| CELEX | 62024TN0422 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mardi 13 août 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2024/5649 | 30.9.2024 |
Recours introduit le 13 août 2024 – Société générale et SG Option Europe/CRU
(Affaire T-422/24)
(C/2024/5649)
Langue de procédure : le français
Parties
Parties requérantes : Société générale (Paris, France), SG Option Europe (Puteaux, France) (représentants : A. Gosset-Grainville, M. Trabucchi et C. Duriez, avocats)
Partie défenderesse : Conseil de résolution unique
Conclusions
Les requérantes concluent à ce qu’il plaise au Tribunal :
| — | annuler, en vertu de l’article 263 TFUE, la décision n° SRB/ES/2024/20 du 11 juin 2024 concernant la réadoption de la décision relative au calcul des contributions ex ante au Fonds de résolution unique (FRU) pour 2021 dans la mesure où elle concerne les requérantes ; |
| — | condamner la partie défenderesse aux entiers dépens. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, les requérantes invoquent cinq moyens.
| 1. | Premier moyen, tiré d’une erreur de droit en ce qui concerne la fixation du coefficient d’ajustement. Les requérantes invoquent une erreur de droit dès lors que le CRU a violé l’article 70, paragraphe 2, du règlement MRU (1) en fixant le montant total des contributions ex ante au FRU à un niveau supérieur au plafond de 12,5 % du niveau cible final imposé par cet article. |
| 2. | Deuxième moyen, tiré d’une violation de l’obligation de motivation. Les requérantes invoquent une violation de l’obligation de motivation, dans la mesure où le CRU ne présente pas clairement la méthode appliquée pour calculer le niveau cible annuel et ne justifie pas la fixation du coefficient de 1,35 %. |
| 3. | Troisième moyen, tiré d’une erreur de droit pour ce qui concerne la restriction d’utilisation des engagements de paiement irrévocables (ci-après «EPI». Les requérantes invoquent une erreur de droit dès lors que le CRU s’appuie sur une interprétation erronée des dispositions encadrant le recours aux EPI pour, d’une part, restreindre la part des EPI en-dessous du plafond de 30 % des contributions ex ante sans en avoir la compétence et pour, d’autre part, limiter le type de la garantie aux seules espèces, retirant de ce fait l’effet utile de ces dispositions. |
| 4. | Quatrième moyen, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation. Les requérantes invoquent une erreur manifeste d’appréciation puisque les risques de procyclicité et de liquidité invoqués par le CRU pour limiter le recours aux EPI sont infondés, compte tenu notamment des caractéristiques propres aux EPI et du contexte de leur utilisation. |
| 5. | Cinquième moyen, tiré d’une atteinte à l’obligation de motivation. Les requérantes invoquent la violation de l’obligation de motivation au motif que la décision attaquée n’indique pas de manière précise et détaillée en quoi il serait nécessaire, d’une part, de fixer le plafond de recours aux EPI à 22,5 % et, d’autre part, de n’accepter en garantie que les seules espèces. |
(1) Règlement (UE) n° 806/2014 du Parlement européen et du Conseil, du 15 juillet 2014, établissant des règles et une procédure uniformes pour la résolution des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement dans le cadre d’un mécanisme de résolution unique et d’un Fonds de résolution bancaire unique, et modifiant le règlement (UE) n° 1093/2010 (JO 2014, L 225, p. 1).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/5649/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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