Droit européen — EUR-Lex
1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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165 048Par année
Affaire T-302/11: Arrêt du Tribunal du 14 mars 2014 — HeidelbergCement/Commission ( «Concurrence — Procédure administrative — Décision de demande de renseignements — Caractère nécessaire des renseignements demandés — Obligation de motivation — Proportionnalité» )
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-302/11) précise les limites du pouvoir d'enquête de la Commission européenne en matière de concurrence, notamment concernant les demandes de renseignements. Le Tribunal annule partiellement la décision de la Commission, jugeant que l'obligation de motivation n'était pas suffisamment remplie et que la demande n'était pas proportionnée, car elle imposait à l'entreprise HeidelbergCement une charge excessive et non strictement nécessaire à l'enquête. Cette décision renforce les droits de la défense des entreprises en exigeant de la Commission une justification précise et circonstanciée du caractère nécessaire des informations sollicitées.
14 mars 2014
Affaire C-464/12: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Østre Landsret — Danemark) — ATP Pension Service A/S/Skatteministeriet (Sixième directive TVA — Exonérations — Article 13, B, sous d), points 3 et 6 — Fonds communs de placement — Régimes de pensions de retraite professionnelle — Gestion — Opérations concernant les dépôts de fonds, comptes courants, paiements, virements)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la gestion de régimes de pensions de retraite professionnelle peut être exonérée de TVA au titre de l'article 13, B, sous d), point 6, de la sixième directive, à condition que ces régimes soient assimilés à des fonds communs de placement. L'arrêt précise également que les opérations de dépôts, comptes courants, paiements et virements liés à cette gestion relèvent de l'exonération prévue au point 3 de cette même disposition. Cette décision clarifie le champ des exonérations de TVA applicables aux services de gestion de fonds de pension au regard du droit de l'Union.
13 mars 2014
Affaire C-512/12: Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État — France) — Octapharma France SAS/Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), Ministère des affaires sociales et de la santé (Rapprochement des législations — Directive 2001/83/CE — Directive 2002/98/CE — Champ d’application — Produit sanguin labile — Plasma préparé selon un processus industriel — Application simultanée ou exclusive des directives — Faculté pour un État membre de prévoir un régime plus rigoureux pour le plasma que pour les médicaments)
Dans l'arrêt Octapharma France (C-512/12), la CJUE précise que le plasma préparé selon un processus industriel relève exclusivement du champ d'application de la directive 2001/83/CE relative aux médicaments, et non de la directive 2002/98/CE sur le sang humain. Elle juge qu'un État membre ne peut pas soumettre ce plasma à un régime plus rigoureux que celui applicable aux médicaments, car cela compromettrait l'harmonisation complète opérée par la directive 2001/83.
13 mars 2014
Affaire T-430/12: Arrêt du Tribunal du 13 mars 2014 — Heinrich/OHMI — Commission (European Network Rapid Manufacturing) [«Marque communautaire — Procédure de nullité — Marque communautaire figurative European Network Rapid Manufacturing — Motif absolu de refus — Imitation de l’emblème d’une organisation internationale intergouvernementale — Article 7, paragraphe 1, sous h), du règlement (CE) no 207/2009 — Article 6 ter de la convention de Paris»]
L'arrêt du Tribunal de l'UE (affaire T-430/12) confirme le refus d'enregistrement de la marque figurative "European Network Rapid Manufacturing" en raison de son imitation de l'emblème de la Commission européenne, protégé par l'article 6 ter de la Convention de Paris. Il précise que l'article 7, §1, h) du règlement (CE) n°207/2009 interdit l'enregistrement de marques imitant des emblèmes d'organisations internationales intergouvernementales, même en l'absence de risque de confusion, dès lors que l'emblème est reproduit ou imité. Cette décision rappelle aux praticiens français la rigueur de l'examen des motifs absolus de refus liés aux emblèmes officiels.
