| CELEX | 62024TN0384 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | vendredi 26 juillet 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5642 | 30.9.2024 |
Recours introduit le 26 juillet 2024 – Sharif/Conseil
(Affaire T-384/24)
(C/2024/5642)
Langue de procédure : le français
Parties
Partie requérante : Ammar Sharif (Beyrouth, Liban) (représentant : G. Karouni, avocat)
Partie défenderesse : Conseil de l’Union européenne
Conclusions
Le requérant conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :
| — | constater l’illégalité des actes contestés à savoir le paragraphe 2, sous b), et 3, de l’article 27 et de l’article 28 de la décision 2013/255, telle que modifiée par la décision 2015/1836 et du paragraphe 1 bis, sous b) de l’article 15 du règlement n° 36/2012 et les déclarer inapplicables à l’égard du requérant, pour autant que ces dispositions le concernent ; |
| — | annuler pour autant que ces actes concernent le requérant :
|
| — | condamner le Conseil au paiement de la somme de 10 000 euros au titre des dommages et intérêts en réparation de tous préjudices confondus ; |
| — | en vertu de l’article 134 du règlement de procédure du Tribunal, toute partie qui succombe est condamnée aux dépens ; |
| — | que le Conseil supporte ses propres dépens ainsi que ceux que le requérant a exposés et qu’il se réserve le droit de justifier en cours de procédure. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, le requérant invoque quatre moyens.
| 1. | Premier moyen, tiré de la violation des droits de la défense et du procès équitable. Le requérant reproche au Conseil d’avoir violé les droits de la défense notamment celui d’être entendu avant la décision d’inclusion de son nom dans les listes querellées. |
| 2. | Deuxième moyen, tiré de l’erreur d’appréciation et de l’absence de preuve. Les allégations du Conseil relatives à l’existence d’un «risque intrinsèque que les biens hérités soient utilisés pour soutenir les activités du régime syrien, arrivent directement en la possession de ce dernier et contribuent potentiellement à la répression violente exercée par le régime syrien contre la population civile» doivent être définitivement rejetées au motif qu’elles sont dénuées de tout fondement et souffrent de l’absence de toute base factuelle pour les étayer. Le Conseil n’a pas procédé à l’examen objectif de la situation du requérant qui est en rupture avec le contexte dénoncé. |
| 3. | Troisième moyen, tiré de la violation du principe de proportionnalité dans l’atteinte aux droits fondamentaux. La mesure litigieuse devra être invalidée au motif qu’elle est disproportionnée au regard de l’objectif recherché par les actes litigieux. La disproportion résulte notamment du fait que tous les biens du requérant sont concernés sans aucune distinction. |
| 4. | Quatrième moyen, tiré de la violation du droit de propriété. Les actes contestés portent une atteinte injustifiée au droit de propriété du requérant en ce qu’ils incluent sans distinction les biens pouvant être hérités par lui mais également des biens personnels ou hérités de sa famille. |
(1) JO L, 2024/1510.
(2) JO L, 2024/1517.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5642/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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