1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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Avec texte intégral
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Résumés IA
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En vigueur
Règlement · Directive · Décision · Recommandation
86 834Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Dans l'arrêt C-609/12 (Ehrmann AG), la Cour de justice de l'Union européenne précise le régime transitoire applicable aux allégations de santé sur les denrées alimentaires. Elle juge que l'article 10, paragraphe 2, du règlement (CE) n° 1924/2006, qui impose une autorisation préalable, n'est pas applicable aux allégations de santé utilisées avant l'entrée en vigueur du règlement, tant que la Commission n'a pas statué sur leur éventuelle inscription sur la liste des allégations autorisées. En conséquence, les opérateurs peuvent continuer à utiliser ces allégations pendant la période transitoire prévue à l'article 28, paragraphes 5 et 6, sans devoir démontrer leur conformité individuelle aux conditions générales du règlement.
10 avril 2014
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de détermination des surfaces agricoles éligibles aux aides directes de la PAC, en cas de divergence entre les résultats d'un contrôle par télédétection et ceux d'une inspection physique ultérieure. L'arrêt établit que, pour garantir le droit à une bonne administration, l'autorité nationale doit prendre en compte les résultats de l'inspection physique si celle-ci est plus fiable que la télédétection, notamment lorsque le contrôle sur place permet de vérifier précisément la surface réellement cultivée. Cette décision encadre le pouvoir d'appréciation des États membres dans l'application du système intégré de gestion et de contrôle.
10 avril 2014
Dans l'arrêt ACI Adam (C-435/12), la Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'exception de copie privée prévue à l'article 5, paragraphe 2, sous b), de la directive 2001/29/CE ne peut s'appliquer qu'aux reproductions effectuées à partir de sources licites. En conséquence, les États membres ne peuvent pas instaurer un système de redevance pour copie privée qui inclurait des copies réalisées à partir de sources illicites, ce qui a une incidence directe sur le calcul et le champ d'application des rémunérations pour copie privée en droit français.
10 avril 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 2001/29/CE s'oppose à une réglementation nationale qui impose une redevance pour copie privée sur des supports d'enregistrement, sans distinguer si la source de la copie est licite ou illicite. Cette décision précise que l'exception de copie privée ne peut bénéficier qu'aux reproductions provenant de sources légales, et que les États membres doivent mettre en place un système garantissant que les redevances ne compensent que le préjudice causé par des copies licites.
10 avril 2014
Dans l'arrêt C-190/12, la CJUE juge que la législation polonaise qui réserve l'exonération de l'impôt sur les sociétés aux seuls dividendes versés à des fonds d'investissement résidents, à l'exclusion des fonds non-résidents, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette différence de traitement n'est pas justifiée par des raisons impérieuses d'intérêt général, car elle ne permet pas de garantir un contrôle fiscal efficace et va au-delà de ce qui est nécessaire pour préserver la cohérence du système fiscal. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme que les États membres ne peuvent pas subordonner l'exonération des dividendes à un critère de résidence sans violer le droit de l'UE, sauf à démontrer une justification proportionnée.
10 avril 2014
Cet arrêt de la CJUE précise le régime transitoire applicable aux allégations nutritionnelles et de santé pour les denrées alimentaires. Il interprète l'article 28, paragraphes 5 et 6, du règlement (CE) n° 1924/2006, en jugeant que les marques ou dénominations commerciales existant avant le 1er janvier 2005 peuvent continuer à être utilisées sans être soumises à l'obligation de fournir des preuves scientifiques, même après l'entrée en vigueur de l'article 10, paragraphe 2. La portée pour le professionnel français est de clarifier que ces marques historiques bénéficient d'une exemption temporaire, sous réserve de ne pas induire le consommateur en erreur.
10 avril 2014
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 80/987/CEE, relative à la protection des travailleurs en cas d'insolvabilité de l'employeur, ne s'oppose pas à une réglementation nationale qui limite l'obligation de paiement de l'institution de garantie aux créances salariales devenues exigibles dans les six mois précédant l'introduction de l'action en justice visant à faire constater l'insolvabilité. La Cour juge que cette limitation temporelle est compatible avec le droit de l'Union, pour autant qu'elle ne prive pas les travailleurs d'une protection minimale.
10 avril 2014
Le Tribunal de la fonction publique de l’Union européenne a rejeté le recours de Risto Nieminen, fonctionnaire du Conseil, contestant les décisions de ne pas le promouvoir aux exercices 2010 et 2011. Il a jugé que l’institution avait suffisamment motivé ses décisions et que l’examen comparatif des mérites, incluant la distinction entre administrateurs linguistiques et non linguistiques et l’application de quotas de promotion, était légal. L’arrêt précise également que la constance dans la durée des mérites est un critère pertinent pour départager des candidats de mérites équivalents.
10 avril 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les pourvois d'Areva et d'autres sociétés contre l'annulation partielle de la décision de la Commission les condamnant pour entente sur le marché des appareillages de commutation à gaz isolé. L'arrêt confirme que la Commission peut imputer solidairement la responsabilité des infractions au droit de la concurrence à une société mère pour les actes de ses filiales, même en l'absence de participation directe, dès lors qu'elle exerce une influence déterminante. Cette décision précise les conditions de la responsabilité solidaire et les modalités de calcul des amendes en matière de pratiques anticoncurrentielles.
