Droit européen — EUR-Lex
1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.
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165 048Par année
Affaire T-229/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — López Cabré (VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative VOGUE — Marque communautaire verbale antérieure VOGUE — Risque de confusion — Identité ou similitude des produits — Identité ou similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Imprécision de la demande de marque — Article 26, paragraphe 1, sous c), du règlement n ° 207/2009 — Règle 2, paragraphe 2, du règlement (CE) n ° 2868/95 — Refus partiel d’enregistrement» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque figurative VOGUE, en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure VOGUE pour des produits identiques ou similaires. L'arrêt précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, et rappelle les exigences de clarté et de précision de la demande de marque sous l'article 26, paragraphe 1, sous c), du même règlement.
27 février 2014
Affaire C-396/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Raad van State — Pays-Bas) — A.M. van der Ham, A.H. van der Ham-Reijersen van Buuren/College van Gedeputeerde Staten van Zuid-Holland (Politique agricole commune — Financement par le Feader — Soutien au développement rural — Réduction ou suppression des paiements en cas de non-respect des règles de la conditionnalité — Notion de «non-respect intentionnel» )
Dans l'arrêt Van der Ham (C-396/12), la Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « non-respect intentionnel » des règles de conditionnalité dans le cadre de la politique agricole commune. Elle juge que cette notion requiert un acte ou une omission volontaire de l'agriculteur, qui avait connaissance des obligations ou aurait dû raisonnablement en avoir connaissance, sans pour autant exiger une intention frauduleuse. Cette interprétation est déterminante pour les autorités nationales lorsqu'elles doivent appliquer des réductions ou suppressions de paiements du Feader.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014.#Commission européenne contre EnBW Energie Baden-Württemberg AG.#Pourvoi – Règlement (CE) nº 1049/2001 – Accès aux documents des institutions – Documents afférents à une procédure relative à l’application de l’article 81 CE – Règlements (CE) nº 1/2003 et (CE) nº 773/2004 – Refus d’accès – Exceptions relatives à la protection des activités d’enquête, des intérêts commerciaux et du processus décisionnel des institutions – Obligation de l’institution concernée de procéder à un examen concret et individuel du contenu des documents visés dans la demande d’accès aux documents.#Affaire C‑365/12 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal qui avait accordé à EnBW un accès partiel aux documents de la Commission relatifs à une procédure d'application de l'article 81 CE. Elle rappelle que la Commission n'est pas tenue de procéder à un examen individuel de chaque document lorsque la charge de travail devient disproportionnée, et qu'elle peut se fonder sur des présomptions générales de confidentialité pour les documents d'une procédure d'infraction au droit de la concurrence.
27 février 2014
Affaire T-225/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Lidl Stiftung/OHMI — Lídl Music (LIDL express) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire figurative LIDL express — Marque nationale figurative antérieure LÍDL MUSIC — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Usage sérieux de la marque antérieure — Article 15, paragraphe 1, et article 42, paragraphes 2 et 3, du règlement n ° 207/2009» ]
L'arrêt du Tribunal de l'UE du 27 février 2014 (affaire T-225/12) rejette le recours de Lidl Stiftung contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "LIDL express" pour des services de divertissement. La Cour confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "LÍDL MUSIC" en raison de la forte similitude visuelle et phonétique du terme dominant "LIDL", et ce malgré des différences dans les éléments figuratifs. Pour le praticien français, cet arrêt illustre l'importance de l'élément verbal dominant dans l'appréciation du risque de confusion, même en présence d'éléments distinctifs supplémentaires.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 27 février 2014.#OSA – Ochranný svaz autorský pro práva k dílům hudebním o.s. contre Léčebné lázně Mariánské Lázně a.s.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Krajský soud v Plzni.#Directive 2001/29/CE – Droit d’auteur et droits voisins dans la société d’information – Notion de ‘communication au public’ – Diffusion d’œuvres dans les chambres d’établissement thermal – Effet direct des dispositions de la directive – Articles 56 TFUE et 102 TFUE – Directive 2006/123/CE – Libre prestation des services – Concurrence – Droit exclusif de gestion collective des droits d’auteur.#Affaire C‑351/12.
Cet arrêt de la CJUE précise que la diffusion d'œuvres musicales via des téléviseurs ou radios dans les chambres d'un établissement thermal constitue un acte de "communication au public" au sens de la directive 2001/29/CE, nécessitant l'autorisation des titulaires de droits. Il confirme également qu'un organisme de gestion collective unique peut détenir un monopole légal sur la gestion de ces droits, sans que cela ne constitue nécessairement un abus de position dominante ou une restriction injustifiée à la libre prestation de services, pour autant que ce monopole soit justifié par des raisons impérieuses d'intérêt général.
