1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le remboursement des droits d'accise, acquittés dans un premier État membre sur des produits ensuite transportés vers un autre État membre où ils sont également soumis à l'accise, à l'introduction d'une demande de remboursement préalablement à l'expédition des marchandises. Une telle condition temporelle est jugée disproportionnée et contraire au principe d'effectivité, car elle prive le redevable de la possibilité de récupérer une taxe indûment perçue en cas de double imposition.
30 mai 2013
L'arrêt C-528/11 (Zuheyr Frayeh Halaf) précise que l'article 3, paragraphe 2, du règlement Dublin II (n° 343/2003) n'impose pas aux États membres l'obligation d'inviter le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à présenter un avis avant d'exercer leur pouvoir d'appréciation pour examiner une demande d'asile qui ne leur incombe pas. La Cour confirme ainsi que la décision d'inviter le HCR relève de la seule discrétion de l'État membre concerné.
30 mai 2013
L'arrêt Arslan (C-534/11) précise que la directive "retour" (2008/115/CE) continue de s'appliquer à un ressortissant de pays tiers en séjour irrégulier qui introduit une demande d'asile, jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur cette demande ou que le droit de rester prenne fin. La Cour juge que la rétention administrative ordonnée dans le cadre de la procédure de retour peut être maintenue après le dépôt de la demande d'asile, sous réserve que les conditions de la directive soient respectées et que la rétention ne soit pas fondée sur la seule demande de protection internationale.
30 mai 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Omnis Group Srl contre la décision de la Commission européenne de classer sa plainte pour abus de position dominante sur le marché des logiciels ERP/PGI. La Commission avait estimé que l'affaire ne présentait pas un intérêt suffisant pour l'Union, et le Tribunal a confirmé cette appréciation, validant ainsi la marge d'appréciation de la Commission pour prioriser les plaintes.
30 mai 2013
Dans l'arrêt Genil 48 (C-604/11), la CJUE précise que les obligations d'évaluation de l'adéquation et du caractère approprié prévues à l'article 19 de la directive MIF I ne s'appliquent qu'aux services d'investissement définis, à l'exclusion des produits financiers sous-jacents comme les swaps de taux. Elle juge que le non-respect de ces obligations n'entraîne pas automatiquement la nullité du contrat, laissant au droit national le soin de déterminer les sanctions contractuelles appropriées, sous réserve du respect des principes d'effectivité et d'équivalence.
30 mai 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les conditions de preuve de l'existence, de la validité et de l'étendue de la protection d'un droit antérieur (marque nationale figurative) dans le cadre d'une procédure d'opposition à l'enregistrement d'une marque communautaire verbale. Il rappelle que l'opposant doit fournir des éléments probants suffisants pour démontrer la protection conférée par le droit antérieur dans l'État membre concerné, et que le simple dépôt d'une copie de l'enregistrement peut ne pas suffire si la législation nationale impose des conditions particulières de preuve.
30 mai 2013
Dans l'arrêt C-651/11, la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « transmission d'une universalité totale ou partielle de biens » au sens de l'article 5, paragraphe 8, de la sixième directive TVA. Elle juge que la cession de 30 % des parts d'une société, accompagnée de la fourniture de services soumis à la TVA par le cédant, ne constitue pas une telle transmission si elle ne permet pas au cessionnaire de poursuivre l'activité économique de la société. Cette décision clarifie les conditions de non-assujettissement à la TVA pour les opérations de restructuration, en insistant sur la nécessité d'une transmission d'un ensemble d'éléments d'actif permettant la continuation d'une activité économique autonome.
30 mai 2013
Dans l'arrêt *Scandic Distilleries* (C-663/11), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne le remboursement des droits d'accise, acquittés dans un État membre pour des produits ensuite transportés vers un autre État membre où ils sont également soumis à l'accise, à l'introduction d'une demande de remboursement avant l'expédition des marchandises. Une telle condition préalable est disproportionnée et va au-delà de ce qui est nécessaire pour lutter contre la fraude ou les abus, en violation du principe de proportionnalité et de l'objectif de libre circulation des produits soumis à accise.
30 mai 2013
Dans l'arrêt Doux Élevage (C-677/11), la CJUE précise que des cotisations volontaires décidées par une organisation interprofessionnelle agricole, mais rendues obligatoires pour tous les professionnels du secteur par un acte administratif, constituent des ressources d'État imputables à l'État au sens de l'article 107, §1, TFUE. Dès lors, les actions communes financées par ces cotisations peuvent être qualifiées d'aides d'État si elles confèrent un avantage sélectif à certaines entreprises. Cette décision clarifie la notion d'imputabilité et de ressources d'État dans le cadre des mécanismes de financement par les organisations professionnelles.
30 mai 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne pour cause de tardiveté. La requête, bien que déposée par télécopie dans le délai, a été jugée irrecevable car la signature manuscrite sur la télécopie différait de celle figurant sur l'original envoyé par courrier, violant ainsi les exigences de l'article 34 du règlement de procédure. Cette décision rappelle la rigueur formelle imposée aux requérants pour la validité de leur recours devant les juridictions de l'Union.
