1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise les conditions d'application de l'article 220, paragraphe 2, sous b), du code des douanes communautaire (règlement n° 2913/92) pour le recouvrement a posteriori de droits à l'importation. Il juge qu'une société ne peut invoquer la bonne foi pour obtenir la remise de droits lorsque l'erreur de l'autorité douanière n'était pas « active » mais résultait d'une omission ou d'une interprétation erronée de la réglementation par l'importateur lui-même. En l'espèce, le Tribunal confirme le refus de remise de droits à l'importation pour des concentrés de lactoglobuline néo-zélandais, faute pour l'importateur d'avoir démontré que l'administration avait commis une erreur qui aurait pu raisonnablement induire un opérateur de bonne foi en erreur.
5 juin 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Recombined Dairy System contre la Commission, confirmant le refus de remettre des droits à l'importation sur des concentrés de lactoglobuline néo-zélandais. L'affaire précise les conditions strictes d'application de l'article 220, §2, b) du code des douanes communautaire (CC), notamment l'absence d'erreur des autorités douanières pouvant être légitimement invoquée par l'importateur, et écarte l'application de l'article 236 du CC en l'absence de dette inexistante.
5 juin 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 4 juin 2013 (affaires jointes T‑431/10 et T‑560/10, *Nencini c. Parlement*) précise les conditions de prescription et de délai raisonnable applicables au recouvrement par le Parlement européen des indemnités parlementaires (frais de voyage et d'assistance) indûment versées à un député. Il rappelle que l'action en répétition de l'indu est soumise à la prescription quinquennale du droit commun de l'Union et que le Parlement doit agir dans un délai raisonnable, sous peine de violer les droits de la défense et le principe de proportionnalité.
4 juin 2013
L'arrêt ZZ précise que l'obligation d'informer un citoyen de l'Union des motifs précis d'une décision de refus d'entrée pour raisons de sécurité publique, prévue à l'article 30, paragraphe 2, de la directive 2004/38/CE, ne peut être totalement écartée au nom de la sûreté de l'État. La Cour impose à l'autorité nationale de communiquer au moins la substance des motifs à la personne concernée, afin de garantir son droit à un recours effectif, tout en permettant de ne pas divulguer les éléments dont la révélation porterait directement et spécifiquement atteinte à la sécurité nationale.
4 juin 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de i-content contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "BETWIN" pour des services de paris en ligne. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque figurative antérieure "b'Twin" de Decathlon, en raison de similitudes visuelles et phonétiques entre les signes, et de la complémentarité des produits et services concernés. Cette décision illustre l'application stricte du critère de risque de confusion pour des marques coexistant sur des marchés distincts mais connexes.
4 juin 2013
Le Tribunal de la fonction publique a rejeté comme irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne, car la requête, bien que transmise par télécopie dans le délai, n'était pas signée de manière manuscrite par son avocat mais comportait un cachet ou une reproduction de signature. Cette ordonnance rappelle l'exigence stricte de l'article 34, paragraphe 1, du règlement de procédure concernant la signature originale de l'avocat, dont l'absence entraîne la tardiveté du recours.
4 juin 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de Daniel Swarovski contre une décision de l'OHMI (Office de l'harmonisation dans le marché intérieur) concernant la marque verbale "Daniel Swarovski Privat". Cette ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours en matière de marques de l'Union, notamment l'exigence d'un intérêt à agir né et actuel. Pour un praticien français, cette décision rappelle la rigueur procédurale devant le Tribunal et l'importance de démontrer un intérêt direct et personnel à l'annulation de la décision contestée.
4 juin 2013
L'arrêt traite d'une opposition à l'enregistrement de la marque verbale BETWIN, fondée sur la marque figurative antérieure b'Twin. Le Tribunal a examiné le risque de confusion entre ces deux signes, en appliquant les critères de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire. Il a conclu à l'existence d'un tel risque pour le public concerné, en raison de la similitude visuelle et phonétique élevée entre les marques et de l'identité des produits et services.
4 juin 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable pour tardiveté le recours introduit par M. Marcuccio contre la Commission européenne. La requête, bien que transmise par télécopie dans le délai de recours, n'était pas revêtue de la signature manuscrite originale de l'avocat mais d'un cachet ou d'une reproduction, ce qui ne satisfait pas aux exigences de l'article 34, paragraphe 1, du règlement de procédure. Pour le professionnel du droit français, cette décision rappelle la rigueur procédurale imposée par la jurisprudence de l'Union en matière de signature des actes de procédure, où seule la signature manuscrite originale est recevable, excluant toute forme de reproduction mécanique.
4 juin 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de réclamer à un ancien député le remboursement d'indemnités parlementaires (frais de voyage et d'assistance), jugeant que le délai de prescription de cinq ans prévu par le règlement intérieur était dépassé. L'arrêt rappelle que le Parlement doit agir dans un délai raisonnable pour recouvrer des sommes indues, et que le non-respect de ce délai, combiné à une violation des droits de la défense, entraîne l'illégalité de la décision de recouvrement. Cette décision précise les limites du pouvoir de recouvrement du Parlement européen face aux principes de sécurité juridique et de proportionnalité.
