Droit européen — EUR-Lex

1 082textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2014.

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Arrêt CJUE62012CC0583

Conclusions de l'avocat général M. P. Cruz Villalón présentées le 28 janvier 2014.#Sintax Trading OÜ contre Maksu- ja Tolliamet.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Riigikohus.#Renvoi préjudiciel – Règlement (CE) no 1383/2003 – Mesures visant à empêcher la mise sur le marché de marchandises de contrefaçon et de marchandises pirates – Article 13, paragraphe 1 – Compétence des autorités douanières pour constater la violation d’un droit de propriété intellectuelle.#Affaire C-583/12.

L'avocat général propose d'interpréter l'article 13, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1383/2003, en estimant que les autorités douanières ne sont pas compétentes pour constater, de manière définitive et contraignante, la violation d'un droit de propriété intellectuelle. Cette compétence relève exclusivement des autorités judiciaires, la douane ne pouvant que suspendre la mainlevée des marchandises suspectes. La portée de cette affaire pour le droit français est de rappeler la séparation des pouvoirs entre l'administration douanière et le juge judiciaire dans la lutte contre la contrefaçon.

28 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TJ0600

Arrêt du Tribunal (deuxième chambre) du 28 janvier 2014.#Schuhhaus Dielmann GmbH & Co. KG contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).#Marque communautaire – Procédure d’opposition – Enregistrement international désignant la Communauté européenne Carrera panamericana – Marque communautaire figurative antérieure CARRERA – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) no 207/2009 – Obligation de motivation – Article 75 du règlement no 207/2009.#Affaire T‑600/11.

Cet arrêt du Tribunal de l'UE confirme le rejet de l'opposition formée par le titulaire de la marque figurative antérieure « CARRERA » contre l'enregistrement de la marque « Carrera panamericana ». Le Tribunal juge qu'il n'existe pas de risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009, en raison des différences visuelles, phonétiques et conceptuelles entre les signes, l'élément « panamericana » conférant une signification distincte à la marque contestée.

28 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TA0600

Affaire T-600/11: Arrêt du Tribunal du 28 janvier 2014 — Schuhhaus Dielmann/OHMI — Carrera (Carrera panamericana) [ «Marque communautaire — Procédure d’opposition — Enregistrement international désignant la Communauté européenne Carrera panamericana — Marque communautaire figurative antérieure CARRERA — Motif relatif de refus — Risque de confusion — Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n ° 207/2009 — Obligation de motivation — Article 75 du règlement n ° 207/2009» ]

L'arrêt du Tribunal de l'UE du 28 janvier 2014 (affaire T-600/11) précise les conditions d'appréciation du risque de confusion au sens de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009 sur la marque communautaire. Il confirme que l'existence d'un risque de confusion doit être évaluée globalement en tenant compte de la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que du caractère distinctif de la marque antérieure. En l'espèce, le Tribunal a annulé la décision de l'OHMI en jugeant que l'opposition fondée sur la marque figurative CARRERA devait être accueillie pour la marque verbale "Carrera panamericana" en raison d'un risque de confusion.

28 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TB0658

Affaire T-658/11: Ordonnance du Tribunal du 27 janvier 2014 — Commission/OHMI — Ten ewiv (TEN)

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours de la Commission contre une décision de l'OHMI (devenu EUIPO) dans une procédure d'opposition à l'enregistrement de la marque verbale « TEN ». L'ordonnance précise les conditions de recevabilité des recours formés par les institutions de l'Union devant le juge de l'UE en matière de propriété intellectuelle.

27 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012FB0134

Affaire F-134/12: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique du 27 janvier 2014 — Loescher/Conseil

Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Loescher contre le Conseil, faute d'acte faisant grief. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours en matière de fonction publique européenne, notamment l'exigence d'un acte faisant grief distinct d'un simple avis ou d'une mesure préparatoire.

