Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Jurisprudence CJUE62012TA0568

Affaire T-568/12: Arrêt du Tribunal du 4 avril 2014 — Golam/OHMI — Derby Cycle Werke (FOCUS extreme) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative FOCUS extreme — Marque nationale verbale antérieure FOCUS — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009» ]

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Golam contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "FOCUS extreme" pour des cycles et accessoires. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "FOCUS" en raison de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de l'identité ou de la similarité des produits visés. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'application stricte du critère du risque de confusion (article 8, §1, b) du RMUE) lorsque l'élément dominant de la marque postérieure reprend intégralement la marque antérieure, même en présence d'éléments figuratifs ou verbaux additionnels.

4 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CB0592

Affaire C-592/12: Ordonnance du président de la Cour du 4 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Madrid — Espagne) — Compañía Europea de Viajeros España S.A./Tribunal Económico Administrativo Regional de Madrid (Ministerio de Economia y Hacienda)

L'ordonnance du président de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire C-592/12, rendue le 4 avril 2014, porte sur une demande de décision préjudicielle introduite par le Tribunal Superior de Justicia de Madrid (Espagne) dans le litige opposant Compañía Europea de Viajeros España S.A. au Tribunal Económico Administrativo Regional de Madrid. Cette ordonnance, qui constitue une décision de procédure, a radié l'affaire du registre de la Cour, mettant ainsi fin à la procédure préjudicielle sans qu'une réponse au fond sur l'interprétation du droit de l'Union européenne n'ait été apportée. Pour un professionnel du droit français, cette décision illustre les cas où une question préjudicielle peut être retirée ou devenir sans objet avant que la Cour ne statue, ce qui a pour effet de clore l'instance sans éclaircir les points de droit soulevés.

4 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0516

Affaires jointes C-516/12 à C-518/12: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 3 avril 2014 (demandes de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — CTP — Compagnia Trasporti Pubblici SpA/Regione Campania (C-516 à C-518/12), Provincia di Napoli (C-516/12 et C-518/12) (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n ° 1191/69 — Services publics de transport de voyageurs — Article 4 — Demande de suppression de l’obligation de service public — Article 6 — Droit à une compensation des charges découlant de l’exécution d’une obligation de service public)

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 4 et 6 du règlement (CEE) n° 1191/69 concernant les obligations de service public dans le transport de voyageurs. Elle précise qu'une entreprise de transport peut demander la suppression d'une obligation de service public, et qu'à défaut, elle a droit à une compensation financière couvrant les charges nettes supportées. Cette décision clarifie les conditions dans lesquelles les autorités nationales doivent indemniser les opérateurs de transport public pour les obligations imposées.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0387

Affaire C-387/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 3 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — Hi Hotel HCF SARL/Uwe Spoering (Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) n ° 44/2001 — Compétence internationale en matière délictuelle ou quasi délictuelle — Acte commis dans un État membre consistant en la participation à un acte illicite commis sur le territoire d’un autre État membre — Détermination du lieu où le fait dommageable s’est produit)

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 5, point 3, du règlement (CE) n° 44/2001 concernant la compétence judiciaire en matière délictuelle. Elle juge que lorsqu'une personne est accusée d'avoir participé à un acte illicite commis dans un autre État membre, le "lieu où le fait dommageable s'est produit" peut se situer dans l'État membre où l'acte de participation a été accompli. Cet arrêt clarifie les règles de compétence internationale pour les actions en responsabilité impliquant des coauteurs ou complices situés dans différents États membres.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0438

Affaire C-438/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 3 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Oberlandesgericht München — Allemagne) — Irmengard Weber/Mechthilde Weber (Coopération judiciaire en matière civile — Règlement (CE) n ° 44/2001 — Article 22, point 1 — Compétence exclusive — Litiges en matière de droits réels immobiliers — Nature du droit de préemption — Article 27, paragraphe 1 — Litispendance — Notion de demandes formées entre les mêmes parties et ayant le même objet — Rapport entre les articles 22, point 1, et 27, paragraphe 1 — Article 28, paragraphe 1 — Connexité — Critères d’appréciation du sursis à statuer)

Dans l'arrêt Weber (C-438/12), la CJUE précise que le droit de préemption portant sur un bien immobilier, lorsqu'il est opposable aux tiers, relève de la compétence exclusive des tribunaux de l'État membre de situation de l'immeuble au sens de l'article 22, point 1, du règlement Bruxelles I. Elle clarifie également l'interaction entre cette compétence exclusive et les règles de litispendance (article 27) et de connexité (article 28), en indiquant que le juge saisi en second lieu, même s'il n'est pas compétent, doit surseoir à statuer si les demandes ont le même objet et la même cause entre les mêmes parties, et non se dessaisir immédiatement.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0438

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 3 avril 2014.#Irmengard Weber contre Mechthilde Weber.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Oberlandesgericht München.#Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) no 44/2001- Article 22, point 1 – Compétence exclusive – Litiges en matière de droits réels immobiliers – Nature du droit de préemption – Article 27, paragraphe 1 – Litispendance – Notion de demandes formées entre les mêmes parties et ayant le même objet – Rapport entre les articles 22, point 1, et 27, paragraphe 1 – Article 28, paragraphe 1 – Connexité – Critères d’appréciation du sursis à statuer.#Affaire C-438/12.