4 juin 2013
Cet arrêt de la Grande chambre de la CJUE précise que l'obligation d'informer un citoyen de l'Union des motifs précis d'une décision de refus d'entrée pour raisons de sécurité publique (article 30, §2, directive 2004/38/CE) ne peut être totalement écartée au seul motif de la sûreté de l'État. La Cour impose un équilibre entre sécurité nationale et droit à une protection juridictionnelle effective, exigeant que l'autorité nationale communique au moins la substance des motifs à l'intéressé et à la juridiction compétente.
4 juin 2013
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 30 mai 2013 (affaire T-218/10) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il confirme que l'examen de la similitude des signes doit reposer sur une appréciation globale tenant compte de leurs éléments distinctifs et dominants, et rappelle que l'OHMI (devenu EUIPO) peut prendre en compte des faits notoires sans qu'ils aient été invoqués par les parties, sous réserve du respect du contradictoire.
30 mai 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le règlement (CE) n° 1580/2007 de la Commission, en ce qu'il autorise le financement, via les fonds opérationnels des organisations de producteurs, d'activités de transformation de fruits et légumes qui ne sont pas réalisées par ces organisations elles-mêmes. La portée de cette décision est de restreindre le bénéfice des aides de l'OCM unique aux seules activités de transformation "véritables" menées par les producteurs, excluant ainsi les sous-traitants industriels.
30 mai 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne précise que l'abus de droit peut constituer un motif de nullité d'une marque communautaire, même en l'absence d'un motif absolu de refus traditionnel. Il juge que l'enregistrement d'une marque dans le seul but d'empêcher des concurrents d'utiliser un signe nécessaire à leur activité, sans intention réelle d'usage, est contraire à l'ordre public et peut être sanctionné sur le fondement de l'article 52, paragraphe 1, sous a), du règlement n° 207/2009. Pour le praticien français, cette décision élargit les moyens de contestation d'une marque de l'UE en permettant d'invoquer la fraude ou le détournement de droit au-delà des motifs absolus et relatifs classiques.
30 mai 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 93/13/CEE relative aux clauses abusives s'applique aux contrats de bail d'habitation conclus entre un bailleur professionnel et un locataire agissant à des fins privées. Le juge national est tenu d'examiner d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle, telle qu'une clause pénale, et de l'annuler si elle crée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties. Cette décision renforce la protection des consommateurs dans le cadre des baux d'habitation en droit français.
30 mai 2013
L'arrêt Arslan (C-534/11) précise que la directive « retour » 2008/115/CE reste applicable à un ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier qui introduit une demande d'asile, jusqu'à ce qu'une décision définitive soit prise sur cette demande. Il en résulte que la rétention administrative ordonnée avant la demande d'asile peut être maintenue après son introduction, sous réserve du respect des conditions de la directive et de l'examen individuel de la nécessité de la mesure.
30 mai 2013
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-396/11, a interprété la notion d'abus de droit dans le cadre d'une procédure en nullité d'une marque communautaire verbale. Il a jugé que le simple fait que le titulaire de la marque ait eu connaissance de l'existence d'une marque antérieure similaire lors du dépôt ne constitue pas, en soi, un abus de droit au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous a), du règlement n° 207/2009. Pour caractériser un tel abus, il est nécessaire de démontrer une intention frauduleuse ou déloyale spécifique du demandeur, visant à contourner la loi ou à nuire à des tiers.
30 mai 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en matière ferroviaire, notamment pour ne pas avoir assuré l'équilibre financier du gestionnaire d'infrastructure et pour ne pas avoir mis en place des mesures d'incitation à la réduction des coûts. L'arrêt précise les obligations des États membres concernant le calcul des redevances d'accès au réseau ferroviaire et la nécessité d'une transparence financière entre le gestionnaire d'infrastructure et l'État. Cette décision rappelle aux autorités françaises l'importance de respecter strictement les directives 91/440 et 2001/14 pour éviter un contentieux similaire.
30 mai 2013
La Cour de justice de l'Union européenne condamne la Suède à une somme forfaitaire pour n'avoir pas exécuté un précédent arrêt constatant le manquement à transposer la directive 2006/24/CE sur la conservation des données de communications électroniques. Cet arrêt précise les conditions d'application de l'article 260 TFUE, en imposant une sanction pécuniaire forfaitaire même en l'absence de persistance du manquement au jour du second arrêt. Il constitue une référence importante pour le contentieux du manquement d'État et le régime des sanctions financières en droit de l'Union.
30 mai 2013
Les conclusions de l'avocat général Wathelet dans l'affaire C-622/11 précisent que, dans le cadre de la sixième directive TVA, l'obligation de régulariser une déduction de TVA initialement opérée sur une livraison de bien immeuble peut incomber à un assujetti autre que celui qui a effectué cette déduction, dès lors que cet assujetti est devenu redevable de la taxe à la suite de l'exercice du droit d'option pour la taxation. Cette solution vise à assurer le recouvrement des sommes dues après la régularisation, même si le nouvel assujetti est étranger à l'opération taxée initiale.
30 mai 2013