10 avril 2014
La Cour de justice de l'Union européenne, dans cet arrêt, précise les conditions de la responsabilité solidaire des sociétés mères et filiales pour le paiement d’une amende infligée pour infraction au droit de la concurrence, en rappelant que la notion d’entreprise est déterminée par l’unité de comportement sur le marché. Elle confirme que le principe de responsabilité personnelle n’exclut pas qu’une société mère soit tenue solidairement responsable des agissements de sa filiale lorsqu’elle exerce une influence déterminante, et ce, même si la filiale a été cédée entre-temps. Enfin, la Cour encadre la compétence de pleine juridiction du Tribunal, en rappelant qu’il ne peut statuer ultra petita et doit respecter les principes de proportionnalité et d’égalité de traitement dans la modulation des amendes.
10 avril 2014
Dans cet arrêt, la Cour de justice précise les conditions d'imputabilité à une société mère du comportement infractionnel de ses filiales en matière de concurrence, en confirmant que la Commission peut présumer l'exercice d'une influence déterminante en cas de détention de 100 % du capital. La Cour clarifie également la notion de responsabilité solidaire "de fait" pour le paiement de l'amende, en jugeant que la Commission n'est pas tenue de déterminer une répartition interne entre les codébiteurs solidaires. Enfin, elle rejette les moyens tirés d'une violation des principes de sécurité juridique, d'individualisation des peines, de proportionnalité et d'égalité de traitement dans le calcul de l'amende infligée à l'entreprise.
10 avril 2014
La Cour de justice de l'Union européenne a précisé, dans cet arrêt, les conditions de la responsabilité solidaire des sociétés mères pour les amendes infligées à leurs filiales en raison d'une infraction au droit de la concurrence. Elle a notamment jugé que le Tribunal ne peut, sans violer le principe ne ultra petita, réduire le montant de l'amende d'une société solidairement condamnée en se fondant sur un moyen non soulevé par celle-ci. L'arrêt rappelle également que la notion d'entreprise et les principes de responsabilité personnelle et d'individualisation des peines limitent la possibilité d'étendre la solidarité à des entités n'ayant pas participé directement à l'infraction.
10 avril 2014
10 avril 2014
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de la société Evropaïki Dynamiki contre la Commission européenne concernant un appel d'offres pour des services de publication et de communication liés au site CORDIS. Le Tribunal a jugé que la Commission n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant l'offre de la requérante et avait suffisamment motivé sa décision de rejet. Cet arrêt rappelle l'étendue du contrôle juridictionnel en matière de marchés publics européens et les exigences de motivation des décisions de rejet.
10 avril 2014
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la société Evropaïki Dynamiki contre la Commission, contestant le rejet de ses offres dans le cadre d'un appel d'offres pour des services de publication et de communication liés au site CORDIS. L'arrêt précise les exigences de motivation des décisions d'attribution de marchés publics, notamment au regard de l'article 148 des modalités d'exécution, et rappelle les limites du contrôle juridictionnel sur l'erreur manifeste d'appréciation de l'autorité adjudicatrice. Pour un professionnel du droit français, cette décision confirme la marge d'appréciation des institutions européennes dans l'évaluation des offres et la rigueur attendue dans la motivation des rejets.
10 avril 2014
10 avril 2014
L'arrêt du Tribunal de la fonction publique de l'UE du 10 avril 2014 (affaire F-81/12, Nieminen/Conseil) précise les obligations de l'administration en matière de promotion des fonctionnaires. Il rappelle que l'obligation de motivation d'une décision de non-promotion est satisfaite par la communication du rapport d'évaluation et du tableau des promotions, et que l'examen comparatif des mérites peut légalement distinguer les administrateurs linguistiques des non-linguistiques, pourvu que des quotas de promotion distincts soient objectivement justifiés. Enfin, il souligne que la constance dans la durée des mérites est un critère pertinent pour départager des candidats de mérite égal.
10 avril 2014
L'ordonnance du Tribunal de la fonction publique dans l'affaire F-118/07 (Strack/Commission) rejette comme irrecevable le recours d'un fonctionnaire contestant la décision de la Commission de ne pas lui accorder une indemnité de dépaysement. Le Tribunal estime que la requête, introduite hors délai, ne peut être examinée au fond, rappelant ainsi la rigueur des règles de procédure applicables aux litiges entre les institutions et leurs agents.
10 avril 2014
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la directive 80/987/CEE, relative à la protection des travailleurs en cas d'insolvabilité de l'employeur, n'impose pas aux institutions de garantie de couvrir les créances salariales devenues exigibles plus de six mois avant l'introduction d'une action en justice visant à faire constater l'insolvabilité. La Cour confirme ainsi la validité des limitations temporelles fixées par les États membres pour le paiement des créances par ces institutions.
10 avril 2014
9 avril 2014