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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

1 753textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE — 2015.

1 753

Total documents

432 936

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

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En vigueur

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Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 431

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 207

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 549

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 358

Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 110

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 281

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence UEAnnée 2015Effacer tout
Jurisprudence CJUE62014CA0140

Affaire C-140/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/République de Slovénie (Manquement d’État — Directives 2008/98/CE et 1999/31/CE — Prévention et élimination du dépôt de déblais d’excavation et d’autres déchets — Mise en décharge — Défaut d’adoption de mesures aux fins de l’élimination et du stockage de ces déchets — Exercice de voies de recours juridictionnelles)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la Slovénie pour manquement aux directives 2008/98/CE (relative aux déchets) et 1999/31/CE (concernant la mise en décharge), en raison de l'absence de mesures adéquates pour prévenir et éliminer le dépôt illégal de déblais d'excavation et d'autres déchets. L'arrêt souligne l'obligation des États membres de prendre des mesures concrètes et effectives, y compris l'exercice de voies de recours juridictionnelles, pour faire cesser les infractions environnementales. Cette décision rappelle aux autorités françaises la nécessité d'une action proactive et coercitive pour assurer la conformité avec le droit européen de l'environnement.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0612

Affaire C-612/13 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015 — ClientEarth/Commission européenne (Pourvoi — Accès aux documents des institutions de l’Union européenne — Règlement (CE) no 1049/2001 — Article 4, paragraphe 2, troisième tiret — Informations environnementales — Convention d’Aarhus — Article 4, paragraphes 1 et 4 — Exception au droit d’accès — Protection des objectifs des activités d’enquête — Études réalisées par une entreprise, à la demande de la Commission européenne, au sujet de la transposition de directives en matière environnementale — Refus partiel d’accès)

La Cour de justice de l'Union européenne a annulé l'arrêt du Tribunal et la décision de la Commission refusant l'accès à des études sur la transposition de directives environnementales. Elle précise que l'exception relative à la protection des objectifs d'enquête ne peut être invoquée de manière globale et abstraite, et que la Commission doit démontrer concrètement en quoi la divulgation porterait atteinte à ces objectifs. Cet arrêt renforce l'obligation de motivation des refus d'accès aux documents environnementaux, conformément au règlement 1049/2001 et à la convention d'Aarhus.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0544

Affaires jointes C-544/13 et C-545/13: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 (demandes de décision préjudicielle du Stockholms tingsrätt — Suède) — Abcur AB/Apoteket Farmaci AB (C-544/13), Apoteket AB et Apoteket Farmaci AB (C-545/13) (Renvoi préjudiciel — Médicaments à usage humain — Directive 2001/83/CE — Champ d’application — Articles 2, paragraphe 1, et 3, points 1 et 2 — Médicaments préparés industriellement ou fabriqués selon une méthode dans laquelle intervient un processus industriel — Dérogations — Médicaments préparés en pharmacie selon une prescription médicale destinée à un malade déterminé — Médicaments préparés en pharmacie selon les indications d’une pharmacopée et destinés à être délivrés directement aux patients approvisionnés par cette pharmacie — Directive 2005/29/CE)

La Cour de justice de l'Union européenne a précisé le champ d'application de la directive 2001/83/CE concernant les médicaments à usage humain. Elle a jugé que des médicaments préparés en pharmacie, même sans prescription individuelle mais selon une pharmacopée, peuvent relever de cette directive s'ils sont fabriqués selon un processus industriel. En revanche, les médicaments préparés extemporanément sur prescription médicale pour un patient déterminé en sont exclus.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0172

Affaire C-172/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Înalta Curte de Casaţie şi Justiţie — Roumanie) — ING Pensii, Societate de Administrare a unui Fond de Pensii Administrat Privat SA/Consiliul Concurenței (Renvoi préjudiciel — Ententes — Modalités de répartition de clients sur un marché des fonds de pension privés — Existence d’une restriction de la concurrence au sens de l’article 101 TFUE — Commerce entre les États membres affecté)

L'arrêt ING Pensii (C-172/14) précise les conditions dans lesquelles un accord de répartition de clients sur un marché de fonds de pension privés constitue une restriction de concurrence par objet au sens de l'article 101 TFUE. La Cour juge qu'un tel accord, même limité au territoire d'un seul État membre, peut affecter le commerce entre États membres s'il contribue à cloisonner le marché intérieur. Cette décision rappelle l'importance de l'analyse du contexte économique et juridique pour qualifier une pratique d'anticoncurrentielle par objet.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0222