30 mai 2013
Le Tribunal de la fonction publique de l'UE a jugé irrecevable un recours pour tardiveté, car la signature manuscrite de l'avocat sur la télécopie de la requête, envoyée dans le délai, ne correspondait pas à celle figurant sur l'original adressé ultérieurement par courrier. Cette décision rappelle le formalisme strict exigé pour la validité des recours, notamment l'obligation de produire un original signé dans le délai de recours, faute de quoi la date de la télécopie ne peut être prise en compte.
30 mai 2013
Le Tribunal de la fonction publique de l'UE a jugé irrecevable un recours introduit par télécopie dans le délai, car la signature manuscrite apposée sur la télécopie différait de celle figurant sur l'original de la requête envoyé par courrier. Cette divergence a entraîné la tardiveté du recours, le jugeant manifestement irrecevable. Cette ordonnance rappelle l'importance de la conformité formelle des signatures dans les actes de procédure.
30 mai 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en matière ferroviaire, notamment pour ne pas avoir assuré l'équilibre financier du gestionnaire d'infrastructure et pour ne pas avoir mis en place des mesures d'incitation à la réduction des coûts. L'arrêt précise les obligations des États membres concernant le calcul des redevances d'accès au réseau ferroviaire et la nécessité d'une transparence financière entre le gestionnaire d'infrastructure et l'État. Cette décision rappelle aux autorités françaises l'importance de respecter strictement les directives 91/440 et 2001/14 pour éviter un contentieux similaire.
30 mai 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation d'un pétitionnaire contre la décision du Parlement européen de classer sa pétition, faute d'acte faisant grief. Il a jugé que la décision de classement, motivée par le fait que la pétition ne relevait pas des domaines d'activité de l'Union, ne produisait pas d'effets juridiques obligatoires de nature à affecter la situation du requérant. Cette décision confirme la marge d'appréciation du Parlement dans le traitement des pétitions et la nécessité pour le pétitionnaire de démontrer un intérêt direct et actuel à agir.
30 mai 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé certaines dispositions du règlement d'exécution de la Commission concernant le financement des organisations de producteurs dans le secteur des fruits et légumes. Il a jugé que la Commission avait excédé ses compétences en permettant le financement d'activités de transformation qui ne constituent pas de "véritables activités de transformation" au sens du règlement de base. Cette décision clarifie les limites du soutien financier aux programmes opérationnels, en excluant les opérations de simple conditionnement ou de première transformation ne relevant pas de la définition stricte de la transformation.
30 mai 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours en annulation de M. Morte Navarro contre la décision du Parlement européen de classer sa pétition. La décision de classement constitue un acte faisant grief, mais le Tribunal a jugé que la pétition ne relevait pas des domaines d'activité de l'Union, ce qui justifiait son classement sans violation de l'obligation de motivation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que le droit de pétition devant le Parlement européen est strictement limité aux matières entrant dans le champ des compétences de l'Union, et que le refus de suite est un acte attaquable mais dont le contrôle juridictionnel se limite à la vérification de cette condition de recevabilité matérielle.
30 mai 2013
Les conclusions de l'avocat général Wathelet dans l'affaire C-622/11 précisent que, dans le cadre de la sixième directive TVA, l'obligation de régulariser une déduction de TVA initialement opérée sur une livraison de bien immeuble peut incomber à un assujetti autre que celui qui a effectué cette déduction, dès lors que cet assujetti est devenu redevable de la taxe à la suite de l'exercice du droit d'option pour la taxation. Cette solution vise à assurer le recouvrement des sommes dues après la régularisation, même si le nouvel assujetti est étranger à l'opération taxée initiale.
30 mai 2013
Dans l'arrêt Asbeek Brusse (C-488/11), la CJUE a jugé qu'un contrat de bail d'habitation conclu entre un bailleur professionnel et un locataire agissant à des fins privées relève du champ d'application de la directive 93/13/CEE concernant les clauses abusives. Le juge national est tenu d'examiner d'office le caractère abusif d'une clause pénale insérée dans un tel contrat, même si le consommateur ne l'invoque pas. Cet arrêt impose donc au juge français un contrôle systématique des clauses pénales dans les baux d'habitation conclus avec des consommateurs.
30 mai 2013
Cette ordonnance du Tribunal de la fonction publique de l'UE déclare irrecevable le recours de M. Marcuccio contre la Commission européenne pour cause de tardiveté. La requête, bien qu'introduite par télécopie dans le délai de recours, a été jugée irrecevable car la signature manuscrite de l'avocat sur la télécopie différait de celle figurant sur l'original envoyé par courrier, ce qui a empêché de considérer la date de la télécopie comme valant date d'introduction. Cette décision rappelle l'exigence de stricte conformité des signatures pour bénéficier du régime de la télécopie en matière de délais de recours.
30 mai 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Pologne pour manquement à ses obligations en matière de développement des chemins de fer communautaires. Le manquement porte sur l'absence persistante d'équilibre financier du gestionnaire d'infrastructure, le défaut de mesures d'incitation pour réduire les coûts et les redevances, ainsi que sur un calcul incorrect de la redevance pour l'accès minimal au réseau. Cette décision rappelle aux États membres l'obligation de garantir une gestion saine et transparente des infrastructures ferroviaires conformément aux directives 91/440 et 2001/14.
30 mai 2013