1 387textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2013.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 451Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
46 209Versions consolidées des textes
28 550Propositions · Communications · Initiatives
83 367Accord international · PESC · Traité
23 110Budget · Avis · Résolution · Divers
164 368Le Tribunal de la fonction publique de l’UE rappelle l’étendue du devoir d’assistance de l’administration (article 12 bis du statut) en matière de harcèlement moral. Il précise que l’institution doit mener une enquête administrative approfondie dès qu’une allégation de harcèlement est suffisamment étayée, et ne peut se limiter à une appréciation sommaire des faits. L’arrêt souligne également l’importance de la protection de la santé et de la dignité du fonctionnaire présumé victime.
26 février 2013
Cet arrêt de la Cour de justice (grande chambre) précise le champ d'application de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, en particulier son article 51. Il établit que la Charte s'applique dès lors qu'une réglementation nationale entre dans le champ du droit de l'Union, même en l'absence de mesure de transposition spécifique, comme en matière de sanctions pénales pour fraude fiscale affectant les ressources propres de l'Union. La Cour y interprète également le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) en jugeant qu'il n'empêche pas un État membre de cumuler des poursuites et sanctions administratives et pénales pour les mêmes faits, à condition que ces procédures ne soient pas de nature pénale au sens de la Convention européenne des droits de l'homme.
26 février 2013
Dans l'arrêt Melloni (C-399/11), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, notamment la décision-cadre relative au mandat d'arrêt européen, s'oppose à ce qu'un État membre subordonne la remise d'une personne condamnée par défaut à la condition que la condamnation puisse être révisée dans l'État d'émission, lorsque cette personne a été informée de la date et du lieu du procès et a choisi de ne pas comparaître. Cet arrêt consacre la primauté du principe de reconnaissance mutuelle sur les standards constitutionnels nationaux de protection des droits de la défense, en limitant la marge de manœuvre des États membres pour refuser l'exécution d'un mandat d'arrêt européen en cas de jugement par défaut.
26 février 2013
Dans l'arrêt Åkerberg Fransson, la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la Charte des droits fondamentaux s'applique lorsqu'un État membre agit dans le champ d'application du droit de l'Union, y compris pour sanctionner des fraudes affectant les ressources propres de l'UE. Elle a précisé que le principe ne bis in idem (article 50 de la Charte) interdit de cumuler des poursuites pénales et des sanctions administratives de nature répressive pour les mêmes faits, ce qui a des implications directes sur les systèmes nationaux de double sanction, notamment en matière fiscale.
26 février 2013
La Cour a annulé la décision de la Commission de résilier le contrat d'un agent contractuel, estimant que l'institution n'avait pas suffisamment motivé sa décision et n'avait pas respecté le droit d'être entendu de l'agent. L'arrêt rappelle que la résiliation d'un contrat à durée indéterminée, bien que relevant d'un large pouvoir d'appréciation de l'administration, doit être fondée sur des motifs sérieux et précis, et non sur une simple perte de confiance. Il précise les obligations procédurales de l'administration en matière de motivation et de respect des droits de la défense dans le cadre des relations de travail des agents contractuels.
26 février 2013
Dans cet arrêt, le Tribunal de l'Union européenne rejette les recours de l'Espagne contre des décisions de la Commission réduisant des concours financiers du FEDER pour les programmes opérationnels d'Andalousie, de la Communauté de Valence et du Pays basque (périodes 1994-1999 et 1997-1999). Le Tribunal valide la méthode d'extrapolation utilisée par la Commission pour quantifier les irrégularités financières, confirmant ainsi le large pouvoir d'appréciation de celle-ci dans le contrôle de la gestion des fonds structurels.
26 février 2013
Dans l'arrêt Air France/Folkerts (C-11/11), la Cour de justice de l'Union européenne a précisé que le droit à indemnisation forfaitaire prévu par le règlement n° 261/2004 pour un retard de trois heures ou plus à l'arrivée s'applique également aux vols avec correspondance(s), même si le retard initial au départ du premier vol était inférieur à ce seuil. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que l'appréciation du retard doit se faire à la destination finale, et non segment par segment, élargissant ainsi le champ des passagers éligibles à l'indemnisation.
26 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable ou manifestement infondé le recours de la société Castiglioni contre la Commission. L'affaire portait sur un marché public de construction sur le site d'Ispra, où le soumissionnaire évincé contestait les critères de sélection et l'attribution du marché à un concurrent. Cette ordonnance rappelle la rigueur procédurale imposée aux requérants en matière de marchés publics européens, notamment sur le délai de présentation des moyens nouveaux et l'appréciation du pouvoir d'appréciation de l'autorité adjudicatrice.
26 février 2013
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE dans l'affaire Labiri/CESE précise l'étendue du devoir d'assistance de l'institution envers ses agents en cas d'allégation de harcèlement moral, au sens de l'article 12 bis du statut. Il rappelle que l'institution doit diligenter une enquête administrative sérieuse et impartiale dès qu'une plainte est suffisamment étayée, et que son obligation ne se limite pas à une simple réaction formelle. La portée de cette décision réside dans le contrôle juridictionnel strict exercé sur la manière dont l'administration européenne traite les signalements de harcèlement.