27 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011TB0659

Affaire T-659/11: Ordonnance du Tribunal du 27 janvier 2014 — Commission/OHMI — European Alliance for Solutions and Innovations (EASI European Alliance Solutions Innovations)

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de la Commission européenne contre une décision de l'OHMI (EUIPO) concernant la marque verbale « EASI European Alliance Solutions Innovations ». Il confirme que la marque, bien que descriptive, peut être enregistrée pour certains services en raison de son caractère distinctif acquis par l'usage. Cette ordonnance précise les conditions de preuve de l'acquisition du caractère distinctif pour une marque descriptive dans le cadre du droit des marques de l'Union.

27 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012FB0136

Affaire F-136/12: Ordonnance du Tribunal de la fonction publique du 27 janvier 2014 — Carpenito/Conseil

Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Carpenito contre le Conseil, faute d'avoir été formé dans le délai de trois mois prévu par le statut des fonctionnaires. Cette ordonnance rappelle la rigueur des conditions de recevabilité des recours en matière de fonction publique européenne, notamment le respect strict des délais de procédure.

27 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62011CA0537

Affaire C-537/11: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Genova — Italie) — Mattia Manzi, Compagnia Naviera Orchestra/Capitaneria di Porto di Genova (Transport maritime — Directive 1999/32/CE — Convention Marpol 73/78 — Annexe VI — Pollution de l’atmosphère par les navires — Navires à passagers assurant des services réguliers — Navires de croisière — Teneur maximale en soufre des combustibles marins — Validité)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-537/11, a interprété la directive 1999/32/CE concernant la teneur en soufre des combustibles marins, en précisant que les navires de croisière effectuant des services réguliers sont soumis aux mêmes obligations que les navires à passagers classiques. Elle a validé l'application des normes de l'annexe VI de la convention Marpol 73/78, imposant des limites strictes de soufre dans les zones de contrôle des émissions, sans remettre en cause la validité de la directive au regard du droit de l'Union. Cette décision clarifie le champ d'application des règles environnementales pour le transport maritime, notamment pour les professionnels français confrontés à la régulation des émissions polluantes en Méditerranée.

23 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62009TA0391

Affaire T-391/09: Arrêt du Tribunal du 23 janvier 2014 — Evonik Degussa et AlzChem/Commission ( «Concurrence — Ententes — Marché du carbure de calcium et du magnésium destinés aux secteurs sidérurgique et gazier dans l’EEE, à l’exception de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal et du Royaume-Uni — Décision constatant une infraction à l’article 81 CE — Fixation des prix et répartition du marché — Imputabilité du comportement infractionnel — Amendes — Coopération durant la procédure administrative — Circonstances aggravantes — Récidive — Circonstances atténuantes — Proportionnalité — Durée de l’infraction — Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende — Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de 2006» )

Le Tribunal de l'Union européenne a partiellement annulé la décision de la Commission concernant une entente sur le marché du carbure de calcium et du magnésium, en réduisant le montant des amendes infligées à Evonik Degussa et AlzChem. L'arrêt précise les conditions d'imputabilité du comportement infractionnel à une société mère pour des faits antérieurs à son acquisition, et clarifie l'appréciation de la récidive comme circonstance aggravante. Il rappelle également les limites de la responsabilité solidaire entre sociétés pour le paiement d'une amende.

23 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62010TB0156

Affaire T-156/10: Ordonnance du Tribunal du 23 janvier 2014 — Confederación de Cooperativas Agrarias de España et CEPES/Commission ( «Recours en annulation — Aides d’État — Législation espagnole prévoyant des mesures en faveur des coopératives agricoles à la suite de la hausse du coût du carburant — Décision déclarant les aides incompatibles avec le marché intérieur — Associations professionnelles — Défaut d’affectation individuelle — Absence de récupération — Disparition de l’intérêt à agir — Irrecevabilité» )

Le Tribunal de l'Union européenne a déclaré irrecevable le recours en annulation formé par des associations professionnelles espagnoles contre une décision de la Commission déclarant des aides d'État en faveur des coopératives agricoles incompatibles avec le marché intérieur. La décision souligne que les associations requérantes n'étaient pas individuellement concernées par la mesure et qu'elles avaient perdu tout intérêt à agir, notamment en raison de l'absence de récupération des aides. Cette ordonnance rappelle les conditions strictes de recevabilité des recours des associations professionnelles en matière d'aides d'État.