13 mars 2014
Affaire C-222/12: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Tartu Ringkonnakohus — Estonie) — A Karuse AS/Politsei- ja Piirivalveamet (Transports par route — Règlement (CE) n ° 561/2006 — Obligation d’utilisation d’un tachygraphe — Dérogation pour des véhicules utilisés dans le cadre des activités liées à l’entretien de la voirie — Véhicule transportant du gravier du lieu du chargement jusqu’au lieu des travaux d’entretien de la voirie)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la portée de la dérogation à l'obligation d'utiliser un tachygraphe pour les véhicules affectés à l'entretien de la voirie. La Cour juge que cette dérogation ne s'applique pas au transport de matériaux, comme du gravier, depuis un lieu de chargement jusqu'au chantier d'entretien, car ce transport constitue une activité de transport distincte et non une activité d'entretien au sens du règlement (CE) n° 561/2006.
13 mars 2014
Affaire C-599/12: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank van eerste aanleg te Brugge — Belgique) — Jetair NV, BTW-eenheid BTWE Travel4you/FOD Financiën (TVA — Régime particulier des agences de voyages — Opérations effectuées en dehors de l’Union européenne — Sixième directive 77/388/CEE — Article 28, paragraphe 3 — Directive 2006/112/CE — Article 370 — Clauses de «standstill» — Modification de la législation nationale pendant le délai de transposition)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le régime particulier de TVA des agences de voyages (marge bénéficiaire) ne s'applique pas aux opérations réalisées en dehors de l'Union européenne. Elle précise que les États membres ne peuvent pas maintenir une législation nationale qui applique ce régime à ces opérations en vertu des clauses de "standstill", si cette législation a été modifiée pendant le délai de transposition de la directive.
13 mars 2014
Conclusions de l'avocat général M. N. Jääskinen, présentées le 13 mars 2014.#Liivimaa Lihaveis MTÜ contre Eesti-Läti programmi 2007-2013 Seirekomitee.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Tartu ringkonnakohus.#Renvoi préjudiciel – Fonds structurels – Règlements (CE) nºs 1083/2006 et 1080/2006 – Fonds européen de développement régional (FEDER) – Programme opérationnel visant à promouvoir la coopération territoriale européenne entre la République d’Estonie et la République de Lettonie – Décision de rejet d’une subvention prise par le comité de suivi – Disposition prévoyant que les décisions de ce comité ne peuvent pas faire l’objet d’un recours – Article 267 TFUE – Acte pris par une institution, un organe ou un organisme de l’Union – Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Mise en œuvre du droit de l’Union – Article 47 – Droit à une protection juridictionnelle effective – Droit d’accès aux tribunaux – Détermination de l’État membre dont les juridictions sont compétentes pour statuer sur un recours.#Affaire C-562/12.
Cet arrêt précise que le droit à un recours effectif, garanti par l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à une clause d'un programme de coopération territoriale européenne (FEDER) excluant tout recours contre les décisions du comité de suivi. La Cour juge que, même en l'absence de désignation expresse, les juridictions nationales de l'État membre où l'acte fait grief doivent assurer le contrôle juridictionnel, car ce comité met en œuvre le droit de l'Union. En conséquence, un refus de subvention peut être contesté devant les tribunaux de l'État membre du demandeur, conformément à l'article 267 TFUE.
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 13 mars 2014.#Finanzamt Dortmund-West contre Klinikum Dortmund gGmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesfinanzhof.#Renvoi préjudiciel – Sixième directive TVA – Exonérations – Article 13, A, paragraphe 1, sous b) – Livraison de biens – Fourniture de médicaments cytostatiques dans le cadre de soins ambulatoires – Prestations fournies par différents assujettis – Article 13, A, paragraphe 1, sous c) – Prestations de soins – Médicaments prescrits par un médecin exerçant à titre indépendant au sein de l’hôpital – Opérations étroitement liées – Prestations accessoires aux prestations de soins – Opérations matériellement et économiquement indissociables.#Affaire C-366/12.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la fourniture de médicaments cytostatiques par un hôpital dans le cadre de soins ambulatoires peut être exonérée de TVA au titre de l'article 13, A, paragraphe 1, sous b) et c), de la sixième directive. Cette exonération s'applique lorsque ces fournitures sont indissociables des prestations de soins hospitaliers et constituent des opérations accessoires à ces soins, même si les médicaments sont prescrits par un médecin exerçant à titre indépendant au sein de l'hôpital. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions d'exonération des prestations complexes de soins et de livraisons de biens en milieu hospitalier.
