366/24: Recours introduit le 17 juillet 2024 – EN/Cour de justice de l’Union européenne

CELEX62024TN0366
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 17 juillet 2024

Résumé IA

Il s'agit d'un recours introduit devant le Tribunal de l'Union européenne en juillet 2024. Ce document marque le début d'une procédure contentieuse qui sera examinée par la juridiction de première instance de l'UE.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/5641

30.9.2024

Recours introduit le 17 juillet 2024 – EN/Cour de justice de l’Union européenne

(Affaire T-366/24)

(C/2024/5641)

Langue de procédure : le français

Parties

Partie requérante : EN (représentant : A. Le Gouvello De La Porte, avocate)

Partie défenderesse : Cour de justice de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

—

annuler le bulletin de rémunération de ladite partie de décembre 2023, ainsi que tous ses bulletins de rémunération ultérieurs, en ce qu’ils portent sur sa cotisation au RCAM ;

—

annuler, en tant que de besoin, la décision R-2/24 du Comité des réclamations de la Cour de justice de l’Union européenne, du 19 avril 2024, portant rejet de la réclamation administrative préalable de la partie requérante ;

—

condamner la Cour de justice de l’Union européenne aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque sept moyens.

À titre principal :

1.

Premier moyen, tiré de la violation de l’article 72, paragraphe 1, du Statut (1).

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse, en instaurant un droit des affiliés au RCAM au remboursement de prestations découplées de tout contexte pathologique, en l’occurrence la procréation médicalement assistée (PMA) de convenance et la conservation de convenance des gamètes, et en imposant à ladite partie requérante de financer la couverture de ces prestations et d’en subir l’impact financier, viole l’article 72, paragraphe 1, du Statut.

À titre subsidiaire :

2.

Deuxième moyen, tiré de la violation du principe d’égalité de traitement.

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse, en prévoyant un droit au remboursement de la PMA de même étendue dans le cas des femmes infertiles et dans celui des femmes fertiles, viole le principe d’égalité de traitement.

3.

Troisième moyen, tiré de la violation de l’obligation de motivation et d’une erreur manifeste d’appréciation.

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse est entachée, s’agissant de ses conséquences financières pour le RCAM, d’une insuffisance de motivation en ce qui concerne la PMA de convenance, d’un défaut de motivation en ce qui concerne la conservation de convenance des gamètes et, enfin, d’une erreur manifeste d’appréciation.

4.

Quatrième moyen, tiré de la violation de l’article3, paragraphe 2, sous b), de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (la Charte) (2).

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse, en instaurant le remboursement aux affiliés au RCAM du recours à des techniques impliquant le tri d’embryons, finance le développement de pratiques eugéniques, interdites par l’article 3, paragraphe 2, sous b), de la Charte.

5.

Cinquième moyen, tiré de la violation des droits fondamentaux de l’enfant, garantis à l’article 24 de la Charte et à l’article 7, paragraphe 1, de la Convention des Nations Unies, du 20 novembre 1989, relative aux droits de l’enfant.

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse, en instaurant le remboursement aux affiliés au RCAM du recours à des techniques impliquant la privation de père biologique, voire de père tout court, pour l’enfant, viole les droits fondamentaux de ce dernier.

6.

Sixième moyen, tiré de la violation des articles 1 et 2 de la Charte.

—

La partie requérante fait valoir que la disposition litigieuse, en instaurant le remboursement aux affiliés au RCAM du recours à des techniques impliquant la destruction d’embryons humains, méconnait le bénéfice du doute, contredit le principe de la présomption d’innocence, ignore le principe de précaution et, finalement, viole les articles 1 et 2 de la Charte relatifs à l’inviolabilité de la dignité humaine et au droit à la vie.

7.

Septième moyen, tiré de l’excès de pouvoir de la Commission.

—

La partie requérante fait valoir que la Commission a outrepassé ses compétences, eu égard aux conséquences et aux modalités de l’adoption de la disposition litigieuse.


(1) Statut des fonctionnaires de l’Union européenne, établi par le règlement (CEE, Euratom, CECA) n° 259/68 du Conseil, du 29 février 1968, fixant le statut des fonctionnaires des Communautés européennes ainsi que le régime applicable aux autres agents de ces Communautés, et instituant des mesures particulières temporairement applicables aux fonctionnaires de la Commission (JO 1968, L 56, p. 1).

(2) JO 2016, C 202, p. 389.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5641/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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