Affaire C-222/14: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Symvoulio tis Epikrateias — Grèce) — Konstantinos Maïstrellis/Ypourgos Dikaiosynis, Diafaneias kai Anthropinon Dikaiomaton (Renvoi préjudiciel — Politique sociale — Directive 96/34/CE — Accord-cadre sur le congé parental — Clause 2, point 1 — Droit individuel à un congé parental en raison de la naissance d’un enfant — Réglementation nationale privant du droit à un tel congé le fonctionnaire dont l’épouse ne travaille pas — Directive 2006/54/CE — Égalité de traitement entre hommes et femmes en matière d’emploi et de travail — Articles 2, paragraphe 1, sous a), et 14, paragraphe 1, sous c) — Conditions de travail — Discrimination directe)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la réglementation grecque privant un fonctionnaire masculin du droit au congé parental au motif que son épouse ne travaille pas constitue une discrimination directe fondée sur le sexe, contraire à la directive 2006/54/CE. Cette décision précise que le droit individuel au congé parental, prévu par l'accord-cadre sur le congé parental (directive 96/34/CE), ne peut être subordonné à la situation professionnelle du conjoint. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme l'interdiction de toute condition liée à l'activité professionnelle du conjoint pour l'octroi du congé parental, renforçant ainsi l'égalité de traitement entre hommes et femmes dans l'accès à ce droit.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0108

Affaires jointes C-108/14 et C-109/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015 (demandes de décision préjudicielle du Bundesfinanzhof — Allemagne) — Beteiligungsgesellschaft Larentia + Minerva mbH & Co. KG/Finanzamt Nordenham (C-108/14) et Finanzamt Hamburg-Mitte/Marenave Schiffahrts AG (C-109/14) (Renvoi préjudiciel — TVA — Sixième directive 77/388/CEE — Article 17 — Droit à déduction — Déduction partielle — TVA acquittée par des sociétés holdings pour l’acquisition de capitaux investis dans leurs filiales — Prestations de services fournies aux filiales — Filiales constituées sous forme de sociétés de personnes — Article 4 — Constitution d’un groupe de personnes pouvant être considérées comme un seul assujetti — Conditions — Nécessité d’un rapport de subordination — Effet direct)

Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions du droit à déduction de la TVA pour les sociétés holdings. Elle juge qu'une holding qui intervient dans la gestion de ses filiales, y compris des sociétés de personnes, peut déduire la TVA grevant les prestations de services liées à l'acquisition de capitaux, à condition que ces opérations constituent une activité économique. Par ailleurs, la Cour interprète l'article 4 de la sixième directive TVA en estimant que la constitution d'un groupe TVA (assujetti unique) n'exige pas nécessairement un rapport de subordination, mais que les États membres peuvent imposer cette condition, sous réserve du respect du principe de neutralité fiscale.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0039

Affaire C-39/14: Arrêt de la Cour (première chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Bundesgerichtshof — Allemagne) — procédure engagée par Bodenverwertungs- und -verwaltungs GmbH (BVVG) (Renvoi préjudiciel — Aides d’État — Article 107, paragraphe 1, TFUE — Vente de terrains agricoles par les autorités publiques — Disposition nationale permettant aux autorités compétentes de s’opposer à la vente d’un terrain agricole lorsque le prix offert est considéré comme «largement disproportionné» par rapport à la valeur du marché — Avantage accordé à certaines entreprises ou productions — Critère de l’investisseur privé — Détermination de la «valeur du marché»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la législation allemande permettant aux autorités de s'opposer à la vente de terrains agricoles publics à un prix jugé « largement disproportionné » par rapport à la valeur du marché constitue une aide d'État au sens de l'article 107, paragraphe 1, TFUE. L'arrêt précise que le critère de l'investisseur privé en économie de marché doit être appliqué pour déterminer si un avantage économique est accordé, et que la valeur du marché doit être établie comme le prix le plus élevé qu'un acheteur privé serait prêt à payer dans des conditions de concurrence normales. Cette décision a une portée directe pour les professionnels du droit français, notamment dans le cadre des ventes de biens publics et de l'application du droit des aides d'État aux transactions immobilières.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0653

Affaire C-653/13: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/République italienne (Manquement d’État — Environnement — Directive 2006/12/CE — Articles 4 et 5 — Gestion des déchets — Région de Campanie — Arrêt de la Cour — Constat d’un manquement — Inexécution partielle de l’arrêt — Article 260, paragraphe 2, TFUE — Sanctions pécuniaires — Astreinte — Somme forfaitaire)

