1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Total documents
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Avec texte intégral
275 256
Résumés IA
0
En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Adler Modemärkte contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "MARINE BLEU" pour des vêtements. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "BLUMARINE", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de la similarité des produits. Cette décision illustre l'application stricte du critère de l'appréciation globale du risque de confusion, où la présence d'un élément commun ("MARINE"/"MARINE") peut suffire à créer un risque, même si les marques ne sont pas identiques.
14 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Donau Chemie contre la décision de la Commission lui infligeant une amende pour sa participation à une entente sur les marchés du carbure de calcium et du magnésium. L'arrêt confirme l'approche de la Commission concernant le calcul des amendes selon les lignes directrices de 2006, notamment le refus d'accorder une circonstance atténuante pour coopération et l'appréciation de la capacité contributive de l'entreprise. Cette décision précise les conditions strictes de reconnaissance des circonstances atténuantes et de la prise en compte des difficultés financières dans le cadre du droit de la concurrence de l'UE.
14 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission européenne rejetant les demandes de l'Irlande visant à accroître les objectifs de son programme d'orientation pluriannuel pour améliorer la sécurité à bord de certains navires de pêche. La Commission était incompétente pour adopter cette nouvelle décision de rejet, prise après l'annulation par le Tribunal de sa décision initiale, car elle n'avait pas respecté le délai raisonnable ou les conditions procédurales requises pour statuer à nouveau. En conséquence, le Tribunal confirme que la Commission ne pouvait plus légalement refuser les demandes irlandaises.
13 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Espagne pour inexécution d'un précédent arrêt (C-485/03 à C-490/03) l'obligeant à récupérer des aides d'État illégales accordées à des entreprises sous forme d'avantages fiscaux. Constatant l'absence de récupération effective, la Cour impose une astreinte semestrielle de 12 millions d'euros, majorée de 800 000 euros par semestre supplémentaire, jusqu'à exécution complète. Cet arrêt illustre le mécanisme de sanction financière prévu à l'article 260 TFUE pour contraindre un État membre à se conformer à une décision de justice en matière d'aides d'État.
13 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne à une sanction pécuniaire pour ne pas avoir exécuté un précédent arrêt constatant un manquement relatif à la récupération d'aides d'État illégales et incompatibles avec le marché intérieur. Cette décision, fondée sur l'article 260 TFUE, impose une astreinte et une somme forfaitaire en raison de l'absence de mesures suffisantes pour récupérer les aides individuelles accordées dans le cadre du régime illégal. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt illustre la rigueur du contrôle de l'exécution des décisions de la CJUE et les conséquences financières dissuasives en cas d'inexécution persistante.
13 mai 2014
L'arrêt Google Spain consacre le "droit au déréférencement" en jugeant que l'exploitant d'un moteur de recherche est responsable du traitement de données à caractère personnel qu'il effectue. Il impose à cet exploitant, sous certaines conditions, l'obligation de supprimer de la liste de résultats des liens vers des pages web contenant des informations relatives à une personne, même si ces informations sont licites et publiées sur des sites tiers. Cet arrêt précise également l'application territoriale de la directive 95/46/CE, un moteur de recherche étant soumis au droit d'un État membre s'il y dispose d'une filiale ou d'un établissement promouvant la vente d'espaces publicitaires.
13 mai 2014
L'arrêt Google Spain consacre le "droit à l'oubli" numérique en reconnaissant qu'un moteur de recherche est responsable du traitement de données à caractère personnel qu'il effectue. Il impose à l'exploitant, même si son serveur est hors UE, l'obligation de supprimer des liens vers des informations inadéquates ou excessives, en vertu de la directive 95/46/CE et des articles 7 et 8 de la Charte des droits fondamentaux. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt fonde l'obligation de déréférencement directement applicable par la CNIL et les juridictions nationales.
13 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne annule la décision de la Commission rejetant les demandes de l'Irlande visant à augmenter les objectifs de son programme d'orientation pluriannuel pour améliorer la sécurité à bord de certains navires de pêche. La Commission était incompétente pour adopter cette nouvelle décision de rejet après l'annulation de sa décision initiale par le Tribunal, car elle n'avait pas le pouvoir de réexaminer le fond du dossier. Cet arrêt précise les limites du pouvoir de la Commission en matière de gestion des ressources halieutiques et de restructuration du secteur de la pêche.
13 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le pourvoi de M. Marcuccio contre la Commission, confirmant que le refus de verser un document à son dossier administratif ne constitue pas un acte faisant grief. Il s'agit d'un acte préparatoire ou informatif, insusceptible de recours, et le pourvoi est jugé en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en matière de fonction publique européenne.
12 mai 2014
La Cour a rejeté comme irrecevable le pourvoi de Greinwald GmbH, faute pour la requête de satisfaire aux exigences de l'article 169, paragraphe 2, du règlement de procédure. Cette disposition impose au requérant d'indiquer précisément les éléments critiqués de l'arrêt du Tribunal ainsi que les arguments juridiques développés à son encontre. L'ordonnance rappelle ainsi la rigueur procédurale requise pour former un pourvoi devant la Cour de justice.
