1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.
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45 517Versions consolidées des textes
28 359Propositions · Communications · Initiatives
82 754Accord international · PESC · Traité
22 943Budget · Avis · Résolution · Divers
163 117Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ELMA" pour des produits à base de mastic, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ELMEX" pour des produits d'hygiène bucco-dentaire. L'arrêt confirme que, malgré des différences dans les produits, la similitude visuelle et phonétique des signes, combinée au caractère distinctif élevé de la marque antérieure, suffit à créer un risque de confusion dans l'esprit du public pertinent. Cette décision illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (CE) n° 207/2009, en soulignant l'importance de l'appréciation globale du risque de confusion, y compris pour des produits non identiques mais complémentaires.
22 octobre 2015
Dans l'arrêt Trapkowski (C-378/14), la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 67 du règlement (CE) n° 883/2004 et 60, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 987/2009. Elle précise que, dans une situation de divorce, la notion de "personne concernée" ne se limite pas au parent qui a la garde de l'enfant et réside dans un autre État membre ; l'autre parent peut également demander les allocations familiales dans l'État membre compétent si le parent gardien s'abstient de le faire. Cette décision garantit la continuité du versement des prestations familiales et évite une rupture de protection sociale pour l'enfant.
22 octobre 2015
Dans l'arrêt C-185/14, la CJUE précise que le service de virement postal constitue une activité économique soumise aux règles de concurrence, et qu'un droit exclusif de prestation accordé par un État membre peut constituer une aide d'État incompatible avec le marché intérieur. La Cour exclut ce service du champ d'application de la directive postale 97/67, tout en admettant qu'il peut relever des services d'intérêt économique général sous certaines conditions. Cette décision impose aux États membres de justifier strictement toute exclusivité accordée pour de tels services au regard du droit de la concurrence.
22 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les opérations d'échange de la monnaie virtuelle Bitcoin contre des devises traditionnelles constituent des prestations de services à titre onéreux relevant du champ d'application de la TVA. Ces opérations sont toutefois exonérées de TVA en application de l'article 135, paragraphe 1, sous e), de la directive 2006/112/CE, qui vise les opérations portant sur les devises, car elles sont assimilées à des transactions financières.
22 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de l'Enosi Mastichoparagogon Chiou contre le refus d'enregistrement de la marque verbale "ELMA" pour des produits à base de mastic, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure "ELMEX" pour des produits d'hygiène bucco-dentaire. L'arrêt confirme l'appréciation de l'OHMI (devenu EUIPO) sur la similitude visuelle et phonétique des signes, ainsi que sur le caractère complémentaire des produits, justifiant l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement n° 207/2009. Cette décision illustre l'importance d'une évaluation globale du risque de confusion, tenant compte de la similitude des signes et de la connexité des produits, même en l'absence de preuve d'une renommée particulière de la marque antérieure.
22 octobre 2015
La Cour de justice de l'Union européenne précise les notions de « programme » et de « service de médias audiovisuels » au sens de la directive 2010/13/UE (Services de médias audiovisuels). Elle juge que la mise à disposition de courtes vidéos dans une section distincte du site internet d'un journal ne constitue pas un service de médias audiovisuels si ces vidéos ne représentent pas l'objet principal du service et ne sont pas comparables, par leur forme et leur contenu, à la radiodiffusion télévisuelle. Cet arrêt clarifie les critères de qualification d'un service en ligne comme service de médias audiovisuels, notamment le critère de l'objet principal et de la comparabilité avec la télévision.
21 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Petco Animal Supplies Stores contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale "PETCO" en raison d'un risque de confusion avec une marque figurative antérieure identique. L'arrêt précise que la suspension de la procédure administrative par l'OHMI était régulière et que le moyen soulevé par la requérante, ne venant pas au soutien de ses conclusions, était irrecevable car il violait l'interdiction de statuer *ultra petita*. Pour le praticien français, cette décision rappelle la rigueur procédurale devant le Tribunal de l'UE, notamment l'obligation de lier strictement les moyens aux conclusions et la validation des pouvoirs discrétionnaires de l'EUIPO en matière de suspension.
21 octobre 2015
21 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de ECC Couture contre la décision de l'OHMI (EUIPO) refusant l'enregistrement de la marque verbale « Culture » pour des vêtements, en raison de son caractère descriptif et de l'absence de caractère distinctif. Cette ordonnance confirme l'application stricte des motifs absolus de refus prévus à l'article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement sur la marque de l'Union européenne, précisant qu'un terme usuel dans le commerce ne peut être monopolisé. Pour un praticien français, cette décision illustre la rigueur de l'OHMI et du juge de l'UE quant à l'appréciation du caractère descriptif des signes composés de mots courants.