La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Italie pour inexécution partielle d'un précédent arrêt relatif à la gestion des déchets en Campanie, en violation des articles 4 et 5 de la directive 2006/12/CE. En application de l'article 260, paragraphe 2, TFUE, elle impose des sanctions pécuniaires, combinant une astreinte et une somme forfaitaire, pour contraindre l'État membre à remédier durablement à la situation. Cet arrêt illustre le mécanisme de sanction en cas de manquement persistant aux obligations environnementales européennes.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0095

Affaire C-95/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Tribunale di Milano — Italie) — Unione nazionale industria conciaria (UNIC), Unione Nazionale dei Consumatori di Prodotti in Pelle, Materie Concianti, Accessori e Componenti (Unicopel)/FS Retail, Luna srl, Gatsby srl (Renvoi préjudiciel — Libre circulation des marchandises — Articles 34 TFUE à 36 TFUE — Mesures d’effet équivalent — Directive 94/11/CE — Articles 3 et 5 — Harmonisation exhaustive — Interdiction d’entraver la commercialisation des articles chaussants conformes aux dispositions en matière d’étiquetage de la directive 94/11 — Législation nationale exigeant l’indication du pays d’origine sur l’étiquette de produits transformés à l’étranger et utilisant l’expression en langue italienne «pelle» — Articles mis en libre pratique)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 94/11/CE, qui harmonise de manière exhaustive les règles d'étiquetage des chaussures, s'oppose à une législation nationale imposant l'indication obligatoire du pays d'origine sur l'étiquette de produits transformés à l'étranger, ainsi que l'utilisation exclusive du terme italien «pelle». Une telle réglementation constitue une mesure d'effet équivalant à une restriction quantitative à l'importation, prohibée par l'article 34 TFUE, dès lors qu'elle entrave la commercialisation de produits conformes à la directive et qu'elle n'est pas justifiée par une raison impérieuse d'intérêt général.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0369

Affaire C-369/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Köln — Allemagne) — Sommer Antriebs- und Funktechnik GmbH/Rademacher Geräte-Elektronik GmbH & Co. KG (Renvoi préjudiciel — Déchets d’équipements électriques et électroniques — Directive 2002/96/CE — Articles 2, paragraphe 1, et 3, sous a), ainsi que annexes I A et I B — Directive 2012/19/UE — Articles 2, paragraphe 1, sous a), 2, paragraphe 3, sous b), et 3, paragraphe 1, sous a) et b), ainsi que annexes I et II — Notions d’«équipements électriques et électroniques» et d’«outils électriques et électroniques» — Automatismes de portes de garage)

L'arrêt Sommer Antriebs- und Funktechnik GmbH (C-369/14) précise les notions d'« équipements électriques et électroniques » et d'« outils électriques et électroniques » au sens des directives DEEE 2002/96/CE et 2012/19/UE. La Cour juge qu'un automatisme de porte de garage, conçu pour être installé à demeure et fonctionner avec une tension inférieure à 1000 V en courant alternatif, relève de ces définitions. Cette décision clarifie le champ d'application matériel des obligations de collecte, de traitement et de recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques pour ce type de produit.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0379

Affaire C-379/14: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Gerechtshof Den Haag — Pays-Bas) — TOP Logistics BV, Van Caem International BV/Bacardi Co. Ltd, Bacardi International Ltd et Bacardi Co. Ltd, Bacardi International Ltd/TOP Logistics BV, Van Caem International BV (Renvoi préjudiciel — Marques — Directive 89/104/CEE — Article 5 — Produits revêtus d’une marque mis en libre pratique et placés sous le régime de suspension des droits d’accise sans le consentement du titulaire de la marque — Droit de ce titulaire de s’opposer à ce placement — Notion d’«usage dans la vie des affaires»)

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que le placement de produits revêtus d'une marque sous un régime de suspension des droits d'accise, sans le consentement du titulaire, constitue un "usage dans la vie des affaires" au sens de l'article 5 de la directive 89/104. Le titulaire de la marque peut donc s'opposer à ce placement, même si les produits ne sont pas encore mis en vente sur le marché intérieur. Cette décision étend la protection du droit des marques aux opérations de stockage et de transit sous douane.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62013CA0425