26 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la validité de la méthode d'extrapolation utilisée par la Commission pour réduire les concours du FEDER alloués à l'Espagne pour les programmes opérationnels d'Andalousie, de Valence et du Pays basque (1994-1999). Le Tribunal rejette les recours espagnols, estimant que la Commission a légalement appliqué des corrections financières forfaitaires en raison de lacunes systémiques dans les systèmes de gestion et de contrôle, sans devoir démontrer l'impact financier précis de chaque irrégularité. Cette décision confirme la rigueur des contrôles financiers de l'UE et la possibilité pour la Commission de se fonder sur des extrapolations statistiques pour protéger le budget européen.
26 février 2013
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque verbale antérieure "BAMIX" contre l'enregistrement de la marque verbale "KMIX". La décision précise que, malgré une certaine similitude visuelle et phonétique, le risque de confusion entre les signes est écarté en raison de leurs différences conceptuelles et de la faible similarité des produits visés. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance d'une appréciation globale du risque de confusion, où la similitude conceptuelle peut neutraliser des similitudes visuelles et phonétiques.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'article 49 TFUE s'oppose à une législation nationale qui permet à une société mère de déduire les pertes de sa filiale résidente, mais exclut cette déduction pour les pertes d'une filiale non-résidente, même en cas de fusion transfrontalière. Cette différence de traitement constitue une restriction à la liberté d'établissement, non justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général si la filiale non-résidente a épuisé toutes les possibilités de prise en compte de ses pertes dans son État d'établissement. L'arrêt précise ainsi les conditions dans lesquelles les pertes définitives d'une filiale étrangère doivent pouvoir être transférées à la société mère résidente.
21 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement non fondé le pourvoi formé par un fonctionnaire contre le refus de la Commission de lui rembourser ses frais médicaux à 100 %. L'ordonnance confirme que la Commission n'a pas violé son obligation de motivation en se fondant sur les critères établis par le conseil médical, et que la production de l'avis du médecin-conseil en cours d'instance est régulière. Cette décision rappelle les limites du contrôle juridictionnel sur les appréciations médicales dans le cadre de l'article 72 du statut des fonctionnaires.
21 février 2013
Dans l'arrêt ProRail (C-332/11), la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application du règlement (CE) n° 1206/2001 relatif à l'obtention des preuves. Elle juge que ce règlement ne s'applique pas lorsqu'une juridiction nationale désigne un expert pour réaliser une mission d'expertise qui s'effectue partiellement sur le territoire d'un autre État membre, dès lors que l'expert n'a pas à recourir à des mesures de contrainte. En conséquence, une telle désignation relève du droit national et non de la procédure de coopération prévue par le règlement.
21 février 2013
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne dans l'affaire T-9/10 (Evropaïki Dynamiki/Commission) précise les obligations de motivation et le contrôle juridictionnel en matière de marchés publics européens. Il rappelle que la distinction entre critères de sélection (capacités du soumissionnaire) et critères d'attribution (qualité de l'offre) doit être rigoureusement respectée. Le Tribunal a rejeté le recours, estimant que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en écartant l'offre de la requérante, et que sa motivation était suffisante au regard de l'article 296 TFUE.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que, pour l'application de la directive 2002/83/CE sur l'assurance-vie, la notion d'"État membre de l'engagement" est déterminée au moment de la conclusion du contrat. Par conséquent, lorsqu'un preneur d'assurance, après avoir souscrit un contrat aux Pays-Bas, transfère sa résidence habituelle en Belgique, l'État membre de l'engagement reste celui de la souscription initiale. Ce faisant, la Belgique ne peut imposer sa taxe annuelle sur les opérations d'assurance pour ce contrat, car cela constituerait une restriction injustifiée à la libre prestation de services.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 48 TFUE et les règlements (CEE) n° 1408/71 et (CE) n° 883/2004 dans le cadre d'un litige espagnol relatif au calcul des prestations de vieillesse pour un travailleur migrant. L'arrêt précise que les modalités particulières d'application de la législation nationale, telles que les règles de calcul des prestations, doivent respecter le principe de totalisation des périodes d'assurance accomplies dans différents États membres. En conséquence, un État membre ne peut pas appliquer une règle nationale qui réduit le montant de la pension en raison de périodes d'assurance accomplies dans un autre État membre, sans tenir compte de ces périodes pour le calcul du droit à la prestation.
21 février 2013
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national, lorsqu'il constate d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle au sens de la directive 93/13/CEE, est tenu d'inviter les parties à présenter leurs observations avant d'en tirer les conséquences juridiques. Cet arrêt rappelle également que l'examen du caractère abusif doit porter sur l'ensemble des clauses du contrat, et non sur une clause isolée, afin d'apprécier l'équilibre global du contrat.
21 février 2013
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Laboratoire Bioderma contre la décision de l'OHMI annulant sa marque verbale "BIODERMA" pour des produits cosmétiques. Il a jugé que la marque était descriptive et dépourvue de caractère distinctif au sens de l'article 7, §1, b) et c) du règlement n°207/2009, car le public pertinent la percevra comme une simple indication de produits liés à la biologie et à la dermatologie. L'arrêt confirme également que la procédure d'annulation n'a pas violé les droits de la défense de la requérante (article 75).
21 février 2013
L'arrêt Banif Plus Bank (C-472/11) précise que le juge national, lorsqu'il constate d'office le caractère abusif d'une clause contractuelle au sens de la directive 93/13/CEE, est tenu d'inviter les parties à présenter leurs observations sur cette constatation avant d'en tirer les conséquences juridiques. Cette obligation procédurale vise à respecter le principe du contradictoire et à permettre au professionnel de contester l'analyse du juge, notamment en démontrant que la clause a été négociée individuellement.
21 février 2013