| CELEX | 62024TN0682 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | lundi 30 décembre 2024 |
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/1121 | 24.2.2025 |
Recours introduit le 30 décembre 2024 – Red Bull e.a./Commission
(Affaire T-682/24)
(C/2025/1121)
Langue de procédure: l’allemand
Parties
Parties requérantes: Red Bull GmbH (Fuschl am See, Autriche), Red Bull France (Paris, France), Red Bull Nederland BV (Soesterberg, Pays-Bas) (représentants: H. Wollmann, F. Urlesberger, A. Visontai-Knor, J. Schindler et F. Dethmers, avocats)
Partie défenderesse: Commission européenne
Conclusions
Les requérantes concluent à ce qu’il plaise au Tribunal:
| — | annuler la décision de la Commission du 23 octobre 2024 sur les dépens; |
| — | condamner la Commission au remboursement intégral des dépens demandés par les requérantes; et |
| — | condamner la Commission aux dépens. |
Moyens et principaux arguments
À l’appui du recours, les parties requérantes invoquent quatre moyens.
| 1. | Premier moyen, tiré du refus illégal de surcoûts résultant uniquement d’une inspection continue d’une durée disproportionnée et radicale Le rejet des surcoûts occasionnés aux requérantes par la poursuite disproportionnée de l’inspection est illégal. L’interception disproportionnée de données par la défenderesse a été la cause de la durée excessive de l’inspection continue et des coûts excessifs qui en résultent. Le refus de l’indemnisation intégrale des dépens réclamés est donc illégal. |
| 2. | Second moyen, tiré de la motivation insuffisante de la décision sur les dépens et de l’imprécision du scénario alternatif La décision de la défenderesse sur les dépens est dépourvue de motivation (suffisante) en ce qui concerne le rejet des dépens demandés. Les requérantes ne sont donc pas en mesure de comprendre la décision de la défenderesse. En outre, cela ne permet pas non plus au Tribunal d’exercer son pouvoir de contrôle. |
| 3. | Troisième moyen, tiré de l’appréciation juridique inexacte en raison d’une interprétation erronée de la jurisprudence Nexans La défenderesse a considéré à tort que, dans l’arrêt du 16 juillet 2020, Nexans France et Nexans/Commission (1), la Cour n’aurait envisagé que des frais en numéraire en tant que dépens récupérables résultant d’une inspection continue à Bruxelles. |
| 4. | Quatrième moyen, tiré de la violation des droits essentiels de la défense La décision sur les dépens porte atteinte aux droits de la défense des requérantes. En effet, la défenderesse y a dénié aux requérantes le droit de choisir de manière autonome les moyens de défense qui leur seraient appropriés et a fixé des exigences disproportionnées en ce qui concerne les conclusions relatives aux dépens. |
(1) C-606/18 P, EU:C:2020:571.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/1121/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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