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AccueilDroit européen62024TN0532
Jurisprudence CJUE62024TN0532

Affaire T-532/24: Recours introduit le 11 octobre 2024 – Banque Havilland/BCE

CELEX62024TN0532
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 11 octobre 2024

Résumé IA

Il s'agit d'un recours en annulation introduit par la Banque Havilland contre la Banque centrale européenne (BCE). L'affaire concerne très probablement une décision de la BCE en matière de contrôle prudentiel ou de surveillance bancaire. Le Tribunal de l'Union européenne devra se prononcer sur la légalité de l'acte contesté au regard du droit de l'Union.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2024/7362

16.12.2024

Recours introduit le 11 octobre 2024 – Banque Havilland/BCE

(Affaire T-532/24)

(C/2024/7362)

Langue de procédure : l’anglais

Parties

Partie requérante : Banque Havilland SA (Luxembourg, Luxembourg) (représentant : O. Behrends, avocat)

Partie défenderesse : Banque centrale européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :

—

annuler, sur le fondement de l’article 264 TFUE, la décision de la BCE ECB-SSM-2024-LU-5 WHD-2023-0005, du 1er août 2024, lui retirant son agrément en tant qu’établissement de crédit (ci-après «la décision attaquée» ; et

—

condamner la défenderesse aux dépens.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré de ce que la décision attaquée est entachée d’excès de pouvoir ou, à titre subsidiaire, viole le droit matériel de l’Union, au motif que :

—

elle viole le droit de la requérante à ce que ses affaires soient traitées, conformément au droit national, par les autorités nationales compétentes, et puissent faire l’objet d’un contrôle par les juridictions nationales ;

—

elle inclut des questions non prudentielles ;

—

elle traite à tort le bénéficiaire effectif ultime de la Banque comme une banque sous surveillance ;

—

elle constitue une sanction de fait plutôt qu’une mesure destinée à assurer le respect des règles ; et

—

elle se fonde sur des dispositions du règlement (UE) no 1024/2013 (1) du Conseil et du règlement (UE) no 468/2014 (2) de la Banque centrale européenne qui sont illégales (y compris, notamment, les articles 4 et 14 du règlement no 1024/2013). Ces dispositions sont illégales, car elles vont au-delà du champ d’application limité de l’article 127, paragraphe 6, TFUE et car elles violent des principes fondamentaux du droit de l’Union relatifs à l’application du droit national.

2.

Deuxième moyen, tiré de l’illégalité procédurale de la décision attaquée, en ce que la BCE et la Commission de surveillance du secteur financier ont évité toute procédure formelle de retrait d’agrément et l’implication de la requérante dans une telle procédure jusqu’à ce que le processus d’établissement des faits et de prise de décision soit achevé en pratique. Dans ce contexte, la requérante invoque également l’illégalité de l’article 31, paragraphe 3, dernière phrase, du règlement no 468/2014, au motif que le bref délai prévu par cette disposition est disproportionné.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que la décision attaquée est illégale sur le fond, car elle est fondée sur une appréciation d’une partie extrêmement limitée des activités de la requérante, car elle suppose un certain nombre d’obligations inexistantes en droit national et car elle n’est pas suffisamment étayée en ce qui concerne d’autres motifs de retrait de l’agrément. Dans ce contexte, la requérante fait valoir :

—

l’illégalité des motifs de la décision attaquée, qui sont contraires au droit national, ainsi qu’au droit de l’Union ;

—

une violation du principe de proportionnalité ;

—

l’abus par la partie défenderesse de son pouvoir réglementaire, au sens de l’article 263 TFUE ;

—

une violation de la confiance légitime ;

—

une violation du principe ne bis in idem ;

—

une violation du principe d’égalité de traitement.


(1) Règlement (UE) n ° 1024/2013 du Conseil, du 15 octobre 2013, confiant à la Banque centrale européenne des missions spécifiques ayant trait aux politiques en matière de surveillance prudentielle des établissements de crédit (JO 2013, L 287, p. 63).

(2) Règlement (UE) n ° 468/2014 de la banque centrale européenne, du 16 avril 2014, établissant le cadre de la coopération au sein du mécanisme de surveillance unique entre la Banque centrale européenne, les autorités compétentes nationales et les autorités désignées nationales (le «règlement-cadre MSU» (BCE/2014/17) (JO 2014, L 141, p. 1).


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2024/7362/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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