23 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0355

Affaire C-355/12: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Milano — Italie) — Nintendo Co. Ltd e.a./PC Box Srl, 9Net Srl (Directive 2001/29/CE — Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information — Notion de «mesures techniques» — Dispositif de protection — Appareil et produits complémentaires protégés — Dispositifs, produits ou composants complémentaires similaires provenant d’autres entreprises — Exclusion de toute interopérabilité entre eux — Portée de ces mesures techniques — Pertinence)

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de « mesures techniques » au sens de la directive 2001/29/CE, en jugeant que la protection juridique de ces mesures ne s'étend pas aux dispositifs qui, au-delà de la protection des œuvres, empêchent toute interopérabilité avec des produits complémentaires non autorisés par le titulaire des droits. L'arrêt souligne que le niveau de protection conféré par la directive doit être proportionné et ne saurait interdire des dispositifs ayant une finalité commerciale légitime autre que le contournement de la protection technique.

23 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CA0371

Affaire C-371/12: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 23 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Tivoli — Italie) — Enrico Petillo, Carlo Petillo/Unipol (Assurance obligatoire de la responsabilité civile résultant de la circulation des véhicules automoteurs — Directives 72/166/CEE, 84/5/CEE, 90/232/CEE et 2009/103/CEE — Accident de la circulation — Préjudice immatériel — Indemnisation — Dispositions nationales instituant des modalités de calcul propres aux accidents de la circulation, moins favorables aux victimes que celles prévues par le régime commun de la responsabilité civile — Compatibilité avec ces directives)

Dans l'arrêt Petillo (C-371/12), la CJUE interprète les directives sur l'assurance automobile (72/166, 84/5, 90/232 et 2009/103) et juge qu'elles ne s'opposent pas à une réglementation nationale qui prévoit, pour les seuls accidents de la circulation, un mode de calcul spécifique et moins favorable de l'indemnisation du préjudice immatériel par rapport au droit commun de la responsabilité civile. La Cour estime que ces directives harmonisent le montant minimal de la couverture d'assurance et non les modalités d'évaluation des préjudices, lesquelles relèvent de la compétence des États membres sous réserve du respect du principe d'effectivité.

23 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CA0380

Affaire C-380/12: Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 janvier 2014 (demande de décision préjudicielle du Hoge Raad der Nederlanden — Pays-Bas) — X BV/Staatssecretaris van Financiën (Positions tarifaires — Terre décolorante — Chapitre 25 de la nomenclature combinée — Position tarifaire 2508 — Notion de «produits lavés» — Élimination d’impuretés sans changer la structure du produit — Chapitre 38 de la nomenclature combinée — Position tarifaire 3802 )

La Cour a jugé que la terre décolorante, après un traitement d'élimination d'impuretés par lavage qui ne modifie pas sa structure, relève de la position tarifaire 2508 de la nomenclature combinée (chapitre 25) et non de la position 3802 (chapitre 38). Cette décision précise la notion de «produits lavés» pour le classement tarifaire, en distinguant un simple nettoyage d'une transformation chimique. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie les critères de classification douanière des terres décolorantes, impactant les droits de douane applicables.

23 janvier 2014

Détail →
Arrêt CJUE62012CC0591

Conclusions de l'avocat général M. P. Mengozzi, présentées le 23 janvier 2014.#Bimbo SA contre Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI).#Pourvoi – Marque communautaire – Procédure d’opposition – Demande d’enregistrement de la marque verbale BIMBO DOUGHNUTS – Marque verbale espagnole antérieure DOGHNUTS – Motifs relatifs de refus – Règlement (CE) nº 40/94 – Article 8, paragraphe 1, sous b) – Appréciation globale du risque de confusion – Position distinctive autonome d’un élément d’une marque verbale composée.#Affaire C-591/12 P.