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) concernant la compétence en matière de droits réels immobiliers et la litispendance. Elle juge qu'un droit de préemption immobilier, lorsqu'il confère à son titulaire un pouvoir d'acquisition opposable aux tiers, relève de la compétence exclusive prévue à l'article 22, point 1. L'arrêt clarifie également la notion de litispendance (article 27) entre des actions portant sur des objets différents mais connexes, et les critères pour surseoir à statuer en cas de connexité (article 28).

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0428

Affaire C-428/12: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 3 avril 2014 — Commission européenne/Royaume d'Espagne (Manquement d’État — Articles 34 TFUE et 36 TFUE — Mesures d’effet équivalent à des restrictions quantitatives à l’importation — Transport privé complémentaire de marchandises — Premier véhicule de la flotte d’une entreprise — Règles d’obtention de la licence de transport routier — Sécurité routière et protection de l’environnement)

Dans l'arrêt C-428/14 du 3 avril 2014, la Cour de justice de l'Union européenne a condamné l'Espagne pour manquement aux articles 34 et 36 TFUE en raison de sa réglementation imposant des conditions d'obtention d'une licence de transport routier plus strictes pour le premier véhicule de la flotte d'une entreprise. La Cour a jugé que cette mesure, qui exigeait notamment une expérience professionnelle préalable, constituait une restriction injustifiée à la libre circulation des marchandises, les objectifs de sécurité routière et de protection de l'environnement invoqués n'étant pas proportionnés. Cet arrêt précise les limites des justifications admises par le droit de l'UE pour restreindre les importations par des mesures nationales d'effet équivalent.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0224

Affaire C-224/12 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 avril 2014 — Commission européenne/Royaume des Pays-Bas, ING Groep NV, Nederlandsche Bank NV (Pourvoi — Secteur financier — Perturbation grave de l’économie d’un État membre — Aide d’État en faveur d’un groupe bancaire — Forme — Apport en capital dans le cadre d’un plan de restructuration — Décision — Compatibilité de l’aide avec le marché commun — Conditions — Modification des conditions de remboursement de l’aide — Critère de l’investisseur privé)

La Cour de justice a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait invalidé la décision de la Commission autorisant l'aide d'État néerlandaise à ING. Elle précise que le critère de l'investisseur privé en économie de marché ne s'applique pas aux modifications des conditions de remboursement d'une aide déjà accordée, et que la Commission peut subordonner la compatibilité d'une aide à des conditions de rémunération sans devoir démontrer un avantage concurrentiel.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0224

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 avril 2014.#Commission européenne contre Royaume des Pays-Bas et ING Groep NV.#Pourvoi – Secteur financier – Perturbation grave de l’économie d’un État membre – Aide d’État en faveur d’un groupe bancaire – Forme – Apport en capital dans le cadre d’un plan de restructuration – Décision – Compatibilité de l’aide avec le marché commun – Conditions – Modification des conditions de remboursement de l’aide – Critère de l’investisseur privé.#Affaire C-224/12 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait lui-même annulé la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État la modification des conditions de remboursement d'un apport en capital accordé par les Pays-Bas à ING Groep NV. L'arrêt précise que le critère de l'investisseur privé en économie de marché est applicable pour apprécier si une telle modification constitue une aide, et que la Commission doit démontrer en quoi l'État n'a pas agi comme un tel investisseur.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0559

Arrêt de la Cour (première chambre) du 3 avril 2014.#République française contre Commission européenne.#Pourvoi – Aide d’État – Aide sous forme d’une garantie implicite illimitée en faveur de La Poste résultant de son statut d’établissement public – Existence de la garantie – Présence de ressources étatiques – Avantage – Charge et niveau de la preuve.#Affaire C-559/12 P.

