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AccueilDroit européen62024TN0593
Jurisprudence CJUE62024TN0593

Affaire T-593/24: Recours introduit le 19 novembre 2024 – Brucella Green Vac/Commission

CELEX62024TN0593
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 19 novembre 2024

Résumé IA

Ce recours concerne un litige relatif à une décision de la Commission européenne dans le domaine des aides d'État. L'affaire porte sur l'évaluation de la compatibilité d'un régime d'aides avec le marché intérieur, soulevant des questions d'interprétation du droit de l'Union en matière de concurrence.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/733

10.2.2025

Recours introduit le 19 novembre 2024 – Brucella Green Vac/Commission

(Affaire T-593/24)

(C/2025/733)

Langue de procédure: l’espagnol

Parties

Partie requérante: Brucella Green Vac SL (Saragosse, Espagne) (représentant: J. Pajares Echeverría, avocat)

Partie défenderesse: Commission européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:

—

annuler la décision C(2024)5089 de la Commission européenne, du 12 juillet 2024, c’est-à-dire déclarer nulle et non avenue la créance réclamée par le Conseil européen de l’innovation (EIC), et reconnaître que les facteurs ayant entraîné l’arrêt anticipé du projet sont les manquements et obstructions de la part d’un organisme public espagnol, le Consejo Superior de Investigaciones Científicas (Conseil supérieur de la recherche scientifique, ci-après le «CSIC»), ainsi que la tolérance dont l’EIC a fait preuve à l’égard de ces interventions, et en aucun cas le comportement de Brucella Green Vac SL, qui a respecté toutes les exigences contractuelles imposées par l’Union européenne;

—

à titre subsidiaire, dans l’hypothèse où cette décision ne serait pas annulée, suspendre le remboursement de la créance jusqu’à ce que les litiges pendants avec le CSIC en Espagne soient résolus, ce qui permettrait à l’entreprise de défendre ses droits sans subir la pression indue d’une créance dont la demande de paiement découle d’un comportement fautif du CSIC déjà dénoncé dans le cadre d’une procédure interne en Espagne.

Moyens et principaux arguments

À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.

1.

Premier moyen, tiré du principe de bonne administration (article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne)

—

L’article 41 de la charte des droits fondamentaux garantit le droit à une bonne administration, lequel oblige les institutions de l’Union européenne à prendre des décisions de manière équitable, impartiale et dans un délai raisonnable.

—

En l’espèce, la modification inattendue des conditions de financement constitue un manquement à l’obligation de bonne administration, dans la mesure où le Fonds du Conseil européen de l’innovation (EICF) a modifié de manière arbitraire un élément crucial de l’accord (l’apport de 30 % de fonds propres), et ce, de surcroît, un an après le début du projet, alors qu’une grande partie des fonds avait déjà été dépensée, ce qui a placé l’entreprise dans une situation de vulnérabilité manifeste.

—

En outre, la décision de l’EIC de mettre un terme au projet sans procéder à un examen complet des circonstances exceptionnelles entourant le conflit avec le CSIC viole ce principe.

2.

Deuxième moyen, tiré du principe de protection de la confiance légitime

—

En l’espèce, ce principe a été clairement violé, en premier lieu, par des actions malveillantes et abusives de l’organisme public espagnol CSIC, actions parfaitement prouvées que l’EIC a ignorées et tolérées, ce qui n’a pas créé un environnement approprié pour l’achèvement du projet.

—

En second lieu, ce principe a été violé du fait de la modification unilatérale du critère appliqué par l’EIC, qui a radicalement changé les conditions de financement initialement convenues avec la bénéficiaire. Ce changement a exposé l’entreprise à une vulnérabilité imprévue sans laquelle elle aurait évité toute demande de paiement, de sorte que cette demande est une conséquence directe d’une décision de l’EIC.

3.

Troisième moyen, tiré du principe de proportionnalité (article 5, paragraphe 4, TUE)

—

Toute mesure, y compris l’imposition de sanctions financières ou une demande de paiement d’une créance, doit être proportionnée et adaptée à la gravité du manquement.

—

En dépit des preuves fournies à l’EIC, qui démontraient les agissements illégitimes de l’organisme public espagnol CSIC visant à saboter le projet, et du fait que l’entreprise a réussi à concéder des sous-licences du vaccin à un laboratoire de premier plan, ce qui éliminait l’ensemble des obstacles financiers et techniques, l’EIC a rejeté le plan d’urgence en présentant des arguments très peu solides.

—

Cette gestion négligente de la part de l’Union européenne s’est traduite par l’arrêt anticipé du projet et par la demande de paiement d’une créance d’un montant de 396 232,75 euros, majorée des intérêts de retard, à l’encontre de la requérante. Le présent recours vise donc à garantir que les principes directeurs de l’Union européenne soient respectés et à éviter que les actions abusives d’institutions publiques ne détruisent des initiatives privées à fort potentiel de transformation.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/733/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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