L'arrêt de la CJUE dans l'affaire C-591/12 P (Bimbo / OHMI) précise les conditions dans lesquelles un élément d'une marque verbale composée peut conserver une position distinctive autonome dans le cadre de l'appréciation globale du risque de confusion. Il confirme que, pour qu'il y ait un risque de confusion avec une marque antérieure, l'élément commun aux deux signes doit non seulement être distinctif, mais aussi dominer l'impression d'ensemble de la marque complexe, sans pour autant que les autres éléments soient négligeables. Cette décision affine la jurisprudence relative à l'article 8, §1, b) du règlement sur la marque communautaire, en rappelant que l'existence d'une position distinctive autonome ne suffit pas à elle seule à caractériser un risque de confusion.

23 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62012CJ0355

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 23 janvier 2014.#Nintendo Co. Ltd e.a. contre PC Box Srl et 9Net Srl.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunale di Milano.#Directive 2001/29/CE – Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information – Notion de ‘mesures techniques’ – Dispositif de protection – Appareil et produits complémentaires protégés – Dispositifs, produits ou composants complémentaires similaires provenant d’autres entreprises – Exclusion de toute interopérabilité entre eux – Portée de ces mesures techniques – Pertinence.#Affaire C‑355/12.

La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "mesures techniques" au sens de la directive 2001/29/CE, en validant la protection de dispositifs empêchant l'interopérabilité entre des consoles de jeux et des supports non agréés par le fabricant. Elle juge que ces mesures sont licites dès lors qu'elles sont proportionnées et ne vont pas au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger le droit d'auteur, même si elles excluent toute interopérabilité avec des produits tiers. Cette décision conforte les stratégies de verrouillage technique des fabricants, tout en imposant un contrôle de proportionnalité au juge national.

23 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62009TJ0384

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 23 janvier 2014.#SKW Stahl-Metallurgie Holding AG et SKW Stahl-Metallurgie GmbH contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché du carbure de calcium et du magnésium destinés aux secteurs sidérurgique et gazier dans l’EEE, à l’exception de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal et du Royaume‑Uni – Décision constatant une infraction à l’article 81 CE – Fixation des prix et répartition du marché – Droits de la défense – Imputabilité du comportement infractionnel – Obligation de motivation – Amendes – Égalité de traitement – Circonstances atténuantes – Coopération durant la procédure administrative – Proportionnalité – Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende – Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de 2006.#Affaire T‑384/09.

Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de SKW Stahl-Metallurgie contre une décision de la Commission condamnant l'entreprise pour sa participation à une entente sur le marché du carbure de calcium et du magnésium. Il confirme l'imputabilité du comportement infractionnel à la société mère et valide le calcul de l'amende, notamment le refus d'accorder une circonstance atténuante pour coopération insuffisante. L'arrêt précise les conditions de la responsabilité solidaire des sociétés mères et filiales pour le paiement de l'amende.

23 janvier 2014

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Arrêt CJUE62011CC0184

Conclusions de l'avocat général Mme E. Sharpston présentées le 23 janvier 2014.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Arrêt de la Cour constatant un manquement – Inexécution – Article 260 TFUE – Aides d’État – Récupération – Régime d’aides illégal et incompatible avec le marché intérieur – Aides individuelles accordées dans le cadre de ce régime – Sanction pécuniaire.#Affaire C-184/11.

Dans ses conclusions sur l'affaire C-184/11, l'avocat général Sharpston propose à la Cour de condamner l'Espagne à une astreinte pour inexécution d'un précédent arrêt constatant un manquement lié à la non-récupération d'aides d'État illégales. La procédure, fondée sur l'article 260 TFUE, vise à sanctionner le défaut persistant de l'État membre à récupérer les aides individuelles accordées dans le cadre d'un régime déclaré incompatible avec le marché intérieur.

