1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Dans l'arrêt C-472/12, la Cour de justice de l'Union européenne a précisé le classement tarifaire des écrans à plasma dans la nomenclature combinée. Elle a jugé qu'un écran à plasma doté de la fonctionnalité d'écran d'ordinateur, mais pouvant potentiellement devenir un écran de télévision après insertion d'une carte vidéo, doit être classé sous la position 8471 (machines automatiques de traitement de l'information) et non sous la position 8528 (récepteurs de télévision). Cette décision repose sur les caractéristiques objectives et les capacités techniques de l'écran au moment de l'importation, sans tenir compte de ses possibilités d'adaptation ultérieure.
17 juillet 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne confirme que le maintien par un État membre de droits exclusifs d'exploration et d'exploitation du lignite en faveur d'une entreprise publique peut constituer un abus de position dominante au sens de l'article 82 CE (devenu 102 TFUE), lu en combinaison avec l'article 86, paragraphe 1, CE (devenu 106 TFUE). La Cour juge que l'octroi de tels droits privilégiés, en ce qu'il crée un avantage concurrentiel sur les marchés avals de la fourniture d'électricité, est susceptible de maintenir, d'étendre ou de renforcer une position dominante sans justification objective, violant ainsi les règles de concurrence du Traité.
17 juillet 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours en annulation formé par une association régionale de caisses d'épargne contre la décision de la Commission autorisant, sous conditions, une aide d'État allemande à la restructuration de la banque WestLB. Les juges ont notamment confirmé que la Commission pouvait imposer des mesures de compensation, comme la cession d'actifs ou la limitation de la croissance, sans violer le principe de proportionnalité ou le droit de propriété, dès lors que ces conditions étaient nécessaires pour remédier à la perturbation grave de l'économie allemande.
17 juillet 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné le Portugal pour manquement à ses obligations, en refusant de mettre à la disposition de la Commission les ressources propres correspondant à des droits à l'importation non recouvrés sur des stocks excédentaires de sucre. L'arrêt précise que les États membres sont financièrement responsables de la perte de ces ressources, même en l'absence de faute, dès lors que le recouvrement n'a pas été effectué dans les délais impartis par le droit de l'Union. Cette décision confirme la rigueur du régime de responsabilité financière des États membres en matière de ressources propres traditionnelles.
17 juillet 2014
17 juillet 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que les données contenues dans un document préparatoire à une décision administrative, telles que l'analyse juridique d'un agent, constituent des "données à caractère personnel" au sens de la directive 95/46/CE. Il consacre un droit d'accès large pour le demandeur d'un titre de séjour à ces informations, sous réserve des exceptions prévues à l'article 13 de la directive, et écarte l'application de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux aux procédures nationales.
17 juillet 2014
Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne confirme la validité de la décision de la Commission imposant à la Grèce de prendre des mesures spécifiques pour remédier aux effets anticoncurrentiels résultant du maintien de droits privilégiés d'exploration et d'exploitation du lignite accordés à l'entreprise publique DEI. La Cour précise que la Commission peut, sur le fondement de l'article 106, paragraphe 3, TFUE, adopter une décision ultérieure imposant des mesures correctives après avoir constaté une infraction, sans que cette décision ne constitue une sanction mais une solution aux effets anticoncurrentiels persistants.
17 juillet 2014
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne confirme la validité d'une décision de la Commission européenne enjoignant à la Grèce de prendre des mesures spécifiques pour remédier aux effets anticoncurrentiels du maintien de droits privilégiés sur l'exploitation du lignite accordés à l'entreprise publique DEI. La Cour rejette le pourvoi de DEI, estimant que la Commission pouvait, sans violer les principes de proportionnalité et de sécurité juridique, imposer des mesures correctives après avoir constaté une infraction à l'article 86 CE (devenu article 106 TFUE). Cette décision précise ainsi l'étendue des pouvoirs de la Commission pour sanctionner les violations du droit de la concurrence par les États membres concernant les entreprises publiques.
17 juillet 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a annulé la décision du Parlement européen de modifier le classement initial d'un soumissionnaire dans un appel d'offres pour des services de traduction vers le polonais, au profit d'un concurrent. L'arrêt précise les obligations de transparence et d'égalité de traitement dans les procédures de passation des marchés publics, notamment concernant la réévaluation des offres et le respect des délais de suspension. Cette décision rappelle aux pouvoirs adjudicateurs français que toute modification du résultat d'une procédure d'attribution doit être strictement encadrée et motivée.
16 juillet 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'UE porte sur des litiges financiers entre la Commission européenne et une organisation grecque, relatifs à l'exécution de plusieurs contrats de recherche conclus dans le cadre des programmes-cadres européens (6e PCRD, eTEN, PIC). Le Tribunal rejette la demande de l'organisation en paiement du solde et fait droit à la demande reconventionnelle de la Commission, condamnant l'organisation à rembourser les sommes avancées majorées d'une indemnité forfaitaire pour inexécution contractuelle. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre le régime spécifique des clauses compromissoires et le contrôle juridictionnel strict des obligations contractuelles des bénéficiaires de subventions européennes.
