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AccueilDroit européen62024TN0454
Jurisprudence CJUE62024TN0454

Affaire T-454/24: Recours introduit le 27 août 2024 – GB/BEI

CELEX62024TN0454
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 27 août 2024

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/6265

28.10.2024

Recours introduit le 27 août 2024 – GB/BEI

(Affaire T-454/24)

(C/2024/6265)

Langue de procédure : l’anglais

Parties

Partie requérante : GB (représentant : B. Maréchal, avocat)

Partie défenderesse : Banque européenne d’investissement (BEI)

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

—

déclarer illégaux l’obtention et le traitement par la défenderesse des données personnelles du requérant sous forme d’extraits de certains de ses messages Whatsapp privés échangés avec un collègue et traités dans le cadre des enquêtes ayant conduit aux décisions attaquées ;

—

annuler la décision finale du président de la BEI, datée du 17 mai 2024, entérinant les conclusion du rapport final du comité d’enquête en matière de respect de la dignité au travail (ci-après le «rapport final» ;

—

annuler la décision de la BEI d’engager une procédure disciplinaire contre le requérant, telle que notifiée par la direction générale des ressources humaines le 1er août 2024 ;

—

accorder une indemnisation pour le préjudice matériel subi par le requérant pour un montant de 200 000 euros, calculé à titre provisoire ;

—

accorder une indemnisation pour le préjudice moral subi par le requérant d’un montant de 150 000 euros;

—

accorder une indemnisation pour les frais de justice encourus par le requérant dans la présente procédure à hauteur de 35 000 euros (TVA incluse).

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque six moyens.

1.

Premier moyen, tiré de l’illégalité du traitement des données à caractère personnel du requérant et de la violation de son droit au respect de la vie privée, de ses communications privées et de sa correspondance, eu égard à :

—

l’obtention illégale de ses données personnelles et de sa correspondance privée ;

—

le traitement illégal de ses données personnelles et de sa correspondance privée ; et à la

—

la conservation illégale de ses données.

2.

Deuxième moyen, tiré de l’illégalité du rapport final et de la décision finale du président de la BEI en raison de l’irrecevabilité du signalement d’irrégularités de 2021 et des fautes et/ou des manquements de la défenderesse relatifs à l’ouverture, à la poursuite et à la conduite de la seconde enquête administrative. En effet, la direction générale des ressources humaines n’a pas examiné les conditions de recevabilité du signalement d’irrégularités et c’est à tort qu’elle a engagé d’office la procédure relative à la dignité au travail.

3.

Troisième moyen, tiré de l’illégalité de la décision finale du président de la BEI en raison du conflit d’intérêts, de la conduite fautive de la première enquête et de la rétrogradation, en violation des droits de la défense du requérant, de son droit à une bonne administration et du principe de proportionnalité, eu égard au fait que :

—

la procédure n’a pas été conduite conformément aux principes d’impartialité et d’indépendance, en violation du droit du requérant à un procès équitable ; et que

—

la procédure n’a pas été conduite dans le respect des droits de la défense du requérant et des principes de bonne administration et de proportionnalité.

4.

Quatrième moyen, tiré de l’illégalité du rapport final et de la décision finale du président de la BEI en raison de la conduite fautive de la seconde enquête administrative, en violation des droits de la défense du requérant, de son droit à une bonne administration et du principe de proportionnalité, eu égard au fait que :

—

la procédure n’a pas été conduite conformément aux principes de bonne administration et de proportionnalité ;

—

la procédure n’a pas été conduite conformément aux principes d’impartialité et d’indépendance, en violation du droit du requérant à un procès équitable ; et que

—

la direction générale des ressources humaines était en situation de conflit d’intérêts.

5.

Cinquième moyen, tiré de l’illégalité de la décision finale du président de la BEI, en ce que le harcèlement moral allégué par la défenderesse n’a pas été établi et le principe ne bis in idem n’a pas été respecté, eu égard à :

—

l’appréciation illégale des faits au regard de la définition du harcèlement moral ; et

—

l’accumulation illégale de sanctions disciplinaires à l’encontre du requérant, ayant abouti à un harcèlement institutionnel.

6.

Sixième moyen, tiré de la responsabilité de la défenderesse pour le préjudice subi par le requérant en raison des décisions attaquées et des violations connexes de ses droits fondamentaux.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/6265/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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