23 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TJ0391

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 23 janvier 2014.#Evonik Degussa GmbH et AlzChem AG, anciennement AlzChem Trostberg GmbH, anciennement AlzChem Hart GmbH contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché du carbure de calcium et du magnésium destinés aux secteurs sidérurgique et gazier dans l’EEE, à l’exception de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal et du Royaume‑Uni – Décision constatant une infraction à l’article 81 CE – Fixation des prix et répartition du marché – Imputabilité du comportement infractionnel – Amendes – Coopération durant la procédure administrative – Circonstances aggravantes – Récidive – Circonstances atténuantes – Proportionnalité – Durée de l’infraction – Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende – Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de 2006.#Affaire T‑391/09.

Le Tribunal de l'Union européenne a partiellement annulé la décision de la Commission infligeant des amendes à Evonik Degussa et AlzChem pour leur participation à une entente sur les marchés du carbure de calcium et du magnésium. Il a notamment réduit le montant des amendes en raison d'erreurs dans l'appréciation de la durée de l'infraction et de la récidive, tout en confirmant la responsabilité solidaire des sociétés mères pour les agissements de leurs filiales. Cet arrêt précise les conditions d'imputabilité des pratiques anticoncurrentielles au sein d'un groupe et les modalités de calcul des sanctions en matière de concurrence.

23 janvier 2014

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Jurisprudence CJUE62012CJ0380

Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 23 janvier 2014.#X BV contre Staatssecretaris van Financiën.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Hoge Raad der Nederlanden.#Positions tarifaires – Terre décolorante – Chapitre 25 de la nomenclature combinée – Position tarifaire 2508 – Notion de ‘produits lavés’ – Élimination d’impuretés sans changer la structure du produit – Chapitre 38 de la nomenclature combinée – Position tarifaire 3802.#Affaire C‑380/12.

La Cour a jugé que la terre décolorante, même après un traitement de lavage destiné à éliminer les impuretés, relève du chapitre 25 de la nomenclature combinée (position 2508) si ce procédé n'altère pas sa structure cristalline ou sa composition chimique fondamentale. En revanche, si le traitement confère au produit des propriétés décolorantes spécifiques (comme l'activation acide), il doit être classé au chapitre 38 (position 3802) en tant que produit chimique préparé. Cette décision clarifie la distinction entre un simple lavage et une modification substantielle pour le classement tarifaire des argiles.

23 janvier 2014

Détail →
Jurisprudence CJUE62009TJ0395

Arrêt du Tribunal (troisième chambre) du 23 janvier 2014.#Gigaset AG (anciennement Arques Industries AG) contre Commission européenne.#Concurrence – Ententes – Marché du carbure de calcium et du magnésium destinés aux secteurs sidérurgique et gazier dans l’EEE, à l’exception de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal et du Royaume‑Uni – Décision constatant une infraction à l’article 81 CE – Fixation des prix et répartition du marché – Imputabilité du comportement infractionnel – Obligation de motivation – Amendes – Durée de l’infraction – Égalité de traitement – Circonstances atténuantes – Coopération durant la procédure administrative – Responsabilité solidaire pour le paiement de l’amende – Lignes directrices pour le calcul du montant des amendes de 2006.#Affaire T‑395/09.

Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Gigaset AG (anciennement Arques Industries AG) contre la décision de la Commission européenne lui infligeant une amende pour participation à une entente sur le marché du carbure de calcium et du magnésium. L'affaire confirme l'imputabilité du comportement infractionnel à la société mère pour les agissements de sa filiale, et précise les conditions de la responsabilité solidaire pour le paiement de l'amende ainsi que l'appréciation des circonstances atténuantes et de la coopération durant la procédure administrative.

23 janvier 2014

Détail →