13 mars 2014
Affaire C-548/12: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Krefeld — Allemagne) — Marc Brogsitter/Fabrication de Montres Normandes Eurl., Karsten Fräßdorf (Espace de liberté, de sécurité et de justice — Compétence judiciaire en matière civile et commerciale — Règlement (CE) n ° 44/2001 –Compétences spéciales — Article 5, points 1 et 3 — Action en responsabilité civile — Nature contractuelle ou délictuelle)
Cet arrêt de la CJUE précise la distinction entre les matières contractuelle et délictuelle au sens du règlement Bruxelles I (n° 44/2001) pour déterminer la compétence judiciaire. Il juge qu'une action en responsabilité civile, même intentée entre parties liées par un contrat, relève de la matière délictuelle (article 5, point 3) si elle se fonde sur la violation d'obligations légales et non sur l'inexécution d'obligations contractuelles. Pour le praticien français, cette décision clarifie le critère de qualification du fondement de l'action afin de choisir la règle de compétence applicable.
13 mars 2014
Jurisprudence CJUE — 62012CJ0548
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 mars 2014.#ATP PensionService A/S contre Skatteministeriet.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l’Østre Landsret.#Sixième directive TVA – Exonérations – Article 13, B, sous d), points 3 et 6 – Fonds communs de placement – Régimes de pensions de retraite professionnelle – Gestion – Opérations concernant les dépôts de fonds, comptes courants, paiements, virements.#Affaire C‑464/12.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la gestion de régimes de pensions de retraite professionnelle peut être exonérée de TVA au titre de la gestion de fonds communs de placement, à condition que ces régimes présentent des caractéristiques similaires à celles de ces fonds. Elle a également précisé que les opérations de dépôts, comptes courants, paiements et virements effectuées dans ce cadre relèvent de l'exonération prévue pour les opérations bancaires et financières. Cette décision clarifie le champ d'application des exonérations de l'article 13, B, sous d), points 3 et 6, de la sixième directive TVA pour les professionnels du secteur des retraites.
13 mars 2014
Affaire C-366/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — Finanzamt Dortmund-West/Klinikum Dortmund gGmbH (Renvoi préjudiciel — Sixième directive TVA — Exonérations — Article 13, A, paragraphe 1, sous b) — Livraison de biens — Fourniture de médicaments cytostatiques dans le cadre de soins ambulatoires — Prestations fournies par différents assujettis — Article 13, A, paragraphe 1, sous c) — Prestations de soins — Médicaments prescrits par un médecin exerçant à titre indépendant au sein de l’hôpital — Opérations étroitement liées — Prestations accessoires aux prestations de soins — Opérations matériellement et économiquement indissociable)
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la fourniture de médicaments cytostatiques par un hôpital dans le cadre de soins ambulatoires peut être exonérée de TVA en tant qu'opération accessoire aux prestations de soins, même si ces médicaments sont prescrits par un médecin indépendant. Cette exonération au titre de l'article 13, A, paragraphe 1, sous b) et c), de la sixième directive TVA s'applique lorsque les prestations sont matériellement et économiquement indissociables des soins hospitaliers. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions d'exonération des livraisons de biens effectuées par un établissement hospitalier dans le cadre d'une activité de soins ambulatoires.