Affaire C-425/13: Arrêt de la Cour (grande chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/Conseil de l'Union européenne (Recours en annulation — Décision du Conseil autorisant l’ouverture des négociations pour lier le système d’échange de droits d’émission à effet de serre de l’Union européenne avec un système d’échange de droits d’émission à effet de serre en Australie — Directives de négociation — Comité spécial — Articles 13, paragraphe 2, TUE, 218, paragraphes 2 à 4, TFUE et 295 TFUE — Équilibre institutionnel)

La Cour de justice annule la décision du Conseil autorisant l'ouverture de négociations avec l'Australie pour lier leurs systèmes d'échange de quotas d'émission, au motif que le Conseil a violé l'équilibre institutionnel en adoptant des directives de négociation sans associer suffisamment la Commission et le Parlement européen. L'arrêt précise que l'article 218 TFUE impose une répartition claire des compétences entre les institutions dans la conduite des négociations internationales, et que le recours à un comité spécial ne saurait contourner le rôle de la Commission comme négociateur principal de l'Union.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0468

Affaire C-468/14: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/Royaume de Danemark (Manquement d’État — Directive 2001/37/CE — Fabrication, présentation et vente des produits du tabac — Articles 2, point 4, et 8 — Interdiction de mise sur le marché des tabacs à usage oral — «Snus» (tabac à sucer) en vrac)

La Cour de justice de l'UE a condamné le Danemark pour manquement à ses obligations en vertu de la directive 2001/37/CE, en raison de l'autorisation de mise sur le marché du «snus» (tabac à sucer) en vrac. L'arrêt précise que l'interdiction de commercialisation des tabacs à usage oral prévue à l'article 8 de la directive s'applique à toutes les formes de ce produit, y compris lorsqu'il est présenté en vrac et non conditionné en sachets individuels. Cette décision confirme l'interprétation extensive de la notion de «tabac à usage oral» au sens de l'article 2, point 4, de la directive.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0485

Affaire C-485/14: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 16 juillet 2015 — Commission européenne/République française (Manquement d’État — Libre circulation des capitaux — Articles 63 TFUE et 40 de l’accord EEE — Droits de mutation à titre gratuit — Exonération — Legs et dons — Différence de traitement — Organismes situés dans un autre État membre — Absence de convention fiscale bilatérale)

La Cour de justice de l'Union européenne a condamné la France pour manquement à ses obligations au titre de la libre circulation des capitaux (article 63 TFUE). En cause, la législation française qui réservait l'exonération des droits de mutation à titre gratuit (successions et donations) aux seuls organismes d'intérêt général établis en France ou dans un État lié par une convention fiscale bilatérale, excluant ainsi ceux situés dans d'autres États membres sans convention. Cet arrêt impose à la France d'étendre le bénéfice de cette exonération fiscale à tous les organismes équivalents établis dans l'Union européenne ou l'EEE, indépendamment de l'existence d'une convention bilatérale.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62012TB0574

Affaire T-574/12: Ordonnance du Tribunal du 16 juillet 2015 — PAN Europe et Stichting Natuur en Milieu/Commission [«Environnement — Règlement (CE) no 149/2008 — Limites maximales applicables aux résidus de pesticides — Règlement (CE) no 1367/2006 — Demande de réexamen interne — Disparition de l’intérêt à agir — Non-lieu à statuer»]

Le Tribunal de l'Union européenne a constaté un non-lieu à statuer dans l'affaire T-574/12, opposant PAN Europe et Stichting Natuur en Milieu à la Commission. Cette décision fait suite à la disparition de l'intérêt à agir des requérants, qui contestaient le refus de la Commission de réexaminer les limites maximales de résidus de pesticides fixées par le règlement (CE) n° 149/2008. En pratique, cette ordonnance illustre que, pour un professionnel du droit français, le contrôle juridictionnel d'une demande de réexamen interne fondée sur le règlement d'Aarhus (n° 1367/2006) peut être paralysé si l'acte contesté est modifié ou abrogé en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0400

Affaire C-400/14 P: Ordonnance de la Cour (sixième chambre) du 16 juillet 2015 — Basic AG Lebensmittelhandel/Office de l'harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles) (OHMI), Repsol YPF, SA (Pourvoi — Article 181 du règlement de procédure de la Cour — Demande d’enregistrement d’une marque figurative communautaire — Élément verbal «basic» — Marque figurative communautaire antérieure — Élément verbal «BASIC» — Opposition du titulaire de cette marque — Refus partiel d’enregistrement — Notions de «services de distribution» et de «services de vente au détail et en gros» — Portée)

