| CELEX | 62024TN0601 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 25 novembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/406 | 27.1.2025 |
Recours introduit le 25 novembre 2024 – Ignatova/Conseil
(Affaire T-601/24)
(C/2025/406)
Langue de procédure : l’anglais
Parties
Partie requérante : Anastasia Ignatova (Moscou, Russie) (représentant : C. Zatschler, Senior Counsel)
Partie défenderesse : Conseil de l’Union européenne
Conclusions
La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal :
| — | annuler la décision (PESC) 2024/2456 du Conseil, du 12 septembre 2024, modifiant la décision 2014/145/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (1), dans la mesure où le nom de la requérante a été maintenu sur la liste des personnes, des entités et des organismes visés par les mesures restrictives en cause ; |
| — | annuler le règlement d’exécution (UE) 2024/2455 du Conseil, du 12 septembre 2024, mettant en œuvre le règlement (UE) no 269/2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine (2), dans la mesure où le nom de la requérante a été maintenu sur la liste des personnes, des entités et des organismes visés par les mesures restrictives en cause ; (ensemble, les «actes attaqués») et |
| — | condamner la partie défenderesse à ses propres dépens ainsi qu’à ceux encourus par la partie requérante. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, la partie requérante invoque trois moyens.
| 1. | Premier moyen tiré du fait que la partie défenderesse a commis des erreurs d’appréciation lors de l’application à la requérante du «critère du membre de la famille proche», prévu à l’article 2, paragraphe 1, sous g), second volet, de la décision 2014/145/PESC, telle que modifiée, et à l’article 3, paragraphe 1, sous g), second volet, du règlement no 269/2014, tel que modifié [ci-après le «second volet du critère g)»]. |
| 2. | Deuxième moyen tiré de l’illégalité du second volet du critère g). Le deuxième moyen est divisé en cinq branches : Première branche tirée du fait que le second volet du critère g) n’a pas de fondement juridique à l’article 215 TFUE. Deuxième branche tirée du fait que le premier volet du critère g) est illégal, ce qui rend illégal a fortiori le second volet, lié indissociablement au premier. Troisième branche tirée du fait que le second volet du critère g) viole le droit à la vie familiale, tel que protégé par l’article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, et le principe de proportionnalité. Quatrième branche tirée du fait que le second volet du critère g) est manifestement inapproprié pour remplir les buts poursuivis et, en tant que tel, disproportionné. Cinquième branche tirée du fait que le second volet du critère g) viole le principe de sécurité juridique, dans la mesure où la partie défenderesse entend conférer à la notion de «membre de la famille proche» un sens plus large que celui qui ressort de l’interprétation normale de ces termes. À cette fin, une interprétation restrictive de la notion de «membre de la famille proche», conforme aux principes susmentionnés, est exigée. |
| 3. | Troisième moyen tiré du fait que, lors de l’adoption des actes attaqués, pour autant qu’ils concernent la requérante, la partie défenderesse a violé l’obligation de motivation. |
(1) JO L, 2024/2456.
(2) JO L, 2024/2455.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/406/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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