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 13 mars 2014.#Jetair NV et BTW-eenheid BTWE Travel4you contre FOD Financiën.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Rechtbank van eerste aanleg te Brugge.#TVA – Régime particulier des agences de voyages – Opérations effectuées en dehors de l’Union européenne – Sixième directive 77/388/CEE – Article 28, paragraphe 3 – Directive 2006/112/CE – Article 370 – Clauses de ‘standstill’ – Modification de la législation nationale pendant le délai de transposition.#Affaire C-599/12.
Cet arrêt de la CJUE précise que le régime particulier de TVA des agences de voyages ne s'applique pas aux prestations fournies en dehors de l'Union européenne, ces opérations étant hors du champ d'application de la directive. Il clarifie également qu'une clause de "standstill" ne permet pas à un État membre de maintenir une législation nationale qui étend ce régime à de telles opérations, si cette extension a été introduite après l'entrée en vigueur de la directive.
13 mars 2014
Affaire C-375/12: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 mars 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunal administratif de Grenoble — France) — Margaretha Bouanich/Direction départementale des finances publiques de la Drôme (Renvoi préjudiciel — Article 63 TFUE — Libre circulation des capitaux — Article 49 TFUE — Liberté d’établissement — Impôt sur le revenu des personnes physiques — Dispositif de plafonnement des impôts directs en fonction des revenus — Convention fiscale bilatérale en vue d’éviter une double imposition — Imposition des dividendes distribués par une société établie dans un autre État membre et déjà soumis à une retenue à la source — Absence de prise en compte ou prise en compte partielle de l’impôt payé dans cet autre État membre pour le calcul du plafonnement de l’impôt — Article 65 TFUE — Restriction — Justification)
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-375/12, a jugé que la législation française relative au plafonnement de l'impôt sur le revenu, qui ne prenait pas en compte ou ne prenait en compte que partiellement la retenue à la source subie dans un autre État membre sur des dividendes, constitue une restriction à la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). Cette restriction n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal français, car il n'existe pas de lien direct entre l'avantage fiscal accordé et la compensation par un impôt spécifique. En conséquence, un État membre ne peut pas traiter de manière moins favorable les dividendes d'origine étrangère par rapport aux dividendes nationaux dans le cadre d'un mécanisme de plafonnement de l'impôt.
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 13 mars 2014.#A. Karuse AS contre Politsei- ja Piirivalveamet.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Tartu ringkonnakohus.#Transports par route – Règlement (CE) nº 561/2006 – Obligation d’utilisation d’un tachygraphe – Dérogation pour des véhicules utilisés dans le cadre des activités liées à l’entretien de la voirie – Véhicule transportant du gravier du lieu du chargement jusqu’au lieu des travaux d’entretien de la voirie.#Affaire C‑222/12.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la portée de la dérogation à l'obligation d'utiliser un tachygraphe pour les véhicules utilisés dans le cadre de l'entretien de la voirie. La Cour juge que cette dérogation ne s'applique pas au transport de matériaux, comme du gravier, depuis le lieu de chargement jusqu'au chantier, car ce transport ne constitue pas une activité d'entretien de la voirie au sens du règlement n° 561/2006. En conséquence, un tel transport reste soumis aux règles sur les temps de conduite et de repos.
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 13 mars 2014.#Margaretha Bouanich contre Directeur des services fiscaux de la Drôme.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal administratif de Grenoble.#Renvoi préjudiciel – Article 63 TFUE – Libre circulation des capitaux – Article 49 TFUE – Liberté d’établissement – Impôt sur le revenu des personnes physiques – Dispositif de plafonnement des impôts directs en fonction des revenus – Convention fiscale bilatérale en vue d’éviter une double imposition – Imposition des dividendes distribués par une société établie dans un autre État membre et déjà soumis à une retenue à la source – Absence de prise en compte ou prise en compte partielle de l’impôt payé dans cet autre État membre pour le calcul du plafonnement de l’impôt – Article 65 TFUE – Restriction – Justification.#Affaire C‑375/12.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que la législation française relative au plafonnement de l'impôt sur le revenu en fonction des ressources (bouclier fiscal) constitue une restriction à la libre circulation des capitaux lorsqu'elle ne prend pas en compte, ou ne prend en compte que partiellement, la retenue à la source subie dans un autre État membre sur des dividendes. Cette différence de traitement, qui désavantage les contribuables percevant des revenus de source étrangère, n'est pas justifiée par la nécessité de préserver la cohérence du système fiscal français.