La Cour rejette le pourvoi de Basic AG contre le refus partiel d'enregistrement de sa marque figurative « basic » pour des services de distribution, en raison d'un risque de confusion avec la marque antérieure « BASIC » de Repsol. L'ordonnance clarifie que les « services de distribution » et les « services de vente au détail et en gros » sont des notions distinctes en droit des marques de l'Union, la distribution relevant de la logistique et non de la vente directe aux consommateurs. Cette décision précise la portée de l'opposition fondée sur une marque antérieure pour des services de vente au détail, limitant la protection aux services de même nature.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CA0255

Affaire C-255/14: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Kecskeméti Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Robert Michal Chmielewski/Nemzeti Adó- és Vámhivatal Dél-alföldi Regionális Vám- és Pénzügyőri Főigazgatósága (Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) no 1889/2005 — Contrôles de l’argent liquide entrant ou sortant de l’Union européenne — Articles 3 et 9 — Obligation de déclaration — Violation — Sanctions — Proportionnalité)

Dans l'arrêt C-255/15, la Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement (CE) n° 1889/2005 relatif aux contrôles de l'argent liquide entrant ou sortant de l'UE. Elle précise que les sanctions infligées pour violation de l'obligation de déclaration doivent respecter le principe de proportionnalité, ce qui implique une appréciation au cas par cas par le juge national. Cette décision impose aux autorités et juridictions françaises de vérifier que les amendes prévues en droit interne pour défaut de déclaration de capitaux ne sont pas disproportionnées par rapport à la gravité de l'infraction.

16 juillet 2015

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Jurisprudence CJUE62014CB0459

Affaire C-459/14: Ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság — Hongrie) — Fadil Cocaj/Bevándorlási és Állampolgársági Hivatal

L'ordonnance du président de la deuxième chambre de la Cour de justice de l'Union européenne du 16 juillet 2015 dans l'affaire C-459/14 (Cocaj) a radié du registre la demande de décision préjudicielle introduite par une juridiction hongroise relative à l'interprétation du droit de l'Union en matière d'asile et d'immigration. Cette radiation, intervenue avant tout examen au fond, prive de toute portée juridique la question préjudicielle posée par le Fővárosi Közigazgatási és Munkaügyi Bíróság. Pour le praticien français, cette décision illustre la procédure de radiation d'une affaire préjudicielle sans qu'aucun principe de droit européen n'ait été dégagé.

16 juillet 2015

Détail →
Jurisprudence CJUE62014CB0507

Affaire C-507/14: Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle du Supremo Tribunal de Justiça — Portugal) — P/M (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Absence de doute raisonnable — Compétence judiciaire en matière civile — Règlement (CE) no 2201/2003 — Article 16, paragraphe 1, sous a) — Détermination de la date à laquelle une juridiction est saisie — Demande de suspension de la procédure — Absence d’incidence)

Cette ordonnance de la Cour de justice précise que, pour déterminer la date de saisine d'une juridiction au sens du règlement (CE) n° 2201/2003, seul le dépôt de l'acte introductif d'instance est pertinent, à l'exclusion d'une demande ultérieure de suspension de la procédure. La Cour confirme ainsi une interprétation stricte de l'article 16, paragraphe 1, sous a) dudit règlement, excluant toute incidence d'une suspension sur la fixation de la date de saisine.

16 juillet 2015

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Jurisprudence CJUE62014CB0539

Affaire C-539/14: Ordonnance de la Cour (première chambre) du 16 juillet 2015 (demande de décision préjudicielle de l’Audiencia Provincial de Castellón — Espagne) — Juan Carlos Sánchez Morcillo, María del Carmen Abril García/Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, SA (Renvoi préjudiciel — Article 99 du règlement de procédure de la Cour — Directive 93/13/CEE — Article 7 — Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne — Articles 7 et 47 — Contrats conclus avec les consommateurs — Contrat de prêt hypothécaire — Clauses abusives — Procédure de saisie hypothécaire — Droit de recours en appel)

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel d'une juridiction espagnole, précise que la directive 93/13/CEE relative aux clauses abusives s'oppose à une législation nationale qui, dans le cadre d'une procédure de saisie hypothécaire, accorde au professionnel un droit de recours en appel non prévu pour le consommateur. La Cour juge qu'une telle asymétrie procédurale est susceptible de porter atteinte à la protection effective du consommateur, garantie par l'article 7 de la directive, et aux droits fondamentaux consacrés aux articles 7 et 47 de la Charte.

16 juillet 2015

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