16 juillet 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'UE rejette le recours de Samir Hassan contre le gel de ses fonds décidé par le Conseil dans le cadre des mesures restrictives visant la Syrie. Le Tribunal écarte les moyens tirés de la violation de l'obligation de motivation, des droits de la défense et du droit à une protection juridictionnelle effective, et juge proportionnée l'atteinte au droit de propriété au regard de l'objectif de pression sur le régime syrien.
16 juillet 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 juillet 2014 (affaire T-309/12) précise les conditions de qualification d'une activité de service public comme aide d'État, en l'espèce concernant les services d'élimination de carcasses animales et le maintien de capacités en cas d'épizootie. Le Tribunal a jugé que la compensation versée par l'Allemagne à un organisme public pour ce service constituait une aide d'État incompatible avec le marché intérieur, car elle n'était pas strictement proportionnée au coût net de l'obligation de service public et ne respectait pas les critères de l'arrêt Altmark. Cette décision rappelle aux professionnels du droit français l'importance de démontrer que toute compensation de service public remplit les quatre conditions Altmark pour échapper à la qualification d'aide d'État, et souligne la nécessité d'une évaluation précise des surcoûts nets liés aux obligations de service public.
16 juillet 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne annule, dans une certaine mesure, les mesures de gel des fonds imposées à la National Iranian Oil Company (NIOC). Le Tribunal juge que le Conseil a commis une erreur d'appréciation en considérant que la NIOC apportait un soutien matériel à la prolifération nucléaire iranienne par le simple fait de fournir des revenus pétroliers à l'État iranien. Cette décision précise les conditions strictes de preuve requises pour qualifier une entité de soutien à la prolifération nucléaire et rappelle l'importance du contrôle juridictionnel sur la motivation des actes de gel de fonds.
16 juillet 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la Grèce contre la décision de la Commission qualifiant d'aides d'État incompatibles les compensations versées par l'ELGA aux agriculteurs en 2008 et 2009. L'arrêt confirme que ces versements, bien que présentés comme des indemnisations, constituent des aides d'État au sens de l'article 107, §1, TFUE, et ne pouvaient bénéficier des dérogations prévues pour remédier à une perturbation grave de l'économie ou pour le développement de certaines activités. Cette décision rappelle la rigueur avec laquelle la Commission et le juge de l'Union apprécient les régimes d'indemnisation publics, même en période de crise, et souligne l'importance de leur notification préalable.
16 juillet 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Marouf contre le Conseil, visant l'annulation de mesures restrictives. L'ordonnance précise que le requérant n'a pas démontré un intérêt à agir né et actuel, ni justifié d'une atteinte directe et individuelle par les actes contestés. Cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation des particuliers contre les actes de l'UE en matière de sanctions.
16 juillet 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE annule partiellement le gel des fonds imposé à M. Hassan par le Conseil, au motif que l'inscription de son nom sur les listes de mesures restrictives contre la Syrie n'était pas suffisamment motivée et violait ses droits de la défense. Le juge précise que l'obligation de motivation et le droit à une protection juridictionnelle effective imposent au Conseil de communiquer les éléments individuels et spécifiques justifiant la mesure, et non de simples allégations générales. Cette décision rappelle aux praticiens français l'exigence d'une motivation circonstanciée pour toute inscription sur une liste de sanctions.
16 juillet 2014
Cet arrêt du Tribunal de l'UE précise les obligations de transparence et d'égalité de traitement dans les procédures de passation des marchés publics de services. Il juge que le pouvoir adjudicateur peut, sous certaines conditions, modifier sa décision initiale de classement et attribuer le contrat-cadre à un autre soumissionnaire, mais doit garantir une réévaluation transparente et impartiale. La décision clarifie également les règles relatives aux délais de recours et à la suspension de la procédure en cas de demande de réévaluation.
16 juillet 2014
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme irrecevable le recours de Monty Program contre la décision de la Commission européenne relative à l'acquisition de Sun Microsystems par Oracle. L'ordonnance précise que la société requérante, bien que concurrente sur le marché des bases de données, ne démontre pas un intérêt direct et actuel à agir contre l'autorisation de la concentration. Cette décision rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des tiers en matière de contrôle des concentrations.
16 juillet 2014
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 16 juillet 2014 dans l'affaire T-59/11, *Isotis/Commission*, porte sur l'exécution de plusieurs contrats de recherche conclus dans le cadre des programmes-cadres européens (6e PCRD, eTEN, PIC). Le Tribunal statue sur le paiement du solde dû à la société requérante et sur la demande reconventionnelle de la Commission en remboursement des sommes avancées et en paiement d'une indemnité forfaitaire, en raison de l'inexécution contractuelle et de l'absence de justificatifs de dépenses éligibles.
16 juillet 2014
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 16 juillet 2014 (affaire T-295/12) rejette le recours de l'Allemagne contre une décision de la Commission qualifiant d'aides d'État incompatibles les compensations versées pour le maintien de capacités de réserve dans le secteur de l'élimination des carcasses animales. Le Tribunal confirme que ces compensations, allant au-delà des surcoûts nets d'une obligation de service public, constituent un avantage économique indu, affectant les échanges et faussant la concurrence. Il précise les conditions de qualification d'un service d'intérêt économique général (SIEG) et l'étendue du contrôle de la Commission sur les aides d'État.
16 juillet 2014