21 octobre 2015
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne a rejeté comme irrecevable le recours introduit par M. Drakeford contre l'Agence européenne des médicaments (EMA), faute de respect des conditions de forme et de délai. Cette ordonnance rappelle la rigueur procédurale applicable aux litiges entre les institutions européennes et leurs agents, notamment en matière de prescription et de motivation des recours.
20 octobre 2015
Dans ses conclusions sur le pourvoi Italmobiliare c. Commission (C-268/14 P), l'avocat général Wahl examine les conditions de validité d'une décision de demande de renseignements adoptée par la Commission européenne sur le fondement de l'article 18 du règlement n° 1/2003. Il précise que cette décision doit être suffisamment motivée et préciser clairement l'objet de l'enquête, sans pour autant exiger une qualification juridique exhaustive des infractions présumées, afin de permettre à l'entreprise concernée d'exercer ses droits de la défense.
15 octobre 2015
L'arrêt Covaci (C-216/14) précise que le droit à l'interprétation et à la traduction (directive 2010/64/UE) n'impose pas à un État membre d'accepter une opposition à une ordonnance pénale dans une langue autre que celle de la procédure. Il juge également que la désignation obligatoire d'un mandataire ad litem pour la signification d'une ordonnance pénale, avec un délai d'opposition courant à compter de cette signification, est compatible avec le droit à l'information (directive 2012/13/UE), sous réserve que la personne concernée soit informée de cette désignation et de ses conséquences.
15 octobre 2015
L'arrêt du Tribunal de l'Union européenne du 15 octobre 2015 (affaire T-642/13) précise les conditions de preuve de l'usage sérieux d'une marque antérieure dans le cadre d'une procédure en nullité fondée sur un risque de confusion. Il rappelle que l'appréciation du risque de confusion doit tenir compte de l'impression d'ensemble produite par les signes en conflit, même en présence de différences visuelles et phonétiques, si les produits sont identiques ou similaires. Cette décision confirme l'importance de démontrer un usage effectif de la marque invoquée pour toute la période pertinente.
15 octobre 2015
15 octobre 2015
Cet arrêt traite du régime d'aides de compensation versées par l'organisme grec d'assurances agricoles (ELGA) et de leur qualification au regard des règles européennes sur les aides d'État. Il examine notamment si ces mesures constituent une aide d'État au sens de l'article 107 TFUE et si elles pouvaient être autorisées au titre des dérogations prévues pour le secteur agricole. La Cour se prononce également sur des questions de procédure, telles que l'obligation de motivation et l'appréciation des preuves par la Commission.
15 octobre 2015
La Cour de justice, dans cette affaire, examine le pourvoi de Buzzi Unicem contre une décision de la Commission européenne lui demandant des renseignements dans le cadre d'une enquête sur le marché du ciment. L'avocat général analyse la portée de l'obligation de motivation et de précision des demandes de renseignements au titre de l'article 18 du règlement n° 1/2003. Il conclut que la Commission doit indiquer clairement l'objet et le but de sa demande, sans pour autant être tenue de divulguer l'intégralité des éléments du dossier.
15 octobre 2015
15 octobre 2015
Le Tribunal de la fonction publique de l'UE a déclaré irrecevable le recours d'un agent contractuel de l'EASO contestant son licenciement pour inaptitude manifeste durant la période de stage, faute de concordance entre la requête et la réclamation préalable. Cette décision rappelle l'exigence procédurale stricte de cohérence entre la réclamation administrative et le recours contentieux en matière de fonction publique européenne.
15 octobre 2015
Le Tribunal de la fonction publique de l'Union européenne, dans son ordonnance du 15 octobre 2015 (affaire F-29/13 RENV), statue sur le recours de M. Drakeford contre l'Agence européenne des médicaments (EMA). Cette décision, rendue après renvoi, clarifie les conditions de recevabilité et le fond du litige relatif à la carrière et aux droits d'un agent temporaire. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre l'application des principes du statut des fonctionnaires de l'UE en matière de contentieux de la fonction publique européenne.
15 octobre 2015
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de Wolverine International contre la décision de l'OHMI (devenu EUIPO) annulant sa marque figurative « cushe » pour des chaussures. Il a confirmé l'existence d'un risque de confusion avec les marques antérieures « SHE » en raison de similitudes visuelles et phonétiques, et a validé la preuve d'usage sérieux de la marque antérieure pour les produits concernés. Cet arrêt rappelle l'importance de démontrer un usage sérieux de la marque antérieure et précise les critères d'appréciation du risque de confusion, notamment pour des marques de faible longueur.
15 octobre 2015