13 mars 2014
Arrêt de la Cour (première chambre) du 13 mars 2014.#Octapharma France SAS contre Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et Ministère des Affaires sociales et de la Santé.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Conseil d’État (France).#Rapprochement des législations – Directive 2001/83/CE – Directive 2002/98/CE – Champ d’application – Produit sanguin labile – Plasma préparé selon un processus industriel – Application simultanée ou exclusive des directives – Faculté pour un État membre de prévoir un régime plus rigoureux pour le plasma que pour les médicaments.#Affaire C‑512/12.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le plasma préparé selon un processus industriel relève de la directive 2001/83/CE relative aux médicaments, et non de la directive 2002/98/CE sur le sang humain. Un État membre peut néanmoins soumettre ce plasma à un régime plus strict que celui applicable aux médicaments, sous réserve du respect du droit de l'Union. Cette décision clarifie le champ d'application respectif des deux directives et la marge de manœuvre des États membres en matière de sécurité sanitaire.
13 mars 2014
ARRÊT DU TRIBUNAL DE LA FONCTION PUBLIQUE DE L’UNION EUROPÉENNE (troisième chambre) 12 mars 2014.#CR contre Parlement européen.#Fonction publique – Rémunération – Allocations familiales – Allocation pour enfant à charge – Répétition de l’indu – Intention d’induire l’administration en erreur – Preuve – Inopposabilité à l’administration du délai quinquennal pour introduire la demande de répétition de l’indu – Exception d’illégalité – Procédure précontentieuse – Règle de concordance – Exception d’illégalité soulevée pour la première fois dans le recours – Recevabilité.#Affaire F‑128/12.
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne statue sur le recours d'un fonctionnaire contestant la répétition de l'indu d'allocations familiales. Il précise que l'intention d'induire l'administration en erreur, qui permet de déroger au délai quinquennal de prescription, doit être prouvée et ne se présume pas. En l'espèce, cette preuve n'étant pas rapportée, l'administration ne peut opposer l'absence de délai de prescription pour réclamer le remboursement.
12 mars 2014
Affaire T-192/12: Ordonnance du Tribunal du 12 mars 2014 — PAN Europe/Commission [ «Recours en annulation — Environnement — Règlement d’exécution (UE) n ° 1143/2011 portant approbation de la substance active prochloraz — Demande de réexamen interne — Refus — Conditions à remplir par une organisation pour être habilitée à introduire une demande de réexamen interne — Recours en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement dépourvu de tout fondement en droit» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable et non fondé le recours de PAN Europe contre le refus de la Commission de réexaminer l'approbation du prochloraz. L'ordonnance précise les conditions strictes qu'une organisation doit remplir pour être habilitée à introduire une demande de réexamen interne au titre du règlement de l'UE sur les produits phytopharmaceutiques.
12 mars 2014
Affaire T-592/10: Arrêt du Tribunal du 12 mars 2014 — El Corte Inglés/OHMI — Technisynthese (BTS) [«Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale BTS — Marques communautaires et nationales figuratives antérieures TBS — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009»]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'El Corte Inglés contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "BTS" pour des services de télécommunications, en raison d'un risque de confusion avec les marques figuratives antérieures "TBS". L'arrêt confirme que la similitude visuelle et phonétique entre les signes, combinée à l'identité des services, justifie l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement sur la marque communautaire. Pour le praticien français, cette décision illustre l'importance d'une appréciation globale du risque de confusion, où des différences conceptuelles ne suffisent pas à écarter le risque si les similitudes visuelles et phonétiques sont prédominantes.
12 mars 2014