27 février 2014
Affaire C-656/11: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 — Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord/Conseil de l'Union européenne (Coordination des systèmes de sécurité sociale — Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes — Décision du Conseil — Choix de la base juridique — Article 48 TFUE — Article 79, paragraphe 2, sous b), TFUE)
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé la décision du Conseil relative à la position à adopter au nom de l'UE dans le cadre du Comité mixte UE-Suisse, au motif que la base juridique retenue (article 79, paragraphe 2, sous b) TFUE, relatif à l'immigration) était erronée. La Cour a jugé que la mesure, visant à coordonner les systèmes de sécurité sociale pour les travailleurs frontaliers, relevait de l'article 48 TFUE, qui constitue la base juridique spécifique pour la coordination de la sécurité sociale dans le cadre de la libre circulation des travailleurs. Cet arrêt précise donc la délimitation entre les compétences de l'UE en matière de coordination de la sécurité sociale et celles relatives à la politique d'immigration.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014.#Lyreco Belgium NV contre Sophie Rogiers.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l’arbeidshof te Antwerpen.#Politique sociale – Directive 96/34/CE – Accord-cadre sur le congé parental – Clauses 1 et 2, point 4 – Congé parental à temps partiel – Licenciement du travailleur sans motif grave ou suffisant – Indemnité forfaitaire de protection en raison de la prise d’un congé parental – Base du calcul de l’indemnité.#Affaire C‑588/12.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'indemnité forfaitaire de protection due en cas de licenciement sans motif grave ou suffisant d'un travailleur en congé parental à temps partiel doit être calculée sur la base de la rémunération qu'il percevait avant la réduction de son temps de travail. Ce principe vise à ne pas dissuader les travailleurs d'exercer leur droit au congé parental et à assurer l'effectivité de la protection contre le licenciement prévue par l'accord-cadre sur le congé parental.
27 février 2014
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 27 février 2014.#(publication par extraits) LG Display Co. Ltd et LG Display Taiwan Co. Ltd contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché mondial des écrans d’affichage à cristaux liquides (LCD) – Accords et pratiques concertées en matière de prix et de capacités de production – Ventes internes – Droits de la défense – Amendes – Immunité partielle d’amende – Infraction unique et continue – Principe ne bis in idem.#Affaire T‑128/11.
Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme la décision de la Commission condamnant LG Display pour sa participation à une entente sur le marché mondial des écrans LCD, portant sur les prix et les capacités de production. Le Tribunal rejette les moyens relatifs à la violation des droits de la défense et à l'application du principe *ne bis in idem*, et précise les conditions de l'immunité partielle d'amende et de la qualification d'infraction unique et continue, y compris pour les ventes internes.
27 février 2014
Affaire C-601/12 P: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2014 — Ningbo Yonghong Fasteners Co. Ltd/Conseil de l'Union européenne, Commission européenne, European Industrial Fasteners Institute AISBL (EIFI) (Pourvoi — Dumping — Règlement (CE) n ° 384/96 — Article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa — Importations de certains éléments de fixation en fer ou en acier originaires de Chine — Statut d’entreprise évoluant en économie de marché — Dépassement du délai pour l’adoption de la décision relative à ce statut — Effet)
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le dépassement du délai de trois mois prévu à l'article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa, du règlement antidumping de base (n° 384/96) pour statuer sur la demande de statut d'entreprise évoluant en économie de marché (SEM) n'entraîne pas automatiquement l'octroi de ce statut. La Cour juge que ce délai n'est pas impératif et que son non-respect n'affecte pas la validité de la décision finale des institutions, pour autant que les droits de la défense de l'entreprise concernée aient été respectés.
27 février 2014
Arrêt du Tribunal (sixième chambre) du 27 février 2014.#InnoLux Corp. contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché mondial des écrans d’affichage à cristaux liquides (LCD) – Accords et pratiques concertées en matière de prix et de capacités de production – Compétence territoriale – Ventes internes – Ventes de produits finis intégrant les produits cartellisés – Infraction unique et continue – Amendes – Méthode d’arrondissement – Pleine juridiction.#Affaire T‑91/11.
Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne confirme la compétence de la Commission pour sanctionner une entente mondiale sur les écrans LCD, y compris pour les ventes internes au sein d'un groupe et pour les produits finis intégrant ces écrans. Il précise les critères de détermination de l'amende, notamment la méthode d'arrondissement, et rejette le recours d'InnoLux Corp. en exerçant sa pleine juridiction pour fixer le montant définitif de la sanction.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 février 2014.#Ningbo Yonghong Fasteners Co. Ltd contre Conseil de l'Union européenne.#Pourvoi – Dumping – Règlement (CE) no 384/96 – Article 2, paragraphe 7, sous c), second alinéa – Importations de certains éléments de fixation en fer ou en acier originaires de Chine – Statut d’entreprise évoluant en économie de marché – Dépassement du délai pour l’adoption de la décision relative à ce statut – Effet.#Affaire C‑601/12 P.
La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal, jugeant que le dépassement du délai de trois mois imparti à la Commission pour statuer sur la demande de statut d'entreprise évoluant en économie de marché (SEEM) d'un exportateur chinois ne prive pas automatiquement la Commission de son droit d'adopter une décision négative. En conséquence, la Cour a rejeté le pourvoi de Ningbo Yonghong Fasteners, confirmant que le non-respect de ce délai n'affecte pas la validité du règlement antidumping contesté.
27 février 2014
Affaire C-82/12: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunal Superior de Justicia de Cataluña — Espagne) — Transportes Jordi Besora, SL/Generalitat de Catalunya (Impôts indirects — Droits d’accise — Directive 92/12/CEE — Article 3, paragraphe 2 — Huiles minérales — Taxe sur les ventes au détail — Notion de «finalité spécifique» — Transfert de compétences aux communautés autonomes — Financement — Affectation prédéterminée — Dépenses de soins de santé et environnementales)
L'arrêt de la CJUE du 27 février 2014 (affaire C-82/12) précise la notion de « finalité spécifique » au sens de l'article 3, paragraphe 2, de la directive 92/12/CEE concernant les droits d'accise. La Cour juge qu'une taxe régionale sur les ventes au détail d'hydrocarbures, dont le produit est affecté au financement de dépenses de santé et environnementales, ne constitue pas une taxe ayant une finalité spécifique au sens de cette disposition. En conséquence, une telle taxe ne peut pas être considérée comme compatible avec le droit de l'Union, car elle vise principalement à financer le budget général d'une collectivité territoriale, sans lien direct et proportionné avec l'objectif poursuivi.
27 février 2014
Affaire C-132/12 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014 — Stichting Woonpunt, Stichting Havensteder, anciennement Stichting Com.wonen, Woningstichting Haag Wonen, Stichting Woonbedrijf SWS.Hhvl/Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Régimes d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social — Décision de compatibilité — Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Recours en annulation — Conditions de recevabilité — Intérêt à agir — Qualité à agir — Bénéficiaires individuellement et directement concernés — Notion de «cercle fermé» )
La Cour de justice rejette le pourvoi de sociétés de logement social néerlandaises contre le refus du Tribunal de les déclarer recevables à contester une décision de la Commission approuvant des aides d'État sous conditions. L'arrêt précise que, pour être individuellement concernées au sens de l'article 263 TFUE, les requérantes doivent démontrer une atteinte substantielle à leur position concurrentielle, ce qui n'est pas établi par la seule appartenance à un "cercle fermé" de bénéficiaires potentiels. Cette décision confirme une lecture restrictive de la recevabilité des recours en annulation formés par des bénéficiaires d'aides d'État.
27 février 2014
Arrêt du Tribunal (première chambre) du 27 février 2014.#Pêra-Grave - Sociedade Agrícola, Unipessoal, Lᵈᵃ contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande de marque communautaire figurative QTA S. JOSÉ DE PERAMANCA – Marques nationales figuratives antérieures VINHO PERA-MANCA TINTO, VINHO PERA-MANCA BRANCO et PÊRA-MANCA – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009.#Affaire T‑602/11.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Pêra-Grave contre le refus d'enregistrement de la marque figurative "QTA S. JOSÉ DE PERAMANCA". Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures "VINHO PERA-MANCA" et "PÊRA-MANCA" pour des vins, en application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009. Cette décision rappelle que la similitude phonétique et visuelle prévaut sur les différences conceptuelles dans l'appréciation globale du risque de confusion.