La Cour de justice de l'Union européenne confirme l'arrêt du Tribunal qualifiant d'aide d'État la garantie implicite et illimitée dont bénéficiait La Poste du fait de son statut d'établissement public. Elle précise que la Commission peut établir l'existence d'un avantage économique par un faisceau d'indices convergents, sans devoir démontrer l'impact concret de la garantie sur les conditions de financement de l'entreprise. L'arrêt clarifie ainsi la charge de la preuve incombant à la Commission pour caractériser une aide d'État résultant d'un régime juridique spécifique.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0301

Affaire C-301/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato — Italie) — Cascina Tre Pini s.s./Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare, Regione Lombardia, Presidenza del Consiglio dei Ministri, Consorzio Parco Lombardo della Valle del Ticino, Comune di Somma Lombardo (Renvoi préjudiciel — Environnement — Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages — Directive 92/43/CEE — Sites d’importance communautaire — Révision du statut d’un tel site en cas de survenance de phénomènes de pollution ou de dégradation de l’environnement — Législation nationale ne prévoyant pas la possibilité pour les personnes concernées de demander une telle révision — Attribution aux autorités nationales compétentes d’un pouvoir discrétionnaire d’engager d’office une procédure de révision dudit statut)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les particuliers ne peuvent pas, sur le fondement de la directive 92/43/CEE (directive "Habitats"), exiger des autorités nationales qu'elles révisent le statut d'un site d'importance communautaire en raison de sa dégradation. Le droit de l'Union n'impose pas aux États membres de prévoir une procédure spécifique permettant aux citoyens de demander une telle révision, dès lors que les autorités compétentes disposent d'un pouvoir discrétionnaire pour engager d'office cette procédure. En conséquence, une législation nationale qui ne prévoit pas de droit d'action pour les personnes concernées n'est pas contraire au droit de l'Union.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TA0356

Affaire T-356/12: Arrêt du Tribunal du 3 avril 2014 — Debonair Trading Internacional/OHMI — Ibercosmetica (SÔ:UNIC) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale SÔ:UNIC — Marques communautaires et nationale verbales antérieures SO…?, SO…? ONE, SO…? CHIC et marques verbales non enregistrées — Motifs relatifs de refus — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Risque de confusion — Famille de marques — Article 8, paragraphe 4, du règlement n ° 207/2009 — Règle 15, paragraphe 2, sous b), iii), du règlement (CE) n ° 2868/95 — Recevabilité de l’opposition» ]

Le Tribunal de l'UE a rejeté le recours de Debonair Trading Internacional contre le refus de l'OHMI d'opposer sa marque « SO…? » à la demande de marque « SÔ:UNIC ». Il a jugé qu'il n'existait pas de risque de confusion, faute pour l'opposante d'avoir démontré l'existence d'une « famille de marques » et en raison des différences visuelles et conceptuelles entre les signes. Cette décision précise les conditions de recevabilité d'une opposition fondée sur une famille de marques et rappelle l'appréciation stricte du risque de confusion.

3 avril 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0114

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston, présentées le 3 avril 2014.#Commission européenne contre Conseil de l'Union européenne.#Recours en annulation – Action extérieure de l’Union européenne – Accords internationaux – Protection des droits voisins des organismes de radiodiffusion – Négociations relatives à une convention du Conseil de l’Europe – Décision du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres autorisant la participation conjointe de l’Union et de ses États membres aux négociations – Article 3, paragraphe 2, TFUE – Compétence externe exclusive de l’Union.#Affaire C-114/12.

La Cour de justice est saisie d’un recours en annulation introduit par la Commission contre une décision du Conseil et des États membres autorisant leur participation conjointe aux négociations d’une convention du Conseil de l’Europe sur la protection des droits voisins des organismes de radiodiffusion. L’avocate générale estime que l’Union dispose d’une compétence externe exclusive en la matière en vertu de l’article 3, paragraphe 2, TFUE, car l’accord risque d’affecter des règles communes de l’Union. Elle conclut que la décision attaquée méconnaît cette compétence exclusive et doit être annulée.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0301

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 avril 2014.#Cascina Tre Pini Ss contre Ministero dell'Ambiente e della Tutela del Territorio e del Mare e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Environnement – Conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages – Directive 92/43/CEE – Sites d’importance communautaire – Révision du statut d’un tel site en cas de survenance de phénomènes de pollution ou de dégradation de l’environnement – Législation nationale ne prévoyant pas la possibilité pour les personnes concernées de demander une telle révision – Attribution aux autorités nationales compétentes d’un pouvoir discrétionnaire d’engager d’office une procédure de révision dudit statut.#Affaire C-301/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le droit de l'Union, et notamment la directive "Habitats", ne s'oppose pas à une législation nationale qui ne prévoit pas la possibilité pour un particulier de demander la révision du statut de site d'importance communautaire d'un terrain en raison de sa dégradation. Toutefois, les autorités nationales compétentes doivent disposer d'un pouvoir discrétionnaire pour engager d'office une telle procédure de révision, afin de garantir l'objectif de conservation des habitats naturels. En l'absence de ce pouvoir, le droit de l'Union serait violé.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0515

