| CELEX | 62024TN0635 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 9 décembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1111 | 24.2.2025 |
Recours introduit le 9 décembre 2024 – Novis/AEAPP
(Affaire T-635/24)
(C/2025/1111)
Langue de procédure: l’anglais
Parties
Partie requérante: Novis Insurance Company, Novis Versicherungsgesellschaft, Novis Compagnia di Assicurazioni, Novis Poisťovňa a.s. (Bratislava, Slovaquie) (représentant(s): A. Börner, S. Förster et S. Henrich, avocats)
Partie défenderesse: Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles
Conclusions
La partie requérante conclut à ce qu’il plaise au Tribunal:
| — | annuler la décision de l’AEAPP n° EIOPA-23-684-REV1, du 27 septembre 2024, portant refus d’accès à certains documents; |
| — | condamner la défenderesse aux entiers dépens de l’instance; en ordonnant à la défenderesse de prendre les mesures nécessaires pour se conformer à l’arrêt du Tribunal (article 266 TFEU), à savoir accorder l’accès à tous les documents pertinents relevant du recours de la requérante. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, la partie requérante invoque huit moyens.
| 1. | Premier moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a invoqué à tort l’exception relative à la protection des procédures juridictionnelles [article 4, paragraphe 2, deuxième tiret, du règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil (1)]. En particulier:
|
| 2. | Deuxième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a invoqué à tort l’exception relative à la protection des activités d’enquête (article 4, paragraphe 2, troisième tiret, du règlement no 1049/2001). En particulier, la défenderesse a considéré à tort que la procédure prévue à l’article 17 du règlement (UE) no 1094/2010 du Parlement européen et du Conseil (2) était toujours en cours, même après que la défenderesse et la Commission avaient adopté des actes conformément à l’article 17, paragraphes 3 et 4, de ce règlement et que l’autorité nationale compétente avait confirmé son intention de se conformer à ces actes. |
| 3. | Troisième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a invoqué à tort l’exception relative à la protection des avis destinés à l’utilisation interne (article 4, paragraphe 3, second alinéa, du règlement no 1049/2001). En particulier, la défenderesse a affirmé à tort qu’elle avait le droit de garder secrets tous les documents rédigés et échangés dans le cadre d’une procédure spécifique à l’entreprise conformément à l’article 17 du règlement no 1094/2010, en raison d’une prétendue nature interne et confidentielle de cette procédure dans le cadre du système européen de surveillance financière. |
| 4. | Quatrième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a méconnu l’existence d’un intérêt public supérieur à la divulgation lorsqu’elle a invoqué l’article 4, paragraphe 2, deuxième et troisième tirets, et l’article 4, paragraphe 3, du règlement no 1049/2001. En particulier, la défenderesse a ignoré l’équivalence de certaines normes de Solvabilité II avec des normes techniques exigeant une divulgation publique. |
| 5. | Cinquième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a méconnu le principe général de proportionnalité énoncé à l’article 4, paragraphe 6, du règlement no 1049/2001 lorsqu’elle n’a accordé l’accès qu’à une version fortement expurgée de deux documents seulement. |
| 6. | Sixième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de l’Union en ce qu’elle a méconnu son obligation de se conformer à la décision de la chambre de recours (article 60, paragraphe 5, du règlement no 1094/2010). En particulier, la défenderesse a méconnu le caractère contraignant de la décision de la chambre de recours en s’opposant expressément aux considérations retenues par cette dernière et en adoptant une décision entièrement nouvelle, fondée sur des faits nouveaux, au lieu de modifier sa décision antérieure conformément à la décision de la chambre de recours. |
| 7. | Septième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit d’accès de la requérante aux documents demandés en tant que partie du dossier de la défenderesse qui concerne de manière significative la requérante conformément à l’article 41, paragraphe 2, sous b), de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. |
| 8. | Huitième moyen, tiré de ce que la défenderesse a violé le droit de la requérante à une bonne administration et à un traitement équitable de la procédure administrative conformément à l’article 41, paragraphe 1, de la charte des droits fondamentaux. |
(1) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil, du 30 mai 2001, relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO 2001, L 145, p. 43).
(2) Règlement (UE) no 1094/2010 du Parlement européen et du Conseil, du 24 novembre 2010, instituant une Autorité européenne de surveillance (AEAPP), modifiant la décision no 716/2009/CE et abrogeant la décision 2009/79/CE de la Commission (JO 2010, L 331, p. 48).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1111/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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