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions, examine la validité du règlement (CE) n° 1367/2006 au regard de la convention d'Aarhus, concernant le droit des organisations environnementales à demander le réexamen interne de décisions individuelles de la Commission. En l'espèce, la Commission avait refusé de réexaminer sa décision autorisant les Pays-Bas à reporter les délais pour atteindre les valeurs limites de qualité de l'air, au motif que cette décision était une mesure de portée individuelle non susceptible de réexamen. L'avocat général propose d'annuler l'arrêt du Tribunal et de déclarer irrecevable la demande de réexamen, ce qui limiterait la portée du contrôle juridictionnel des décisions individuelles de la Commission en matière environnementale.
8 mai 2014
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne précise que les directives 2003/54/CE et 2003/55/CE imposent aux fournisseurs d'électricité et de gaz d'informer les consommateurs, en temps utile avant l'entrée en vigueur d'une modification unilatérale du prix, des motifs, conditions et de l'ampleur de cette modification. Une réglementation nationale qui ne prévoit pas une telle information préalable complète est contraire au droit de l'Union.
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi formé par Greinwald GmbH comme irrecevable, faute pour la requête de satisfaire aux exigences de l'article 169, paragraphe 2, de son règlement de procédure, qui impose d'indiquer précisément les éléments contestés de l'arrêt du Tribunal ainsi que les arguments juridiques invoqués à leur encontre. Cette ordonnance rappelle la rigueur procédurale applicable en matière de pourvoi, où le requérant ne peut se limiter à réitérer des moyens déjà présentés en première instance sans critiquer spécifiquement le raisonnement du Tribunal. Pour un professionnel du droit français, cette décision souligne l'importance de structurer le pourvoi autour d'une critique précise de la décision attaquée, sous peine d'irrecevabilité immédiate.
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée incompétente pour répondre à une question préjudicielle relative à la compatibilité d'une réglementation régionale belge sur les horaires d'ouverture des commerces avec les principes d'égalité et de non-discrimination. Elle a jugé que cette réglementation, qui instaurait une interdiction générale d'ouverture le dimanche avec des exceptions, ne constituait pas une mise en œuvre du droit de l'Union au sens de l'article 51, paragraphe 1, de la Charte des droits fondamentaux. Par conséquent, la situation relevait du seul droit national et échappait au champ d'application du droit de l'Union.
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 8 mai 2014 (affaire C-414/12 P), rejette le pourvoi de Bolloré contre l'arrêt du Tribunal confirmant l'amende infligée pour participation à l'entente sur le marché du papier autocopiant. Elle précise qu'une société mère peut être tenue pour responsable de l'infraction commise par sa filiale, non seulement sur le fondement de la présomption d'influence déterminante, mais aussi en raison de sa participation directe et personnelle aux agissements anticoncurrentiels. Enfin, la Cour rappelle que le respect du délai raisonnable de procédure ne saurait conduire à l'annulation d'une décision de la Commission en l'absence d'atteinte aux droits de la défense.
8 mai 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union ne s'oppose pas à une règle de procédure nationale qui subordonne l'examen d'une demande de protection subsidiaire au rejet préalable d'une demande de statut de réfugié, sous réserve du respect des principes d'effectivité et d'équivalence. Toutefois, cette règle ne doit pas compromettre le droit à une bonne administration, notamment l'impartialité et la célérité de la procédure, tel que garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux. En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge de manœuvre procédurale des États membres dans le traitement des demandes d'asile, tout en imposant des limites strictes pour éviter des retards excessifs ou un traitement partial.
8 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Pyrox contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque figurative "PYROX" pour des chaudières et appareils de chauffage. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "PYROT", en raison de la similitude visuelle et phonétique des signes et de l'identité des produits. Cet arrêt illustre l'application stricte du critère du risque de confusion pour des marques courtes et visuellement proches, même en l'absence de similitude conceptuelle.
8 mai 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Simca Europe contre la décision de l'OHMI (devenu EUIPO) ayant annulé la marque verbale « Simca » pour mauvaise foi. Il a considéré que le dépôt de cette marque, effectué sans intention réelle de l'exploiter et dans le seul but de faire obstacle à l'usage par un tiers (PSA Peugeot Citroën), constituait un abus de droit au sens de l'article 52, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cet arrêt confirme ainsi que la mauvaise foi, caractérisée par une intention déloyale ou un détournement de la fonction de la marque, est une cause de nullité absolue de la marque communautaire.
8 mai 2014
Dans l'arrêt C-483/12 (Pelckmans Turnhout), la Cour de justice de l'Union européenne se déclare incompétente pour examiner une question préjudicielle relative à la compatibilité d'une réglementation belge sur les horaires d'ouverture des magasins avec les principes d'égalité et de non-discrimination. La Cour estime que cette législation nationale, qui ne met pas en œuvre le droit de l'Union, ne relève pas du champ d'application de la Charte des droits fondamentaux, privant ainsi la Cour de toute compétence pour statuer.
8 mai 2014