Jurisprudence CJUE — 62012CJ0515

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0387

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 3 avril 2014.#Hi Hotel HCF SARL contre Uwe Spoering.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesgerichtshof.#Coopération judiciaire en matière civile – Règlement (CE) nº 44/2001 – Compétence internationale en matière délictuelle ou quasi délictuelle – Acte commis dans un État membre consistant en la participation à un acte illicite commis sur le territoire d’un autre État membre – Détermination du lieu où le fait dommageable s’est produit.#Affaire C-387/12.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre du Règlement (CE) n° 44/2001, la détermination du lieu du fait dommageable pour établir la compétence internationale en matière délictuelle. Elle juge que le simple fait, pour un prestataire de services établi dans un État membre, d'avoir participé à un acte illicite (en l'espèce, une contrefaçon de droit d'auteur) commis dans un autre État membre ne suffit pas à considérer le premier État comme le lieu où le fait dommageable s'est produit. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt limite la compétence des juridictions françaises en matière de coparticipation à un délit civil, exigeant que l'acte causal direct soit localisé en France pour que les tribunaux français soient compétents.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0515

Affaire C-515/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 3 avril 2014 (demande de décision préjudicielle du Lietuvos vyriausiasis administracinis teismas — Lituanie) — «4finance» UAB/Valstybinė vartotojų teisių apsaugos tarnyba, Valstybinę mokesčių inspekciją prie Lietuvos Respublikos finansų ministerijos (Directive 2005/29/CE — Pratiques commerciales déloyales — Système de promotion pyramidale — Pertinence de la participation éventuelle des consommateurs versée afin de recevoir une contrepartie — Interprétation de la notion de «participation» )

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé la notion de « système de promotion pyramidale » au sens de l'annexe I de la directive 2005/29/CE sur les pratiques commerciales déloyales. Elle a jugé que le versement d'une participation financière par le consommateur pour recevoir une contrepartie provenant principalement de l'entrée d'autres consommateurs constitue un élément caractéristique de ce système, prohibé en toutes circonstances. Cet arrêt clarifie ainsi les critères d'identification des ventes pyramidales, renforçant la protection des consommateurs contre ces pratiques trompeuses.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0559

Affaire C-559/12 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 3 avril 2014 — République française/Commission européenne (Pourvoi — Aide d’État — Aide sous forme d’une garantie implicite illimitée en faveur de La Poste résultant de son statut d’établissement public — Existence de la garantie — Présence de ressources étatiques — Avantage — Charge et niveau de la preuve)

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la France contre la décision de la Commission qualifiant d'aide d'État la garantie implicite et illimitée dont bénéficiait La Poste du fait de son statut d'établissement public. L'arrêt confirme que cette garantie, même non activée, constitue un avantage économique utilisant des ressources d'État, et précise le niveau de preuve requis pour établir l'existence d'une telle aide.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0428

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 3 avril 2014.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Articles 34 TFUE et 36 TFUE – Mesures d’effet équivalent à des restrictions quantitatives à l’importation – Transport privé complémentaire de marchandises – Premier véhicule de la flotte d’une entreprise – Règles d’obtention de la licence de transport routier – Sécurité routière et protection de l’environnement.#Affaire C-428/12.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation espagnole soumettant l'obtention d'une licence de transport routier pour le premier véhicule d'une flotte à des conditions plus strictes que pour les suivants constitue une mesure d'effet équivalant à une restriction quantitative à l'importation, contraire à l'article 34 TFUE. Les objectifs de sécurité routière et de protection de l'environnement invoqués par l'Espagne ne justifient pas cette discrimination, car ils auraient pu être atteints par des mesures moins restrictives et cohérentes.

3 avril 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0516

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 3 avril 2014.#CTP - Compagnia Trasporti Pubblici SpA contre Regione Campania et Provincia di Napoli.#Demandes de décision préjudicielle, introduites par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CE) nº 1191/69 – Services publics de transport de voyageurs – Article 4 – Demande de suppression de l’obligation de service public – Article 6 – Droit à une compensation des charges découlant de l’exécution d’une obligation de service public.#Affaires jointes C-516/12 à C-518/12.

La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles une entreprise de transport public peut demander la suppression d'une obligation de service public et obtenir une compensation financière pour les charges supportées. Elle juge que le règlement n° 1191/69 s'oppose à une réglementation nationale qui impose une obligation de service public sans permettre à l'entreprise d'en demander la suppression et sans prévoir de compensation adéquate. Cette décision clarifie l'articulation entre la liberté d'entreprise et les obligations de service public dans le secteur des transports.

3 avril 2014

Détail →