27 février 2014
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 27 février 2014.#Commune de Millau et Société d'économie mixte d'équipement de l'Aveyron (SEMEA) contre Commission européenne.#Pourvoi – Clause compromissoire – Contrat de subvention portant sur une action de développement local – Remboursement d’une partie des avances versées – Reprise de dette – Compétence du Tribunal – Prescription – Responsabilité de la Commission.#Affaire C-531/12 P.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur pourvoi, clarifie la compétence du juge de l'Union pour connaître d'un litige fondé sur une clause compromissoire insérée dans un contrat de subvention, même après une reprise de dette. Il précise également le régime de prescription applicable aux actions en remboursement d'avances versées par la Commission, et les conditions de mise en jeu de la responsabilité de cette dernière en cas de préjudice résultant de l'exécution du contrat.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014.#Stichting Woonlinie e.a. contre Commission européenne.#Pourvoi – Aides d’État – Système d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social – Décision de compatibilité – Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Recours en annulation – Conditions de recevabilité – Intérêt à agir – Qualité à agir – Bénéficiaires individuellement et directement concernés – Notion de ‘cercle fermé’.#Affaire C‑133/12 P.
La Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par des bénéficiaires d'aides d'État contre une décision de la Commission déclarant le régime compatible avec le marché intérieur. Elle juge que ces bénéficiaires ne sont pas individuellement concernés par la décision, car ils n'appartiennent pas à un « cercle fermé » d'opérateurs identifiables au moment de son adoption, et que leur intérêt à agir ne saurait découler de la seule qualité de bénéficiaire. L'arrêt rappelle ainsi les strictes limites de l'accès au prétoire de l'Union pour les concurrents ou bénéficiaires d'un régime d'aides.
27 février 2014
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 27 février 2014.#Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord contre Conseil de l’Union européenne.#Coordination des systèmes de sécurité sociale – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Décision du Conseil – Choix de la base juridique – Article 48 TFUE – Article 79, paragraphe 2, sous b), TFUE.#Affaire C‑656/11.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) annule la décision du Conseil concernant la position à adopter au sein du comité mixte UE-Suisse, au motif que la base juridique retenue (article 79, paragraphe 2, sous b), TFUE, relatif à la politique d'immigration) était erronée. La Cour juge que la coordination des systèmes de sécurité sociale avec la Suisse relève de l'article 48 TFUE (libre circulation des travailleurs), et non des dispositions sur l'immigration, ce qui implique une procédure décisionnelle différente et une répartition des compétences distincte entre l'Union et ses États membres.
27 février 2014
Jurisprudence CJUE — 62012CJ0571
27 février 2014
Affaire C-133/12 P: Arrêt de la Cour (première chambre) du 27 février 2014 — Stichting Woonlinie, Stichting Allee Wonen, Woningstichting Volksbelang, Stichting WoonInvest, Stichting Woonstede/Commission européenne (Pourvoi — Aides d’État — Système d’aides accordées en faveur des sociétés de logement social — Décision de compatibilité — Engagements pris par les autorités nationales pour se conformer au droit de l’Union — Article 263, quatrième alinéa, TFUE — Recours en annulation — Conditions de recevabilité — Intérêt à agir — Qualité à agir — Bénéficiaires individuellement et directement concernés — Notion de «cercle fermé» )
L'arrêt de la Cour de justice précise les conditions de recevabilité d'un recours en annulation formé par des bénéficiaires d'une aide d'État (sociétés de logement social) contre une décision de la Commission déclarant cette aide compatible. Il juge que ces sociétés, bien qu'appartenant à un « cercle fermé » d'opérateurs, n'étaient pas individuellement concernées par la décision attaquée, car leurs intérêts n'étaient pas distincts de ceux des autres membres du groupe. La Cour confirme ainsi une interprétation stricte de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, exigeant que le requérant démontre une atteinte spécifique à sa situation juridique pour être recevable.
27 février 2014
Affaire T-509/12: Arrêt du Tribunal du 27 février 2014 — Advance Magazine Publishers/OHMI — Nanso Group (TEEN VOGUE) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Demande de marque communautaire verbale TEEN VOGUE — Marque nationale verbale antérieure VOGUE — Recevabilité — Qualification des conclusions — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Identité ou similitude des produits — Similitude des signes — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Refus partiel d’enregistrement» ]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours d'Advance Magazine Publishers contre le refus partiel d'enregistrement de la marque verbale "TEEN VOGUE" pour des produits de l'industrie de la mode. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec la marque antérieure "VOGUE" en raison de la similitude des signes et de l'identité ou similarité des produits concernés, appliquant strictement l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009.
27 février 2014